Inquiets des conséquences de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Europe (AECG) qui est présentement négocié en catimini, les députés de Québec solidaire lancent un appel aux élus progressistes du parlement européen, pour établir une « stratégie de résistance parlementaire ».

Les Solidaires estiment que le projet d’AECG constitue une menace à notre souveraineté et à nos institutions démocratiques, « une mauvaise affaire pour les peuples d’Europe et du Canada ».

« Il était urgent de réagir, car notre propre gouvernement se fait complice de cet accord. En Europe depuis une semaine, Mme Marois n’a exprimé aucune réserve publiquement ni fait aucune pression. Ça me désole de voir le PQ embarquer dans cette « gammick » qui risque de réduire la souveraineté du Québec au profit des droits des entreprises. De la part d’un gouvernement souverainiste, c’est inacceptable »,  lance Dr Amir Khadir, député de Mercier.

Dans une lettre adressée aux eurodéputés, Françoise David et Amir Khadir constatent que bien que « cet accord soit perçu s’il est conclu, comme l’entente commerciale la plus ambitieuse entreprise par le Canada depuis l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), la société civile n’a quant à elle pas eu de véritable occasion, ni au Canada ni en Europe, de faire part de ses préoccupations. Il en va de même pour les Parlements des États constituants l’Europe, du Canada, des provinces canadiennes et du Québec. »

« Devant cette situation, il nous est apparu urgent de solliciter votre avis pour établir une stratégie de résistance parlementaire en Europe comme dans les parlements fédéral et des provinces canadiennes », poursuit la lettre.

Par cette démarche, les Solidaires souhaitent définir avec leur homologues une base commune de revendications pour obtenir des changements majeurs dans les orientations de l’Accord.  Ils appellent les pouvoirs publics « à retirer leur appui aux négociations de l’AECG tant que le public et les eurodéputés ainsi que les parlements nationaux n’auront pas eu l’occasion d’examiner l’entente en profondeur et d’y apporter les modifications voulues. »