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Québec, le 1er mars – Placé sous le thème de la crise économique et écologique, le conseil national de Québec solidaire s’est terminé dimanche.  En clôture de l’événement, la porte-parole du parti en a profité pour rappeler que la crise ne devait en aucun cas servir de prétexte pour démanteler nos instruments collectifs et réduire les droits sociaux.

« Les crises servent trop souvent de prétexte aux vautours qui ne rêvent que de démanteler nos acquis.  La Caisse de dépôt et placement fait des pertes ?  « Scindez-la ! » disent certains qui lui refusent un mandat de soutien à l’économie du Québec.  La crise est à nos portes ? « Privatisons Hydro-Québec », disent d’autres, voulant s’en mettre plein les poches avec une société publique très rentable.

Investir dans les travailleuses et travailleurs

« Pour Québec solidaire, pas question de faire payer les salariés-es et autres travailleurs ou personnes pauvres pour la crise économique.  À l’opposé de ceux qui veulent profiter de la crise pour remettre en question des acquis sociaux, nous pensons qu’il est plus que jamais impératif d’investir dans nos travailleuses et travailleurs pour les protéger de la tempête, de même que dans les personnes les plus vulnérables.  Nous proposons par exemple de favoriser le financement de coopératives et d’entreprises syndiquées, d’élaborer un filet de sécurité sociale pour les travailleurs autonomes, de rendre obligatoire le versement d’une indemnité de licenciement à chaque employé-e et d’augmenter substantiellement les prestations à la sécurité du revenu », a indiqué la porte-parole de Québec solidaire.

À l’approche de la journée internationale des femmes, Françoise David a également réitéré l’importance d’investir massivement dans l’économie sociale et d’améliorer les conditions de travail de celles et ceux qui y œuvrent.  « Ce secteur génère déjà plus de 120 000 emplois occupés majoritairement par des femmes, à travers l’ensemble des régions du Québec et représente un chiffre d’affaire plus important que celui de l’industrie aérospatiale. Les travailleuses ont des salaires souvent modestes, ne disposent pas de fonds de retraite et sont souvent peu syndiquées. Il est temps d’accentuer le virage vers une économie verte et au service des gens », a conclu la porte-parole.

Par ailleurs, les délégués-es réunis en conseil ont adopté les priorités politiques du parti pour les mois qui viennent, à la fois pour le travail parlementaire et extra-parlementaire.  Entre autres priorités : la crise économique et écologique, le maintien d’un système de santé public ainsi que la réforme du mode de scrutin.

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