«Il faut protéger l’indépendance de la Caisse et revoir la rémunération de ses dirigeants », Amir Khadir
Québec, le 27 mai 2009. « Qu'est-ce que le ministre des Finances entend faire pour éviter que Power Corporation ne profite des informations stratégiques détenues par Henri-Paul Rousseau ? Comment éviter que la Caisse ne soit perdante dans cet atterrissage de l'ancien président à la Financière Power ? »
S'appuyant sur les conclusions dégagées par le journaliste d'enquête Mario Pelletier dans son livre La crise dans tous ses états, Amir Khadir presse le ministre Bachand d'aller plus loin et n'est pas convaincu par les pistes d'actions mises de l'avant cette semaine : « Le ministre des Finances ne rassure pas le public et ne fournit pas de réponses face à une situation qui ouvre toute grande la porte à des délits d'initiés. Cette situation se répétera-t-elle avec M. Sabia quand il quittera ?», de s'interroger Amir Khadir.
Vers un plafonnement des revenus des dirigeants de la Caisse
Le député de Mercier insiste sur le rôle de la politique de rémunération dans les récents déboires de la Caisse. «Si le ministre veut réellement corriger le tir dans la gestion de la Caisse, il devra faire le ménage très rapidement dans la politique de rémunération de la haute direction et pas attendre à 2010 », selon Amir Khadir.
S'inspirant des actions récentes du président Obama et de la volonté de la sénatrice Hervieux-Payette de plafonner le salaire des PDG au Canada, le député de Mercier insiste sur la nécessité de plafonner la rémunération et de mettre fin aux primes honteuses qui encouragent une culture de gain à court terme aux dépens de tout le reste.
Vers une lutte énergique à l'évasion et l'évitement fiscal ?
Selon le député de Mercier, « la lutte à l'évasion et à l'évitement fiscal doit être une priorité du ministre du Revenu, à plus forte raison dans le contexte actuel de retour aux déficits budgétaires et pour faire face aux conséquences sociales de la crise économique.» Amir Khadir est donc fort satisfait d'avoir vu l'Assemblée nationale adopter aujourd'hui à l'unanimité une motion sans préavis à cet effet. Il entend toutefois maintenir la pression pour éviter que cette motion ne reste pas lettre morte.




