Commission jeunesse du PLQ : vielles recettes pour jeunes adeptes du chacun pour soi
Pour Québec solidaire, les propositions loufoques des jeunes libéraux dévoilés ce week-end sont la démonstration de la dérive conservatrice d'une élite jeunesse qui érige l'égoïsme en idéal social.
Alors qu’ils invitent leur parti à tripler les frais de scolarité, les jeunes libéraux pensent résoudre les problèmes d’accessibilité en mettant en place un impôt postuniversitaire (IPU). « S’ils avaient lu les études sur cette question, ils ne seraient pas aussi emballés à propos de l’IPU et on nous aurait épargné la rhétorique pseudo-salvatrice reposant sur le poids psychologique de la dette », soutien Jonathan Vallée-Payette, porte-parole de la commission thématique sur l’éducation de Québec solidaire. Citant l’exemple australien, M. Vallée-Payette affirme que « l’IPU, loin d’accroître l’accessibilité aux études, a servi d’excuse pour augmenter considérablement les frais de scolarité. Les recherches sur l’IPU soulèvent d’ailleurs des doutes sur les modalités d’application de cette mesure, qui exigerait d’importantes structures bureaucratiques. De plus, elles remettent toutes en question l’atteinte de résultats tangibles en matière d’accessibilité aux études postsecondaires ».
Les autres propositions de la commission jeunesse du PLQ n’ont pas réussi, elles non plus, à convaincre le porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir : « Jean Charest semble ouvert aux propositions de son aile jeunesse. Pourtant, mettre les syndicats au pas, lier les mains des associations étudiantes, on voit tout le respect que les jeunes libéraux ont pour la démocratie dans les milieux de travail et d’étude. La présence de syndicats et d’associations étudiantes forts a permis des avancées sociales importantes au Québec. En tentant d’amoindrir leur place dans la société, les jeunes libéraux veulent concentrer le pouvoir dans les mains des élites économiques et politiques. M. Charest a démontré dans les dernières années qu’il loge à la même enseigne. »

