Éolien : dépasser l’immobilisme de Jean Charest
Au côté du chef Josie
Jimiken de la communauté crie de Nemaska, Françoise
David a exigé du gouvernement Charest qu’il admette son
manque de volonté politique en matière de développement
éolien. Elle a saisi l’occasion de la présence du
chef Jimiken pour exposer le modèle de développement de
l’éolien que propose Québec solidaire.
« Jean Charest doit s’expliquer suite à l’article paru de Le Devoir hier : pourquoi refuse-t-il de développer l’éolien? La proposition de Siemens démontre à quel point ce secteur est viable et prometteur. Une seule raison possible pour son refus : un manque flagrant de volonté pour le développement de l’éolien. Les libéraux sont obsédés par le développement hydro-électrique, c’est pour ça que leur plan vert limite le développement éolien à 10% de la production d’énergie du Québec. M. Charest, l’énergie éolienne deviendra-t-elle une priorité seulement lorsque que vous aurez harnaché toutes les rivières du Québec?», d’interpeller Françoise David, porte-parole de Québec solidaire.
Le cas présenté par le quotidien montréalais n’est pas le seul exemple du manque de vision du gouvernement Charest en matière d’éolien. Le chef de la communauté Nemaska, Josie Jimiken, qui représentait également les communautés Chisasibi et Waskaganish est venu expliquer comment le gouvernement Charest a fait la sourde oreille devant leurs projets éoliens alternatifs au détournement de la Rupert.
« Devant l’urgence causée par la crise environnementale, harnacher toutes nos rivières n’est pas une option. Le charbon, le gaz ou le nucléaire non plus. Une seule direction est possible : consommer moins d’énergie et consommer une énergie plus verte. C’est à un nouveau projet de société que nous convions les Québécois et les Québécoises. Grâce à l’Hydro-électricité, nous sommes arrivés à une certaine modernité, nous avons bâti des écoles, des routes, des hôpitaux. Le virage éolien nous permettra de créer de la richesse tout en nous engageant vers une économie respectueuse des gens et de l’environnement. Cette fois-ci nous le ferons en partenariat avec les premières nations et les communautés locales du Québec», a déclaré Françoise David.




