Financement des médicaments au Québec : « Une recette pour le pillage ! », Amir Khadir
Québec, le 22 avril 2009- Dans le cadre de l'étude des crédits budgétaires, le député de Mercier Amir Khadir a questionné le ministre de la Santé Yves Bolduc sur l'explosion des coûts et de la consommation des médicaments au Québec. Loin d'offrir des réponses convaincantes sur la volonté politique de s'attaquer à cette source de gaspillage, le ministre Bolduc a baissé les bras avant même de s'atteler à la tâche.
Le modèle «kiwi» : s'inspirer de l'expérience de la Nouvelle-Zélande
En s'inspirant des bons coups réalisés en Nouvelle-Zélande, Amir Khadir a insisté sur l'importance de mettre en œuvre les recommandations de la Commission Romanow. Cette commission avait conclu que les médicaments coûtent de 3 à 6 fois trop cher au Canada. « Il s'agit de marges de manœuvre majeures qui pourraient dégager des sommes importantes afin de faire face aux coûts de la santé et d'améliorer la qualité des soins. Rappelons que le coût pour la RAMQ des dépenses en médicaments sont passées de 980 millions en 1998 à 3,4 milliards en 10 ans », a déclaré le député de Mercier.
Amir Khadir a également insisté sur l'importance pour la RAMQ de se doter des moyens de contrôle, de réglementation et de négociation du prix des médicaments. « L'État québécois, qui est le plus grand acheteur au Québec, se prive actuellement d'un réel rapport de force pour diminuer les coûts d'acquisition des médicaments. Le modèle «kiwi» de la Nouvelle-Zélande, évalué par une équipe de chercheurs canadiens, laisse entrevoir des économies majeures qui pourraient aller jusqu'à 80 % pour le traitement des maladies chroniques, ce qui représenterait une épargne de près de 2 milliards de dollars par année », a ajouté Amir Khadir.
Une alternative concrète : Pharma-Québec
Sans un contrôle plus serré de la liste des médicaments remboursables, il est évident que la table est mise pour un gaspillage systématisé. « La question demeure entière : pourquoi le ministre baisse-t-il les bras avant même de s'atteler à la tâche ? Face à cette absence de volonté politique, Québec solidaire reviendra fréquemment à la charge avec sa proposition de mettre sur pied Pharma-Québec, une entreprise publique d'achat et de production pharmaceutique », a conclu Amir Khadir.



