Gestion de l'amiante: Québec solidaire veut remettre la question à l'ordre du jour parlementaire
QUÉBEC, le 17 févr. - Alors que la réputation internationale du Québec est attaquée en raison de nos exportations d'amiante et que le premier ministre Jean Charest est accusé par la communauté scientifique de travestir la vérité, le député de Mercier ramène la question de l'amiante sur le plancher de l'Assemblée nationale.
Au début des travaux parlementaires de ce mercredi, le député solidaire déposera la motion suivante : "Que l'Assemblée nationale du Québec souhaite que la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles (CAPERN) tienne un mandat d'initiative afin d'établir les faits sur les conditions d'exploitation, de transformation et d'exportation de l'amiante chrysotile pour assurer la protection des travailleurs québécois et étrangers ayant à manipuler ce produit."
Pour être reçue, cette motion devra obtenir le consentement des parlementaires des autres formations politiques.
"À cette étape, nous ne demandons pas aux autres partis de changer leur position sur l'amiante, explique M. Khadir. Nous désirons seulement qu'ils acceptent d'entendre les faits scientifiques et techniques récents sur la question. C'est à notre avis une proposition très raisonnable."
M. Khadir concède que le sujet est délicat, mais il croit nécessaire d'explorer de manière impartiale et ouverte la possibilité de trouver un meilleur équilibre entre la protection des emplois de ce secteur économique et les enjeux de santé publique. Il craint qu'une position de fermeture de la part du Québec n'entraîne un plus grand isolement commercial sur le plan international, provoquant à la fois des maladies pour les uns et des pertes d'emplois pour les autres.
"Le temps est venu que les élus se penchent à nouveau sur la question de la gestion sécuritaire de l'amiante et de son exportation, plaide le député solidaire. Des vies et des emplois au Québec comme ailleurs sont en jeu."


