Interdiction de port de signes religieux : N’ajoutons pas un voile supplémentaire au voile!
Québec, le 13 mai - Québec solidaire appuie la position de la Fédération des femmes du Québec sur le port de signes religieux dans la fonction publique et les services publics : ni obligation, ni interdiction. Cette position suscite des commentaires passionnés et parfois intolérants. Québec solidaire appelle donc au calme et au respect.
Comment les partis politiques qui se proposent d'interdire le port de signes religieux dans la fonction publique feront-ils exactement? Proposeront-ils une législation pour interdire l'accès à l'emploi dans les services de l'État aux personnes portant des signes religieux? Ne croient-ils pas que cela aurait pour effet de discriminer des personnes voulant travailler dans un hôpital, une école, un ministère, ces personnes se voyant montrer la porte?
« Voulons-nous vraiment qu'un catholique arborant une croix visible, une femme musulmane portant un voile ou un juif, une kippa, soient exclus des milliers d'emplois disponibles dans la fonction publique et les services publics? La laïcité des institutions publiques -que nous appuyons vigoureusement- n'exige pas de placer les personnes devant ce choix très difficile, » d'affirmer Amir Khadir, député de Mercier pour Québec solidaire.
« Il est cependant très important, de poursuivre le député Khadir, de lutter contre toute obligation religieuse imposée aux femmes. D'être aux côtés de toutes celles et tous ceux qui se battent contre tous les intégrismes. Dans ce sens, nous appuyons toutes celles qui refusent de porter un voile.
Le Québec se targue, souvent avec raison, d'être une véritable terre d'accueil pour des immigrants en quête d'une vie meilleure. Il faut continuer sur cette lancée -car des discriminations persistent- et non exclure et isoler, ce qui est tout le contraire de l'intégration. N'ajoutons pas un voile au voile !


