"M. Charest, expliquez la réforme du mode de scrutin !" - Françoise David, porte-parole de Québec solidaire.
"M. Charest, expliquez la réforme du mode de scrutin !" - Françoise David, porte-parole de Québec solidaire.
Québec solidaire a entrepris le 12 octobre dernier un blitz national de signatures de la pétition "Pour un nouveau mode de scrutin", initiée entre autres par le Mouvement pour une démocratie nouvelle. À Montréal, Rouyn, Québec, Rimouski, Hull et Sherbrooke, des militants de QS ont incité tout au long de la journée les citoyens et citoyennes à signer la pétition, également disponible en ligne à l'adresse suivante : http://nouveaumodedescrutin.net/.
En point de presse, la co-porte-parole de Québec solidaire Françoise David a rappelé que "le Premier ministre Charest a la responsabilité politique de sortir la réforme du mode de scrutin des oubliettes et d'en expliquer les bienfaits. Le résultat désastreux du référendum en Ontario montre bien qu'on ne peut pas faire l'économie d'un exercice pédagogique en bonne et due forme. La preuve ? Plus de la moitié des électeurs ontariens n'étaient même pas au courant qu'un référendum se tenait en même temps que l'élection, sans parler du détail de la réforme proposée. Le gouvernement du Québec doit en tirer les leçons qui s'imposent".
Les raisons ne manquent pourtant pas de faire cette réforme. Aux dernières élections provinciales, plus de 300 000 citoyens et citoyennes n'ont pas voté pour l'ADQ, le PQ ou le PLQ. Pourtant, ces électeurs et électrices n'ont eu droit à aucun député ! Un plus grand nombre encore d'électeurs potentiels (près de 30%) ne se sont tout simplement pas prévalu de leur droit de vote. "Cette situation est alarmante pour un État moderne et démocratique. Le système actuel ne reflète pas correctement la volonté des électeurs et les décourage de se présenter aux urnes. Introduire des éléments de proportionnelle comme nous le proposons, c'est faire en sorte que chaque vote compte enfin !", a indiqué Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire.
"Est-ce que comme André Boisclair, Pauline Marois pense que cette réforme doit attendre l'accession du Québec à la souveraineté ? À la lumière de ses récentes déclarations sur le report aux calendes grecques de tout projet référendaire, il y a lieu de s'inquiéter. Mme Marois devrait se souvenir que le PQ a eu aussi de ce système injuste" ajoute Françoise David, porte-parole de QS. Rappelons qu'en 1970, 23% du vote populaire n'avait donné au Parti québécois que 7 sièges. Pire encore, en 1973 le PQ n'avait obtenu que 6 sièges après avoir récolté l'adhésion de 30 % des électeurs.
"L'Action démocratique du Québec est quant à elle étrangement silencieuse
sur cette question, qui figure pourtant à son programme. Serait-ce parce que
le parti de Mario Dumont se rapproche du pouvoir ?" s'est
demandé Françoise
David.


