Mise à jour économique du ministre Bachand «Ne cédons pas à la panique et n’oublions pas les leçons de la crise.» - Amir Khadir


Québec, le 27 octobre 2009. «Le ministre des Finances ne cède pas aujourd'hui à la panique. Le retour à l'équilibre budgétaire dans le maintien de la qualité et de l'accessibilité des services publics demandera de sortir des sentiers battus. Nous le lui rappellerons lors des consultations pré budgétaires» réagissait Amir Khadir suite à la mise à jour économique. Principale ombre au tableau : Robert Gagné co-présidera le comité aviseur créé par le ministre. «Ce chercheur du CIRANO fait partie des lucides auto-proclamés qui distillent leurs balivernes sur toutes les tribunes depuis trop longtemps; les idées qu'ils portent ne font pas partie de la solution mais bien du problème. Ces idées sont à l'origine de la crise et cette nomination laisse à penser que les pires solutions sont envisagées par le gouvernement Charest.»

Des solutions évidentes manquent à l'écran radar du gouvernement. S'il veut renflouer les coffres de l'État d'ici 2013-2014, le ministre Bachand devra se débarrasser de certains tabous qui le paralysent. «Le Québec gaspille ses deniers à subventionner l'industrie pharmaceutique et à acquérir ses médicaments à des prix d'or. Le ministre Bachand n'entrevoit pas d'économie substantielles dans le secteur des travaux public pour lesquels la corruption et la collusion pourraient faire gonfler les coûts de travaux de plusieurs milliards de dollars dans les années à venir. Dans sa lutte à l'évasion fiscale, le ministre a de drôles de priorité en se tournant vers les travailleurs-ses pour leur retirer le pain de la bouche. L'État devrait questionner ses propres lois qui mettent la table pour un évitement fiscal agressif érigé en système et taillé sur mesure pour les mieux nantis et la grande entreprise.»

Sans nier le défi que représentent les finances publiques, le député de Mercier précise qu' «il faut à tout prix protéger le pouvoir d'achat des québécois pour assurer la deuxième vague de relance économique.» Le gouvernement devra assurer la viabilité financière des particuliers pour garantir la relance et donc de l'atteinte de l'équilibre budgétaire. «S'attaquer aux services publics serait la pire des erreurs. En période de crise économique, il serait indécent que l'État courre à la rescousse des entreprises privées alors qu'il envisage des compressions dans les services publics.» Comme l'a démontré le Conseil du statut de la femme, le plan de relance basé sur les infrastructure a amélioré le sort de travailleurs en vaste majorité masculin. C'est maintenant au tour des femmes de voir les secteurs économiques où elles prédominent être appuyées vigoureusement.