Projet de loi 78 sur la réforme de la loi électorale «Le Québec n’acceptera pas une réforme bâclée de sa loi électorale»
Québec, le 25 novembre 2009. Le député de Mercier s'est opposé aujourd'hui à la présentation du projet de loi 78 qui vient changer la carte électorale et le financement des partis politiques. «Une réforme d'une si grande importance doit être animée par la recherche d'unanimité. En présentant le projet de loi de manière expéditive, le ministre ne respecte pas l'esprit de cette règle tacite» dénonce Amir Khadir.
Le député de Mercier a promis de «déposer d'abord une motion de scission à l'adoption du principe du projet de loi, pour séparer ce qui presse, soit le resserrement des règles de financement des partis politiques du problème bien différent de la carte électorale. Car en attachant la refonte de la carte électorale au wagon de la révision des règles de financement des partis, le ministre Béchard donne vraiment l'impression qu'il cherche seulement à sauver son siège». Le projet de loi du ministre Béchard écarte complètement les résultats des travaux du Directeur général des élections qui met en jeu le siège du ministre dans le redécoupage de la région du Bas St-Laurent.
« Dans le brouillard de scandales qui enveloppe actuellement le Québec, où la confiance de la population dans les institutions démocratiques est fortement ébranlée, tout changement de la loi électorale sur les règles de financement des partis doit être fait avec rigueur. Québec solidaire va aider le ministre à s'élever au-dessus des logiques partisanes et lui rappeler le consensus existant sur la nécessité de la proportionnelle» promet le député de Mercier. Le projet de loi est muet sur la réforme du mode de scrutin. Pourtant, le 11 novembre dernier, le ministre donnait sa parole en votant la motion unanime de l'Assemblée nationale, de tenir compte dans son projet de réforme de la nécessité d' «une juste représentation du pluralisme politique.»
Selon le député de Mercier, «les délais offerts à la société civile pour déposer des mémoires sont trop courts. Le délai ne permet pas une réelle consultation, d'autant plus que ces deux dossiers sont complexes.»


