Projet de minicentrale sur la rivière Jacques-Cartier - Québec solidaire appuie le regroupement Sauvons la Jacques-Cartier
Amir Khadir, député de Québec solidaire, offre son appui aux citoyennes et citoyens du regroupement Sauvons la Jacques-Cartier, qui s'opposent au projet de minicentrale sur la rivière Jacques-Cartier.
« Je salue cette initiative citoyenne qui vise à protéger une des plus belles rivières récréotouristiques du Québec et j'invite les gens de la région de Québec à se joindre à cet effort », a déclaré M. Khadir, qui rappelle que la Jacques-Cartier est en lice pour être inscrite au Réseau des rivières du patrimoine canadien.
Des membres de Québec solidaire participeront à la manifestation organisée par Le regroupement Sauvons la Jacques-Cartier, qui se tiendra le samedi 21 août à Shannon. De plus, M. Khadir parraine la pétition du regroupement, disponible sur le site internet de l'Assemblée nationale du Québec.
Pourquoi des minicentrales ?
La problématique des minicentrales dépasse le cas de la Jacques-Cartier. En effet, Hydro-Québec vient de démarrer 12 autres projets similaires visant à produire 150 mégawatts, alors que le Québec est en surplus énergétique. Ces projets sont en préparation depuis que le gouvernement libéral a levé, en 2006, le moratoire sur les minicentrales. « Considérant les coûts environnementaux de ces 13 projets qui n'augmenteront que de 0,375% la puissance installée d'Hydro-Québec, on se demande quelle logique dicte ces choix », s'interroge M. Khadir.
Le député solidaire souligne que le secteur du génie-conseil bénéficiera de contrats importants dans le cadre de ces projets ne répondant à aucun besoin énergétique apparent. Sa formation politique a établi que, pour la seule année 2008, des personnes liées à des firmes de génie-conseil ont donné près 400 000$ au Parti libéral du Québec. Récemment la firme Axor a admis avoir organisé un système de prête-noms pour financer les partis politiques à hauteur de 150 000$. Or, Axor a une grande expertise dans le domaine énergétique et a remporté le tiers des 150 mégawatts octroyés par Hydro-Québec.
« Il y a lieu de se demander s'il existe un lien entre le financement politique pratiqué par les firmes de génie-conseil et les décisions gouvernementales qui ont mené à la levée du moratoire et, maintenant, à ces projets, explique-t-il. Tous les indices portent à croire que le gouvernement de M. Charest est sous influence. Une commission d'enquête publique sur le financement des partis et l'octroi des contrats publics est plus que jamais nécessaire.»



