Québec solidaire dépose une motion qui demande la proportionnelle

Québec, le 11 novembre 2009. Le député de Mercier, Amir Khadir, demande au Ministre Béchard d'être «attentif à l'écoeurement de la population devant la montagne de révélations et d'allégations de corruption à tous les paliers politiques» qui entache aussi bien le monde municipal que les partis politiques provinciaux. Le ministre Béchard s'apprête à introduire de nouvelles règles de financement des partis politiques. M. Khadir prétend que «de nouvelles règles ne suffiront pas à enrayer la corruption et le trafic d'influence, comme la chirurgie seule ne peut guérir d'un cancer généralisé».

Pour vaincre le cancer de la corruption, il n'y pas de recette unique, poursuit le député de Québec solidaire, le Dr Khadir, qui suggère de recourir à tout l'arsenal thérapeutique pour enrayer une maladie qui semble maintenant généralisée à tout le système politique. «L'enquête publique est la chirurgie que tout le monde réclame pour extraire le problème à sa racine; resserrer les règles de financement des partis et limiter les dépenses électorales, comme suggéré par ma collègue Françoise David, sont des traitements préventifs pour limiter la marge de manœuvre des corrupteurs.»

Mais le meilleur des systèmes préventifs pourra toujours être déjoué par des appareils politiques aguerris qui ont une trop longue habitude du pouvoir. «L'introduction de la proportionnelle dans notre mode de scrutin est bloqué, prétendument pour assurer la stabilité du pouvoir. Le résultat est que deux appareils politiques s'échangent le pouvoir à tour de rôle. Ceci les rend vulnérables, car leur permanence au pouvoir facilite la tâche des corrupteurs qui ont plus de latitude pour acheter leur influence en comptant sur quelques pommes pourries. La réputation de tout le système politique en est ternie. Il est temps d'y mettre fin. Et la proportionnelle fait partie du remède.»