Traitement infligé aux autochtones : il faut plus que des excuses

Finalement, le premier ministre Harper s'excuse pour le traitement infligé à plus de 150 000 enfants autochtones dans des pensionnats canadiens et québécois.

Fort bien. Il refuse toutefois de signer la Déclaration d'appui aux peuples autochtones adoptée par les Nations Unies en septembre 2007. Cette Déclaration a une portée morale importante. Elle reconnaît toute une série de droits aux premiers habitants de nombreux pays. Québec solidaire interpelle depuis l'automne dernier le gouvernement libéral du Québec pour qu'il propose aux deux autres partis présents à l'Assemblée nationale une motion unanime d'appui à la Déclaration. Plusieurs représentants autochtones, dont Ellen Gabriel de Femmes autochtones du Québec et Ghislain Picard de l'APNQL ont lancé des appels pressants invitant l'Assemblée nationale du Québec à adopter cette motion d'appui. Le 400e anniversaire de la fondation de Québec nous rappelle la rencontre entre les Autochtones vivant ici et les «nouveaux arrivants» de l'époque, nos ancêtres. À cette occasion, plusieurs représentants d'États qui ont adopté la Déclaration visiteront Québec. À la veille de célébrer cet événement marquant de l'histoire du Québec, sachant que la journée internationale des peuples autochtones (21 juin) approche à grands pas, ne serait-il pas temps de faire un geste unanime de reconnaissance envers ceux et celles qui habitent ce pays depuis des millénaires? Qu'attendent MM. Charest et Dumont et Mme Marois?