Un signe religieux est un signe religieux

POURQUOI LE VOILE ISLAMIQUE N’A PAS SA PLACE 

DANS LE SERVICE PUBLIC

par Jacques B. Gélinas

La question du voile islamique s’inscrit dans une problématique plus vaste, soit l’intégration des personnes issues de l’immigration dans un Québec moderne, d’une part, et le débat en cours sur la laïcité, d’autre part. Ce débat vient d’être ravivé par le dépôt du projet de loi 16 visant à encadrer le recours aux «accommodements raisonnables» dans la fonction publique. Nous verrons plus loin comment ce projet de loi n’annonce rien de bon quant au positionnement du gouvernement pour un État laïque.

Cet article porte uniquement sur le port du voile dans le service public et se veut une contribution à la controverse qui entoure cette question. Une controverse qui ne peut que perdurer et rebondir d’une escarmouche à l’autre, tant qu’une charte de la laïcité ne viendra pas harmoniser nos droits collectifs avec les droits individuels que défendent les chartes des droits et libertés du Québec et du Fédéral. Pour parer à l’absence de repères officiels, nous tenterons de prendre en compte des différentes dimensions du problème : individuelle et collective, idéologique et religieuse, politique et géopolitique, économique et juridique. (La suite en document joint)

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