9ème Congrès solidaire: un moment fondateur en vue de la prochaine élection

Durant le neuvième Congrès de Québec solidaire qui se tiendra cette fin de semaine à l’UQÀM, je quitterai mon poste de porte-parole/ président que j’occupais par intérim depuis décembre. L’occasion, pour moi, de jeter un regard dans le rétroviseur.

J’ai été de l’assemblée de fondation en 2006, de tous les congrès et de toutes les élections et je suis convaincu d’une chose: QS gagne du terrain. Par la crédibilité de ses positionnements en matière sociale, environnementale et économique. Grâce au travail formidable de mes infatigables collègues, Françoise et Amir, et à celui acharné de nos milliers de militants-es.

Durant ces quelques mois, j’ai sillonné le Québec et j’y ai découvert un appétit pour un projet économique et social qui répond aux enjeux touchant la population.

Les gens que j’ai rencontrés m’ont fait part de leur désespoir, particulièrement pour leurs perspectives d’emploi.  J’ai senti de la confiance et de la sympathie envers nos propositions. Il nous faut maintenant aller plus loin et démontrer que nous sommes  l’alternative aux trois autres partis présents à l’Assemblée nationale, lesquels rivalisent surtout pour mieux répondre aux angoisses des milieux d’affaires.

L’illusion péquiste

Après 9 années de règne libéral, la population espérait légitimement un changement et elle a placé sa confiance dans le Parti québécois. Il avait promis de rompre avec les politiques de Jean Charest.  Pour celles et ceux ont marché durant le printemps 2012, pour celles et ceux qui ont lutté durant des années contre les programmes d’austérité et pour celles et ceux qui allaient voter pour la première fois,  les espoirs placés dans ce parti ont été déçus.

La  nomination « à sa demande »  de Pierre Karl Péladeau comme directeur du CA Hydro-Québec, ce même entrepreneur aux 14 lock-outs en 14 ans, en dit long sur les intentions progressistes du PQ de Madame Marois.

Cette volonté de plaire envers et contre tout aux milieux d’affaires est aux antipodes des préoccupations des petits entrepreneurs, des syndicalistes, des infirmières, des enseignants et de ces écologistes que j’ai rencontrés durant mon mandat.

L’austérité valorisée par les deux principaux partis depuis vingt ans nous a suffisamment appauvris et la nécessité de répondre à l’angoisse fiscale des milieux d’affaires leur a fait perdre toute notion du bien commun.

Il faut cependant rester optimiste. L’avenir du Québec appartient plus que jamais aux citoyens-nes. Pour nombre d’entre eux et elles, leurs regards seront portés sur nous. Nul doute que nos congressistes en sont bien conscients. Notre futur porte-parole et président mesurera aussi la responsabilité de convaincre les Québécois que cet avenir s’écrira avec Québec solidaire.

Une page personnelle se tourne peut-être mais une autre est en train de s’écrire. Probablement la plus belle.

André Frappier 
Président et porte-parole de Québec solidaire

Réplique à Pierre Paquette: le temps n’est pas à la partisannerie mais à la définition du Québec de demain

Dans son article du 12 avril dernier publié dans les pages de La Presse, Pierre Paquette s’adonnait à une vision pour le moins partisane du sens à donner aux États généraux sur la souveraineté. Il suggère même que pour Québec solidaire, la souveraineté du Québec passe après les questions sociales. Avec tout mon respect Monsieur Paquette, vous êtes pas mal dans le champ.

La première assemblée de la phase II des États généraux sur la souveraineté aura permis de constater que les défis sont nombreux. Au chapitre de la représentation citoyenne par exemple, l’âge moyen des personnes présentes avoisinait la cinquantaine et les femmes comptaient seulement pour 20% de l’assistance. Les groupes sociaux ainsi que les syndicats comptaient pour une partie très minoritaire. En fait plusieurs groupes syndicaux avaient pris leurs distances, particulièrement du Conseil de la souveraineté, à cause du lien partisan évident avec le PQ. La présence de Québec solidaire et d’Option nationale modifie le portrait et du dire même de certains dirigeants syndicaux, favorise une participation plus large. J’ajouterais que cela donne de l’oxygène et d’autres perspectives au mouvement souverainiste qui en a bien besoin.

Le ministre de la gouvernance souverainiste, Alexandre Cloutier, n’a pourtant rien trouvé de plus brillant que de lancer un appel au ralliement derrière le PQ, appel repris ensuite par Bernard Landry, ramenant ainsi les États généraux à une simple opération de ratissage politique en faveur du parti québécois. Dans son texte, Pierre Paquette a également du mal à cacher cette vision unilatérale. Même s’il affirme que les États généraux serviront à maintenir la pression sur les partis pour qu’ils travaillent de concert, il s’évertue à louanger le PQ comme le ciment du mouvement souverainiste et à réduire l’atteinte du déficit zéro à tout prix à de simples décisions difficiles que doivent prendre un parti qui gouverne. Je tombe de ma chaise!

Monsieur Paquette banalise les mesures prises par le parti de son choix. Il insinue que Québec solidaire défend une position intransigeante concernant les questions sociales qui prendraient, selon lui, le pas sur la souveraineté, s’appuyant sur un sondage auprès d’électeurs solidaires qui sont probablement écœurés du processus référendaire péquiste à saveur de gouvernance antisociale. Au moment où le parti de Madame Marois atteint des baisses équivalentes à celles de Jean Charest dans les sondages, (68% d’insatisfaction), il m’apparait pour le moins imprudent de s’aventurer sur ce terrain.

Si on souhaite parler vrai, le gouvernement actuel présente davantage de points communs avec la CAQ et le PLQ sur ce type de questions. Il devrait rappeler à ses amis-es péquistes que le lien entre les questions sociales et la souveraineté est indissociable. Un vrai plan de lutte aux inégalités sociales assurera un vrai élan pour que la souveraineté gagne du terrain. Monsieur Paquette devrait par conséquent prendre acte qu’il est temps de changer de stratégie. Les États généraux sur la souveraineté doivent servir à redonner à la population du Québec le pouvoir sur son processus de libération nationale et il est déterminant de dégager cet exercice de tout contrôle partisan. Ils doivent servir à définir le contenu d’un Québec souverain et discuter des moyens d’y arriver. On doit parler de conversion énergétique, de création d’emplois, de notre souveraineté par rapport aux accords commerciaux internationaux, pour élargir le soutien il faudra démontrer qu’un Québec souverain, c’est un Québec différent!

André Frappier, Président et porte-parole de Québec solidaire

La constitution canadienne corrompue?

La nouvelle faisant état d’irrégularités lors du rapatriement de la constitution par l’ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau en 1982 est très troublante. Si les faits sont avérés, cela s’appelle un coup d’État constitutionnel doublé du non-respect d’un principe essentiel de nos sociétés démocratiques: la séparation des pouvoirs.

Selon l’auteur du livre « La bataille de Londres », le juge en chef de la cour suprême Bora Laskin aurait fait part des délibérés aux représentants-es du gouvernement Thatcher ainsi qu’à ceux du gouvernement Trudeau. De surcroit, on apprend que des documents du Foreign Office indiquant un éventuel appui à un Québec souverain ont été cachés au peuple québécois. Savoir, à l’époque, qu’un pays comme la Grande-Bretagne aurait reconnu le pays du Québec, ce n’était pas rien. On a l’impression de nager en pleine fiction et pourtant, ça ressemble à une bien triste réalité. Les amateurs-trices de la théorie du complot apprécieront. Ayoye!

Bref, comme beaucoup de souverainistes, la nouvelle m’a pas mal sonné. Mais sommes-nous véritablement étonnéEs?  Historiquement, le gouvernement fédéral est coutumier du fait. Il a été bâti en négation de la reconnaissance des nations autochtones ainsi que du peuple  francophone. La politique d’assimilation du peuple autochtone dont la commission vérité et réconciliation nous démontre les horreurs  est très révélatrice de cette attitude qui n’a plus sa place au XXIème siècle.

On pourrait aussi prendre l’exemple de l’intrusion dans le processus référendaire de 1995 par le gouvernement Chrétien. Un secret de polichinelle confirmé par la commission Gomery. Tous ces épisodes ont joué  un rôle important dans la conscience populaire québécoise en ce qui concerne le rôle antidémocratique du gouvernement fédéral.

Le Québec veut simplement la vérité. Monsieur Harper qui n’est pas un habitué de la transparence devrait écouter le gouvernement du Québec sur ce dossier.

Même si nous croyons que cette situation arrive comme une bouée de sauvetage pour le Parti Québécois qui est en mal de crédibilité et de définition de son projet de « gouvernance souverainiste », nous appuierons toute démarche qui demande au gouvernement fédéral et à la cour suprême de rendre des comptes et de faire enquête.

Pour regarder devant nous et pour réaliser le pays du Québec, je lance une mise en garde au gouvernement de Madame Marois : il ne suffit pas  de déchirer sa chemise sur la place publique que ce soit sur cette question ou sur celle de l’assurance-emploi, nous attendons des actes comme sur le registre des armes à feu. Il est plus que jamais nécessaire de travailler dès maintenant à construire la mobilisation nécessaire à une société juste, égalitaire et souveraine.  Au lieu de lancer des appels partisans à joindre les rangs du PQ, faisons en sorte de remettre les clés de notre souveraineté à la population et de lui redonner le goût de cette indépendance. Il est temps de lui laisser la liberté d’en dresser les contours en lui associant un projet social, environnemental et économique au lieu de nous présenter une gouvernance souverainiste sans saveur et qui fonctionne selon un stratégie sans issue :  chicane avec Ottawa tout en gouvernant provincialement.

André Frappier, président et porte-parole de Québec solidaire

Budget fédéral: la double peine pour le Québec

En nous dévoilant son budget, Jim Flaherty et les conservateurs nous proposent toujours plus d’austérité. Pour beaucoup de citoyens-nes, ce budget aura des conséquences désastreuses au Québec comme au Canada.

Pire, ce budget s’ingère dangereusement dans les affaires du Québec, notamment en matière de formation de la main d’œuvre. Et que dire de l’attaque méprisante envers les syndicats et la fin du crédit d’impôt dont bénéficient les fonds de travailleurs?

Cette mesure affectera particulièrement les plus bas salarié-es qui pourront plus  difficilement contribuer à ce type de placement.  Quand on répond sans complexe depuis des années à l’angoisse fiscale des grandes compagnies et qu’on a un tel mépris de la démocratie, on ne se surprend plus des agissements d’un tel gouvernement.

Comme le rappelait le ministre des finances péquiste, Nicolas Marceau, ce budget est une opération de sabotage économique. Il a été produit dans un but purement électoraliste. Ni plus ni moins.

Même si Monsieur Marceau a raison, il faut lui rappeler que l’atteinte de l’équilibre budgétaire à tout prix est aussi une maladie présente au sein du gouvernement du PQ et qui se répand comme un virus dans tous les ministères: on coupe dans les chirurgies, dans l’aide-sociale, dans la recherche, les CPE et même dans le transport adapté pour les personnes handicapées.

À Québec comme à Ottawa, les gouvernements ne s’aiment pas mais sur le déficit zéro, le consensus est très large.

Comment se fait-il qu’en dehors de Québec solidaire, aucun parti ne propose d’aller chercher l’argent là où il se trouve? Les banques et les entreprises financières font des profits exorbitants, les grandes entreprises voient leurs impôts réduits à peau de chagrin et l’évasion fiscale a encore de beaux jours devant elle. Est-il impensable de repenser notre fiscalité pour réduire les inégalités, de créer des outils contre le gaspillage comme Pharma-Québec ou encore d’être collectivement maîtres de nos ressources?

Cela prendra du courage politique et force est de constater que les citoyens-nes du Québec ne le retrouve ni à Québec et encore moins à Ottawa. Une sorte de double peine.

La formation de la main d’œuvre : la goutte d’eau qui fait déborder le vase

La semaine dernière, j’ai effectué une tournée dans le Bas Saint-Laurent et en Gaspésie. Les citoyens-nes que j’ai rencontrés ont tous et toutes été unanimes: ils ne voient pas la lumière au bout du tunnel. La lueur d’espoir sur laquelle ils pourraient se reposer pour entrevoir l’avenir avec un peu de sérénité.

La réforme de l’assurance-emploi proposée par le même ministre Flaherty met en danger des milliers de personnes et contribue à ce sentiment d’insécurité. Comme je le rappelais dans un précédent billet, cette réforme placera des familles et des régions entières devant le choix de devenir prestataires de l’aide sociale, ou de changer de région afin de pouvoir survivre. À la précarité salariale, les conservateurs ajoute un deuxième impact majeur : la mobilité d’une main-d’œuvre bon marché,  vers des secteurs dont ils veulent promouvoir l’expansion : comme ceux présents en Alberta.

Hier, on a appris qu’Ottawa souhaitait que le privé (et plus seulement le gouvernement) dicte ses choix en matière de formation professionnelle. La formation de la main d’œuvre devient donc un domaine privatisé. Une ineptie qui vient s’ajouter à la longue liste des coupures du gouvernement péquiste qui accentuent cette pression que vivent les classes moyennes et moins favorisées-es à Montréal comme en région.

Autrement dit, à Québec comme à Ottawa, on semble bien loin de vouloir répondre aux préoccupations de la population pour mieux satisfaire cette élite économique qui dicte l’alpha et l’oméga à nos gouvernements.

L’assemblée constituante: un processus mobilisateur, démocratique et qui mènera à l’indépendance!

La fin de semaine dernière, nous avons été invités au congrès d’Option Nationale. Emilie Guimond-Bélanger et moi-même y étions observateurs pour Québec solidaire. Son chef a rappelé que nous étions « des frères » même si notre démarche vers la souveraineté n’était pas la même que la leur. Nous avons été chaleureusement applaudis.  Il faut souligner cette ouverture. De notre côté, nous saluons le fait que les déléguéEs de ce parti aient confirmé que la future constitution du Québec devra être écrite avec la plus grande participation possible de la population. Il nous apparaît opportun d’aller plus loin dans ce débat.

Depuis quelques années, il est  encourageant de constater que le débat public concernant l’accession du Québec à son indépendance ait commencé à  changer de cadre. Québec solidaire y a apporté sa contribution: la souveraineté passe par la mise sur pied d’une assemblée constituante, option à laquelle se réfèrent plusieurs courants souverainistes. Basée sur la souveraineté populaire, elle se démarque des deux autres démarches que portent ON et le PQ. Débattons-en!

Concrètement, l’assemblée constituante sera élue au suffrage universel et représentera l’ensemble de la société québécoise. Indépendante des partis politiques et lancée dès l’élection d’un gouvernement solidaire, elle aura pour mandats de réfléchir au projet d’une constitution et de penser à l’avenir politique du Québec. Pour y arriver, elle organisera des assemblées citoyennes à travers tout le Québec en consultant et en mobilisant les citoyens-nes de tous les horizons. Pendant 18 mois, car nous voulons prendre le temps.

Tout au long de la démarche, Québec solidaire défendra son option sur la question nationale et fera la promotion de ses valeurs écologistes, égalitaires, féministes, démocratiques, pluralistes et pacifistes, comme nous le faisons aujourd’hui.

Au terme de ce processus, il y aura un référendum où la population sera appelée à se prononcer pour savoir si elle veut faire du Québec un pays ainsi que sur le projet de constitution.

Pour Québec solidaire, on ne convaincra pas la majorité des Québécois-es de poser un geste politique aussi important que l’indépendance si la décision ne vient pas d’elle-même. Ce projet doit pouvoir répondre aux aspirations des hommes et des femmes qui luttent contre la pauvreté, qui désirent une société plus égalitaire et qui aspirent à une qualité de vie décente. Démontrer qu’être indépendant c’est de vivre dans une société qui décide pour elle-même de quel service public elle veut, de quelle ressource elle exploite et protège et de quel développement économique elle a besoin. En somme, associer un projet de société- social, économique et environnemental- au projet national pourra rallier plus largement les différentes composantes de la société québécoise dont la seule question de l’identité linguistique ou culturelle ne mobilise pas assez même si elle est tout aussi fondamentale.

Si nous insistons tant pour repenser la stratégie souverainiste, c’est parce que nous avons constaté que la seule voie référendaire empruntée par le PQ en plus d’être trop courte, exclut toute réflexion sur le projet de société d’un Québec indépendant ce qui aurait pu rallier plus largement les différentes composantes de la société. La gouvernance souverainiste de Pauline Marois, qui en pratique ne veut rien dire d’autre que de gouverner en essayant de négocier avec le gouvernement fédéral une autonomie relative pour le Québec, n’a rien à voir avec l’indépendance, ce qui a provoqué une certaine crise et des défections à l’intérieur du PQ.

Option nationale, de son côté, a une démarche similaire. Le fameux LIT nous mènera à la même impasse car il comporte une dimension unilatérale. Comment convaincre la population de participer à la rédaction d’une constitution- comme ils l’ont proposé en fin de semaine dernière- si on rapatrie tous les pouvoirs sans faire la démonstration que c’est une bonne solution? Le projet d’un pays du Québec ne peut carburer au ressentiment et à la division. Ces approches prennent ce risque.

L’assemblée constituante le réduit considérablement en réunissant deux conditions gagnantes : la participation de la population et le respect du processus démocratique, essentiels si on souhaite faire du Québec un pays.

Comme le rappelait Amir Khadir il y a quelques années, « ceux et celles qui ont agi depuis 20 ans selon une stratégie d’indépendance basée sur l’aliénation du Canada ont eu sans doute raison d’essayer. Mais l’approche a échoué; il est temps d’en essayer une autre ».

Une assemblée constituante permettra aux citoyennes et aux citoyens de s’exprimer et de discuter ensemble, de manière à ce que se constitue un large appui au sein de la population. L’expérience de la Constituante en Islande a de quoi nous inspirer!

À l’heure actuelle, qui voudrait d’un projet de société basé sur une politique d’austérité qui ne mène à rien? Qui souhaite vraiment d’un projet d’accord de libre-échange Canada Europe négocié en secret par le gouvernement fédéral dont le gouvernement du PQ est complice et qui effrite notre souveraineté? Pas grand monde. En ce sens, les politiques qui ressemblent à celles du parti libéral nous éloignent chaque jour un peu plus  des fameuses « conditions gagnantes ». Il faut donc innover socialement et économiquement. Il faut poser des gestes qui font prendre le virage écologique et politique qui révèlera le potentiel emballant de la liberté à notre propre peuple. L’aspiration à une société plus juste est donc une condition indissociable de la réussite de la souveraineté. Les citoyens et citoyennes n’entreront pas dans une telle lutte si cela ne change pas leur vie.

La force redoutable et la légitimité d’un processus aussi inclusif et démocratique que l’assemblée constituante doivent faire réfléchir l’ensemble du mouvement souverainiste et de ces personnes qui, comme nous, veulent faire du Canada un pays voisin, pour vrai. Avec une telle légitimité démocratique et un si grand potentiel de rassemblement, les moyens considérables déployés dans le passé par Ottawa pour empêcher le Québec de décider pour lui-même se verraient bien moins solides et dissuasifs.

André Frappier, président et porte-parole de Québec solidaire