Québec solidaire, utopiste ? Non : réaliste !
On entend parfois des gens dire, à propos des militants et militantes de Québec solidaire, que nous sommes des idéalistes, des utopistes, voire des « pelleteux de nuages ». Pourtant, si je milite dans ce parti, c’est qu’il m’apparaît le seul qui a véritablement le sens des réalités. C'est la seule formation politique capable de regarder la réalité en face, de la nommer clairement et de proposer des solutions concrètes aux problèmes auxquels la population du Québec fait face.
Québec solidaire est le seul parti à expliquer que la crise financière et économique que nous traversons actuellement n’est pas un simple « incident de parcours » que l'on pourrait régler avec les moyens qu'offre l’économie capitaliste. Cette crise est bel et bien plutôt la preuve (s'il en fallait encore une) que notre système économique est à la dérive, que sa logique ne tient plus, et qu'il faut donc changer les principes qui gouvernent notre économie. Le développement à outrance, tel que le conçoit la doctrine néo-libérale – et tel que le pratiquent les décideurs politiques et économiques actuels –, est en train de mener à la catastrophe la planète et les humains qui l’habitent. Faire preuve de réalisme, c'est donc remettre en question ces façons de fonctionner. Et c'est ce que fait Québec solidaire dénonçant sans relâche : la spéculation que certains font avec les denrées alimentaires ; le laxisme du gouvernement actuel face à la pollution qu'engendrent notre style de production et la course aux profits à tout prix des grandes entreprises; et la marchandisation de la santé, un « bien » qui est en passe de devenir une nouvelle source de profits pour les entreprises privées. Québec solidaire fait preuve de réalisme en privilégiant la construction de logements sociaux plutôt que le développement de projets de condos de luxe, en favorisant les investissements dans le transport en commun plutôt que dans le réseau routier (ce qui augmente les problèmes de pollution), en proposant de renforcer notre système de santé public plutôt que de l’affaiblir en appuyant le développement d’un réseau privé parallèle.
Faire preuve de réalisme, c'est proposer et mettre en place des solutions de rechange viables, de nouvelles façons de faire qui remplaceront la compétition à outrance par la coopération et les solidarités. L’État doit jouer un rôle de premier plan pour assurer le bien-être de la majorité des citoyens et citoyennes, plutôt que de préserver un système qui n'en favorise qu’une petite partie. Et il n’y a là rien d’utopique, tout est question de choix et de volonté politique. Quel genre de société voulons-nous ? Quels moyens sommes-nous prêt-es à prendre pour y arriver ?
Québec solidaire est le seul parti qui, au lieu de balayer les problèmes sous le tapis, rappelle constamment que le fossé ne cesse de s'élargir entre une minorité de plus en plus riche et une majorité de plus en plus pauvre. Alors que le gouvernement provincial a adopté en décembre 2002 une loi visant à éliminer la pauvreté au Québec, l'objectif est loin d’être atteint : la pauvreté des enfants, par exemple, est plus que jamais préoccupante – un enfant sur six, au Québec, vit dans la pauvreté. Et, derrière ces enfants pauvres, il y a des familles pauvres, des parents qui se sentent coupables, incompétents, marginalisés. Mais peut-on vraiment parler de marginalité quand il est question de près de 20 % de la population ?
La crise économique n’améliorera pas les choses. Faire preuve de réalisme face à la situation actuelle, c'est, comme Québec solidaire, affirmer que les solutions sont collectives, et que les grandes entreprises doivent donc faire leur part. Il n'est plus question de soutenir celles qui augmentent leurs profits en ne contribuant pas de manière équitable à la caisse commune que constituent nos impôts, qui refusent de payer des salaires permettant un niveau de vie se situant au-dessus du seuil de pauvreté, qui demandent aux gouvernements de réparer, à même les fonds publics, les dommages qu’elles causent à l’environnement et à nos infrastructures.
Faire preuve de réalisme, c'est montrer que les solutions qui nous permettront de sortir de la crise existent, mais qu'elles exigent nécessairement un bouleversement de nos façons de faire actuelles. Faire preuve de réalisme, c'est reconnaître que le néo-libéralisme ne garantit aucunement le bien-être de la majorité de la population et qu’au contraire il est à l'origine de la détérioration de nos conditions de vie.
Québec solidaire est aussi le seul parti à considérer que la population n'est pas une « clientèle » qu'il faut fidéliser en lui offrant des bons de réduction en impôt durant les campagnes électorales, tout en augmentant ensuite les frais dans des services publics comme l'éducation et la santé. La démocratie, ce n’est pas seulement mettre une croix sur un bulletin de vote, c’est aussi participer aux décisions qui concernent la vie de la collectivité. En démocratie, c'est donc faire preuve de réalisme que de favoriser, comme Québec solidaire, la participation des citoyens et des citoyennes à tous les niveaux. Nous ne voulons plus d’une démocratie vidée de son vrai sens, d’une démocratie où notre seul rôle consiste à voter quand le gouvernement en place nous invite à le faire. C'est pourquoi Québec solidaire propose de créer des lieux de participation citoyenne où nous pourrons faire entendre nos voix en dehors des périodes électorales.
C’est pour toutes ces raisons que je suis fière de représenter ce parti politique dans la circonscription d’Anjou, et j’invite toutes les personnes qui veulent faire preuve de réalisme et concrétiser leurs idéaux à soutenir Québec solidaire.
Francine Gagné,
Candidate de Québec solidaire dans la circonscription d’Anjou




