«En temps de crise, il faut se rassembler» par Claude Thibodeau, La Nouvelle Union»
Chercher à rassembler, c’est ce qu’il faut faire en temps de crise», a expliqué le candidat de Québec solidaire du comté d’Arthabaska, Bill Ninacs, mercredi matin, en conférence de presse à Victoriaville.
Une approche rassembleur, c’est d’ailleurs ce que propose son parti, a-t-il dit.
Bill Ninacs a fait remarquer justement que la région des Bois-Francs se démarque en matière de rassemblement, de concertation entre les organisations, les acteurs du milieu.
La crise économique, d’une ampleur mondiale, se traduira aussi, selon lui, par des effets très locaux, affectant notamment les emplois. «Comment on s’organise? En rassemblant les acteurs autour de la question. Il faut être capable d’attaquer les problèmes sociaux qui découleront de la crise. Nous devons aussi contribuer à augmenter la capacité de production des entreprises pour qu’elles soient plus concurrentielles», a-t-il fait valoir.
Le candidat de Québec solidaire se donne entre autres comme objectif d’encourager à aller voter. «C’est super important», a-t-il mentionné, même s’il constate que la population n’en voulait pas d’élections.
«J’étais le premier choqué du déclenchement des élections. La Chambre de commerce également qui a manifesté sa désapprobation en ne tenant pas de débat. L’Association québécoise de défense des retraités a aussi publié une lettre pour dénoncer le scrutin», a souligné Bill Ninacs.
Le candidat de Québec solidaire dit s’inquiéter des conséquences de l’irritation des Québécois. «Un sondage montre que 4 citoyens sur 10 ne sont pas enclins à aller voter. Le pourcentage de vote, crucial pour la démocratie, risque de diminuer. C’est très inquiétant. Une abstention manifeste une perte d’espoir», a-t-il fait valoir.
Pour Bill Ninacs, il est important de renouveler la démocratie, de trouver une autre façon de faire. «Nous devrions enseigner la question de la citoyenneté dans les écoles. On la perd cette notion. Il faut la ramener au cœur du débat des élections et de la pratique de la démocratie», a-t-il confié, ajoutant que son parti s’appuyait sur la participation citoyenne.
Québec solidaire se veut également un parti souverainiste. «Mais il n’est pas question d’imposer un référendum diviseur. La souveraineté représente la meilleure voie pour atteindre la justice sociale au Québec. C’est le meilleur moyen d’aller chercher les instruments nécessaires pour atteindre cette justice sociale», a-t-il défendu.
Bill Ninacs souhaite que les enjeux locaux fassent l’objet de débat entre les candidats, même si lui-même ne pourra prendre part aux débats prévus, dont celui du Cégep. «Le problème, c’est que mes obligations étaient prévues avant le déclenchement des élections. Mais j’aimerais y participer d’une façon alternative pour qu’au moins, mon point de vue puisse être débattu», a-t-il expliqué.
Celui qui dit croire véritablement aux valeurs de Québec solidaire dit souhaiter que les citoyens comprennent mieux son message. «En comprenant mieux, j’aurai peut-être un plus grand appui qu’à la dernière élection. En fait, si toutes les personnes que j’ai rencontrées et qui m’encourageaient votent pour moi, je ferai mieux que la dernière fois», a-t-il observé.
Bill Ninacs convie, par ailleurs, les groupes et les individus à un dîner-échange le mardi 25 novembre à 12 h 15 au local 139 de la Place communautaire Rita-Saint-Pierre de Victoriaville.
Le candidat de Québec solidaire répondra ainsi à l’AGEPA Centre-du-Québec en se positionnant face à quatre questions liées à la lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale : l’accès aux services, le salaire minimum, les protections publiques et le financement des groupes de défense en droits.
«Plutôt que répondre par une simple lettre, je préfère répondre publiquement», a-t-il conclu.


