La «coche de plus» qu’il faudrait donner à Victo. Hélène Ruel, La Nouvelle Union.

Qu’est-ce qui manque à Victoriaville et aux villes avoisinantes pour s’attirer des médecins, des professionnels, des universitaires? Pas nécessairement de l’argent, mais une «coche de plus» en enseignement supérieur et au chapitre culturel!
C’est ce que Bill Ninacs, candidat de Québec solidaire dans Arthabaska, a dans sa mire pour 2020-2025… tout disant souhaiter que cela se réalise avant!

Lors de son dernier point de presse avant le scrutin du 8 décembre, il a expliqué que Victoriaville possédait déjà plusieurs atouts. «On est de bons tacticiens, mais il nous faudrait aussi devenir de bons stratèges», a-t-il dit.

Précisant qu’il était le seul candidat ayant occupé des postes de direction tant dans des établissements publics que privés, seul candidat à diriger une entreprise (la coopérative de consultants La CLÉ), il dit avoir réfléchi à la raison pour laquelle il avait tant de mal à inciter des professionnels et chercheurs à s’installer chez nous.

Il a d’abord évoqué l’importance, et l’urgence, de se doter chez nous d’une salle de spectacles, d’un lieu où l’on pourrait diffuser et faire rayonner la culture d’ici. «On a ici des infrastructures culturelles innovatrices comme le Musée Laurier, les Fêtes victoriennes, le FIMAV et le Parminou», a-t-il énuméré.

Selon lui, l’existence d’une salle de spectacles serait plus pressante qu’un stade – projet inscrit au plan d’action du candidat libéral – pour s’attirer des professionnels.

Quant à l’enseignement supérieur, il se limite, ici, à ce qu’offre le cégep de Victoriaville et à quelques cours universitaires. Cela ne suffit pas, selon lui, à créer un milieu stimulant pour les professionnels. S’il appuie sans réserve les deux projets de centres collégiaux de transfert et de technologie pilotés par le Cégep, M. Ninacs croit que de l’expertise de la région, l’on pourrait développer tout le champ de «l’économie du savoir». L’action communautaire, la mobilisation locale, l’agriculture biologique, la notoriété de la région en matière d’environnement constitueraient un terreau intéressant pour créer un campus universitaire.

Le candidat de Québec solidaire a également rappelé que Québec solidaire préconisait une hausse du salaire minimum et un renforcement de la Commission des normes du travail. «Victoriaville, c’est connu, est un lieu où les salaires sont bas. Il n’est pas normal que quelqu’un qui travaille 40 heures par semaine soient sous le seuil de la pauvreté.»

Traçant le bilan de sa campagne, Bill Ninacs a estimé qu’il avait été un «meilleur candidat» qu’au scrutin de 2007, même si, en raison de ses disponibilités physiques et professionnelles limitées, il n’a pu être aussi présent des gens qu’il l’aurait souhaité.

«Je suis ici depuis 40 ans parce que je l’ai décidé. Je suis l’aîné de la gang (62 ans). Je suis le seul à avoir travaillé au public et au privé. Et le fait d’avoir travaillé dans plusieurs entreprises – dont des multinationales – m’a amené à bien comprendre comment il est important que les décisions se prennent dans la région et pas dans un bureau chef à l’extérieur.»

Sa formation politique est peut-être «marginale» actuellement, a-t-il souligné, mais elle porte des idées novatrices, qui, il l’espère, seront mises de l’avant dans ce grand «forum» qu’est l’Assemblée nationale. Sans porte-voix de Québec solidaire à l’Assemblée nationale, «la société serait perdante», a conclu Bill Ninacs.