Midi politique : certains ont le carquois plus garni que d’autres. Hélène Ruel, La Nouvelle/L'Union
Le 6 décembre 2008
À cinq jours du scrutin provincial, quatre des cinq
candidats en lice dans Arthabaska se sont retrouvés assis à une même
table, à la salle de regroupement du cégep de Victoriaville, pour un
débat d'une heure dont une portion ouverte a procuré à chacun la
possibilité de décocher des flèches à un adversaire.
Seul Bill Ninacs, candidat de Québec solidaire n’a pu
participer à ce midi politique, ayant délégué Maureen Martineau qui
connaît très bien le programme de cette formation politique.
Tous les autres étaient présents : Catherine Coutel du Parti québécois, François Fillion du Parti vert, Jean-François Roux, député sortant de l’Action démocratique du Québec et Claude Bachand du Parti libéral, tels qu'on les voyait, de gauche à droite de la table.
Le débat se divisait en quatre parties : une courte présentation d’une minute et, à la fin, une conclusion également d’une minute, des réponses de 30 secondes portant sur l’accessibilité aux études postsecondaires, l’intégration des immigrants, l’environnement, la vision économique et la question nationale.
C’est au cours du troisième volet – un concept original qu’au Cégep on a envie de conserver - que l’activité a été la plus dynamique, lors du débat ouvert où chacun des candidats avait, en «poche», douze droits de réplique ou «flèches» pour «piquer» un adversaire.
Tous les autres étaient présents : Catherine Coutel du Parti québécois, François Fillion du Parti vert, Jean-François Roux, député sortant de l’Action démocratique du Québec et Claude Bachand du Parti libéral, tels qu'on les voyait, de gauche à droite de la table.
Le débat se divisait en quatre parties : une courte présentation d’une minute et, à la fin, une conclusion également d’une minute, des réponses de 30 secondes portant sur l’accessibilité aux études postsecondaires, l’intégration des immigrants, l’environnement, la vision économique et la question nationale.
C’est au cours du troisième volet – un concept original qu’au Cégep on a envie de conserver - que l’activité a été la plus dynamique, lors du débat ouvert où chacun des candidats avait, en «poche», douze droits de réplique ou «flèches» pour «piquer» un adversaire.
D'un plan… à l'autre
S’il n’est pas le député sortant, c’est tout de même
Claude Bachand, qui, lors du débat ouvert, a reçu le plus de «flèches»,
lui qui représente l’actuel gouvernement libéral.
Et c’est aussi celui qui a eu le plus de mal à
circonscrire son intervention dans les courtes 30 secondes allouées,
l'alarme du chronomètre ne parvenant pas toujours à le stopper.
Il s’est souvent défendu en disant qu’il était le seul des candidats dans Arthabaska à présenter un plan d’action local préparé à la suite d’une consultation des gens de la circonscription d’Arthabaska. «C’est curieux qu’on se présente en politique sans plan, sans être présent, sans bilan. Un député, c’est un leader qui va transporter, non pas les ambitions d’un parti, mais les gens de son comté», a lancé Claude Bachand, visant entre autres son adversaire adéquiste Jean-François Roux.
«Votre plan, c’est mon bilan!», a rétorqué M. Roux, énumérant les dossiers inscrits au programme local de Claude Bachand pour dire qu’il avait travaillé sur chacun depuis son élection en mars 2007. Depuis un an et demi, a-t-il ajouté, les gens lui parlent d’éducation et de santé. «Ce sont des priorités pour nous à l’ADQ, ainsi que l’autonomie aux régions et aux individus». «Des plans, la MRC d’Arthabaska, la Ville de Victoriaville, le Centre de santé et services sociaux (etc.) en ont un. Il s’agit de travailler en collaboration avec eux. Et des médecins, il n’en manque pas que dans l’Érable, M. Bachand.»
Jean-François Roux a aussi fait bondir M. Bachand lorsqu’il lui a dit qu’aucun des quatre ministres libéraux et le premier ministre venus ici lors de la campagne électorale, n’avaient «accepté d’endosser» son plan d’action et «de prendre des engagements».
«Il faut donner l’heure juste!», a riposté M. Bachand. «La ministre Courchesne a appuyé mon plan de communications pour contrer l’exode des jeunes et le ministre de la Santé a appuyé le projet de Coalition urgence médecins de l’Érable.» «Mon avenir est avec vous!», a dit Claude Bachand, s’adressant aux jeunes, en conclusion, leur répétant que son programme électoral lui avait été dicté par leurs parents.
S’il a un plan, le candidat du Parti libéral ne répond pas aux questions, aux questions des étudiants, s’est exclamée la péquiste Catherine Coutel, suscitant les applaudissements des collégiens. La candidate reproche au gouvernement libéral d’avoir coupé dans les prêts et bourses aux étudiants, augmenté les frais de scolarité, et, plus globalement, d’avoir augmenté les tarifs, retiré de l’argent aux programmes de francisation des immigrants.
À l’instar du candidat adéquiste –mais, c’est là sa seule accointance – elle dit que le gouvernement libéral s’était approprié des «idées péquistes, mais qu’il les appliquait de façon différente». Parlant du plan du Grand Nord, elle a dit que le gouvernement libéral était en train d’oublier de consulter la population qui y habitait. «Je veux parler avec mon cœur pour dire que les citoyens sont souvent les grands oubliés.» Sa formation politique est un «parti qui a livré la marchandise, a-t-elle souligné, et qui peut encore le faire. On veut reprendre le pouvoir.»
Québec solidaire, a dit Maureen Martineau, propose de faire de la politique «autrement» et soumet aux citoyens un vrai «projet de société». «On dit non à l’économie d’abord. Mais on dit «oui» aux citoyens d’abord, à l’environnement d’abord, à l’égalité d’abord, à la justice sociale d’abord, à la souveraineté d’abord, à la solidarité d’abord.»
«Bla, bla, bla! On est tous des beaux parleurs! Ce qu’on veut tous, c’est une planète en santé, a conclu le candidat vert François Fillion. Peu importe le résultat le 8 décembre, il nous faudra faire du ménage dans la société. Pour une planète en santé, il faut de l’engrais biologique, de la solidarité, du cœur au ventre et de l’amour.»
C’était quoi la question?, a-t-il demandé à quelques occasions dans le feu du débat, lui qui en est à sa troisième campagne électorale en moins de deux ans et qui a admis ne pas connaître l'intégralité du programme Vert.
La grande déception de ce midi politique? Aucun étudiant n’a voulu adresser une question aux candidats par le truchement de la caméra du Vox populi installée depuis plus d’une semaine dans un local attenant à la salle de regroupement.
Il s’est souvent défendu en disant qu’il était le seul des candidats dans Arthabaska à présenter un plan d’action local préparé à la suite d’une consultation des gens de la circonscription d’Arthabaska. «C’est curieux qu’on se présente en politique sans plan, sans être présent, sans bilan. Un député, c’est un leader qui va transporter, non pas les ambitions d’un parti, mais les gens de son comté», a lancé Claude Bachand, visant entre autres son adversaire adéquiste Jean-François Roux.
«Votre plan, c’est mon bilan!», a rétorqué M. Roux, énumérant les dossiers inscrits au programme local de Claude Bachand pour dire qu’il avait travaillé sur chacun depuis son élection en mars 2007. Depuis un an et demi, a-t-il ajouté, les gens lui parlent d’éducation et de santé. «Ce sont des priorités pour nous à l’ADQ, ainsi que l’autonomie aux régions et aux individus». «Des plans, la MRC d’Arthabaska, la Ville de Victoriaville, le Centre de santé et services sociaux (etc.) en ont un. Il s’agit de travailler en collaboration avec eux. Et des médecins, il n’en manque pas que dans l’Érable, M. Bachand.»
Jean-François Roux a aussi fait bondir M. Bachand lorsqu’il lui a dit qu’aucun des quatre ministres libéraux et le premier ministre venus ici lors de la campagne électorale, n’avaient «accepté d’endosser» son plan d’action et «de prendre des engagements».
«Il faut donner l’heure juste!», a riposté M. Bachand. «La ministre Courchesne a appuyé mon plan de communications pour contrer l’exode des jeunes et le ministre de la Santé a appuyé le projet de Coalition urgence médecins de l’Érable.» «Mon avenir est avec vous!», a dit Claude Bachand, s’adressant aux jeunes, en conclusion, leur répétant que son programme électoral lui avait été dicté par leurs parents.
S’il a un plan, le candidat du Parti libéral ne répond pas aux questions, aux questions des étudiants, s’est exclamée la péquiste Catherine Coutel, suscitant les applaudissements des collégiens. La candidate reproche au gouvernement libéral d’avoir coupé dans les prêts et bourses aux étudiants, augmenté les frais de scolarité, et, plus globalement, d’avoir augmenté les tarifs, retiré de l’argent aux programmes de francisation des immigrants.
À l’instar du candidat adéquiste –mais, c’est là sa seule accointance – elle dit que le gouvernement libéral s’était approprié des «idées péquistes, mais qu’il les appliquait de façon différente». Parlant du plan du Grand Nord, elle a dit que le gouvernement libéral était en train d’oublier de consulter la population qui y habitait. «Je veux parler avec mon cœur pour dire que les citoyens sont souvent les grands oubliés.» Sa formation politique est un «parti qui a livré la marchandise, a-t-elle souligné, et qui peut encore le faire. On veut reprendre le pouvoir.»
Québec solidaire, a dit Maureen Martineau, propose de faire de la politique «autrement» et soumet aux citoyens un vrai «projet de société». «On dit non à l’économie d’abord. Mais on dit «oui» aux citoyens d’abord, à l’environnement d’abord, à l’égalité d’abord, à la justice sociale d’abord, à la souveraineté d’abord, à la solidarité d’abord.»
«Bla, bla, bla! On est tous des beaux parleurs! Ce qu’on veut tous, c’est une planète en santé, a conclu le candidat vert François Fillion. Peu importe le résultat le 8 décembre, il nous faudra faire du ménage dans la société. Pour une planète en santé, il faut de l’engrais biologique, de la solidarité, du cœur au ventre et de l’amour.»
C’était quoi la question?, a-t-il demandé à quelques occasions dans le feu du débat, lui qui en est à sa troisième campagne électorale en moins de deux ans et qui a admis ne pas connaître l'intégralité du programme Vert.
La grande déception de ce midi politique? Aucun étudiant n’a voulu adresser une question aux candidats par le truchement de la caméra du Vox populi installée depuis plus d’une semaine dans un local attenant à la salle de regroupement.
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