Dans Bellechasse le candidat de Québec solidaire se penche sur les enjeux régionaux
Le projet Rabaska est un enjeu local très important dans Bellechasse, mais Québec solidaire considère que c'est aussi une question de société. Est-ce le type de développement que l'on veut pour le Québec ? Amir Khadir de passage à Lévis vendredi, est venu appuyer les deux candidats de Lévis et Bellechasse, Valérie C.-Guilloteau et Colin Perreault. Il a très clairement exprimé son opposition au projet et proposé une autre vision du développement.
Selon Colin Perreault : « Nous devons promouvoir des projets positifs sur tous les plans; humains, environnementaux et économiques. Nous ne pouvons plus accepter des projets uniquement pour les bénéfices économiques, ce n'est pas pensé aux générations futures et au respect des communautés touchées par le projet ». « Je suis très conscient que notre région a besoin d'investissements, mais soyons innovateurs, soyons les maîtres d'œuvre d'un développement « réellement » durable ».
Pour Québec solidaire, le projet Rabaska ne répond à aucun des trois axes du développement durable. D'abord, au point de vie environnemental, le projet Rabaska et les deux autres projets de port méthanier au Québec contribueront à une augmentation importante des émissions de gaz à effet de serre, ce qu'on ne peut plus se permettre dans la conjoncture actuel. Le gaz est un combustible fossile non-renouvelable et Québec solidaire considère que nous avons des sources disponibles d'énergie beaucoup plus propres: hydroélectricité, éolien, solaire, géothermique, etc. Sans oublier que le plus rentable est sans contredit la réduction de notre consommation en énergie.
Puis, au point de vue de l'acceptabilité sociale, il ne faut pas oublier que Rabaska vient s'implanter en zone habitée à quelques mètres de la municipalité de Beaumont, qui s'est démocratiquement prononcée contre le projet par voie de référendum.
Finalement, même au point de vue économique, Québec solidaire considère que le projet Rabaska ne sera pas rentable à long terme pour le Québec. Le secteur de l'énergie au Québec doit être géré par l'État afin d'avoir un contrôle démocratique et de bénéficier des redevances maximales. Pouvons-nous laisser aller une privatisation par la bande du secteur si stratégique qu'est l'énergie pour un pays ?
À Québec solidaire, nous voulons un autre développement. Dans Chaudière-Appalaches, cela pourrait se traduire ainsi:
- le développement de parcs éoliens, gérés par Éole-Québec, une société publique qui sera au coeur du développement de cette industrie qu'il développera en coresponsabilité avec les instances de démocratie participative locales et régionales qui seront responsables de la mise en oeuvre des nouveaux projets, dans le respect des résultats des consultations publiques, et pourront conserver une part équitable des bénéfices issus de ceux-ci;
- le développement du transport en commun, afin d'arrimer plus facilement la combinaison de l'utilisation de l'autobus, du traversier et du vélo sur les deux rives. En ce qui concerne le transport de marchandises, nous proposons d'encourager le retour du transport maritime ( cabotage ) afin de diminuer le nombre de camions sur les routes et de favoriser le Chantier de la Davie;
- le soutien et la valorisation de l'agriculture biologique et du terroir, par le biais de crédits environnementaux d'investissement, ainsi que la protection des terres agricoles, particulièrement celles situées sur le site visé par la zone industrialo-portuaire de Rabaska et des alentours;
-le soutien à l'économie sociale en encourageant les investissement par exemples dans l'écotourisme et la valorisation du patrimoine régional.
Édition de Beauce,
Mercredi le 7 mars 2007

