La démocratie se vit dans toutes les instances de Québec solidaire. Il y a bien sûr le Congrès qui décide des grandes orientations et qui se réunit une fois tous les deux ans. Viennent ensuite les Conseils nationaux, qui se réunissent deux fois par année et qui sont les instances décisionnelles entre les Congrès. Un comité de coordination formé de 16 personnes applique les orientations votées en congrès et en conseil national et gère les activités du parti.
Le parti n'a pas de chef, mais bien deux porte-parole qui participent aux prises de décision du comité de coordination. Le travail se fait de manière collégiale et les porte-parole y participent au même titre que les autres élus du comité de coordination.
Pour plus d'informations, consultez les statuts du parti.
Née à Montréal et titulaire d'un baccalauréat en service social de l'Université de Montréal en organisation communautaire. De 1972 à 1977, elle travaille pour l'agence de service social du quartier centre-sud de Montréal et participe à la fondation du Centre de rencontre et d'information Centre-Sud. De 1977 à 1980, elle est personne-ressource au Carrefour des familles monoparentales du Québec (CSSMM). Elle contribuera activement à la restructuration de cette association. De 1982 à 1987, elle devient agente d'information pour le CSSMM en même temps qu'elle occupe la fonction de présidente de son syndicat. En 1987, elle devient coordonnatrice du Regroupement des Centres des femmes où elle découvre toute l'ampleur du mouvement féministe.
En 1994, elle devient présidente de la Fédération des femmes du Québec. Ses plus grandes réalisations sont la Marche des femmes contre la pauvreté «Du pain et des roses» de même que la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence, à l'automne 2000. À travers ces actions sociales, elle milite pour l'augmentation du salaire minimum, une amélioration de la loi sur les pensions alimentaires, la rétroactivité de la réduction du temps de parrainage pour les immigrantes et une meilleure accessibilité pour les femmes à de la formation professionnelle et à des logements sociaux avec soutien communautaire.
En 2004, elle devient porte-parole du mouvement féministe et altermondialiste Option citoyenne. Elle devient porte parole de Québec solidaire lors de sa création en 2006 et brigue les suffrages pour la première fois le 26 mars 2007. Elle termine en 2ème place avec 7910 voix soit plus de 26 % du vote exprimé dans la circonscription de Gouin.
Amir Khadir est médecin spécialiste en microbiologie-infectiologie et pratique au Centre hospitalier Pierre-Le-Gardeur, à Lachenaie.
Actif depuis de nombreuses années dans le milieu communautaire et en solidarité internationale, il a travaillé à des projets au Nicaragua, au Zimbabwe et en Inde. Il a participé pendant plusieurs années aux campagnes annuelles d’Outils de Paix, pour le Nicaragua. Amir Khadir animait le groupe Santé-Tiers-Monde à la faculté de médecine de l’Université Laval et participe depuis le début des années 1990 à la collecte de matériel médical pour la Caravane Québec-Cuba. Il collabore également avec l’organisme Aide Médicale à la Palestine.
Amir Khadir fait partie de la Coalition des Médecins pour la Justice Sociale qui s’oppose à la privatisation du système de santé québécois. Il a mené des missions en Iraq, en Afghanistan et en Palestine pour Médecins du Monde et a présidé jusqu’en 2004 le conseil d’administration de SUCO (Solidarité-Union-Coopération).
Amir Khadir a porté les couleurs du Bloc québécois dans la circonscription d’Outremont en 2000. Membre du Rassemblement pour une alternative politique (RAP) dès son lancement en 1997, il a milité et pris part à la fondation de l’Union des forces progressistes en juin 2002. Candidat de l’UFP dans la circonscription de Mercier en 2003, Amir Khadir avait recueilli 18 % des voix. Aux dernières élections, le candidat de Québec solidaire a recueilli 29.38 % des voix.
En tant que présidente du parti depuis sa fondation en février 2006, elle très fière du travail d’équipe accompli depuis plus de deux ans. Non seulement Québec solidaire a construit les bases d’un parti présent dans toutes les régions du Québec, mais il s'est bâti ensemble un lieu de débat inclusif, ouvert et respectueux, en plus de faire rayonner Québec solidaire sur la place publique.
Elle tient à asseoir davantage les pratiques démocratiques du parti. Elle veut continuer de traduire certaines des valeurs féministes en pratiques quotidiennes, comme par exemple :
• prendre des décisions rassembleuses, en tenant compte des idées et préoccupations des uns-e-s et des autres dans la formulation des propositions et des projets;
• bâtir un parti politique où confiance et respect règnent;
• favoriser l’inclusion en préparant des documents et outils d’animation accessibles, invitant à la participation de toutes et de tous, quelque soit le niveau de scolarité;
• laisser de la place au plaisir et à la créativité afin d’alimenter l’envie de militer;
• accorder à toutes et à tous le droit à l’erreur – essentiel si nous voulons oser et prendre des chemins moins fréquentés.
D’ici les deux prochaines années, Québec solidaire réalisera deux grands projets : l’élection de députés-e-s lors des prochaines élections générales et l’adoption d’un programme politique cohérent et rassembleur. Beaucoup d’énergies y seront consacrées. Cela dit, la consolidation des associations, des liens avec les mouvements sociaux et le financement récurrent lui tiennent tout autant à coeur: l’avenir du parti en dépend. Elle cherchera à allier projets ambitieux et connaissance fine des forces sur le terrain.
Benoit Renaud a été coordonateur de l’association régionale de l’Outaouais de Québec solidaire de sa fondation jusqu’au congrès de février 2008. Il a été impliqué à l’Union des forces progressistes dès son retour au Québec à l’été de 2003, après quatre années passées à Halifax. Il est également membre du collectif de la revue À Bâbord!, ainsi que du collectif Socialisme international (reconnu par Québec solidaire) et écrit régulièrement dans son journal Résistance!
Impliqué longtemps dans le mouvement étudiant durant ses études au collège Lionel-Groulx, à l’Université de Montréal, et à l’UQAM, il a participé à la fondation du Mouvement pour le droit à l’éducation (MDE). Il a passé une bonne partie des dernières années à militer dans les mouvements altermondialiste et anti-guerre. Il a participé à la commission thématique de Québec solidaire sur les questions internationales ainsi qu’au comité de rédaction du mémoire national à la commission Bouchard-Taylor.
Originaire de la région des Basses-Laurentides, Benoit Renaud a 41 ans et vit à Gatineau avec sa conjointe. Il a enseigné le français langue seconde aux adultes pendant sept ans et vient de commencer un nouveau travail comme agent de communication pour une fédération syndicale. Son passe-temps favori est la musique, qu’il a étudiée au cégep, et on peut parfois l’entendre jouer de la basse à Ottawa ou chanter avec les Dilettantes, un groupe de rock éclectique de Montréal.
Militante à Québec Solidaire depuis sa fondation, tout d’abord en réalisant la rétrospective historique de l’UFP et d’Option citoyenne pour le congrès de fondation, elle s’implique ensuite dans le comité électoral pour les élections partielles d'avril 2006 dans Sainte-Marie-Saint-Jacques (SMSJ). Aux élections générales de mars 2007, elle a assumé la coordination de la campagne électorale de Manon Massé dans SMSJ. Au plan national, elle a participé à l’élaboration du code de procédure pour les congrès et conseils nationaux de QS au sein du comité sur la démocratie participative.
Ayant été formé à l’École nationale de théâtre, elle a oeuvré dans le milieu des arts de la scène pendant plus de 15 ans où elle a cumulé plusieurs fonctions. Allant de la conception de l’éclairage, jusqu’à l’administration de différentes compagnies de théâtre, à l’organisation de tournées tant au Québec qu’à l’étranger.
Depuis toujours féministe, femme d’équipe et d’engagement, elle a travaillé à l’organisation de la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté en 2000. Depuis six ans, elle travaille dans un centre de femmes qui vise l’amélioration des conditions de vie des femmes. En plus d’y assumer la co-coordination de l’organisme, elle s’occupe plus particulièrement de la gestion financière et administrative du centre.
Le parti est à son avis la réponse à un choix de société qui respecte les citoyens et citoyennes et c’est pour elle un privilège de pouvoir contribuer à construire un Québec solidaire respectueux de la planète où chaque personne aura sa place!
Au cours des deux dernières années, il a été responsable au soutien des associations et a aussi assumé les responsabilités de soutien aux associations au sein d’Option citoyenne juste avant la fondation du parti. Il veut faire profiter cette expérience pour la mettre à contribution dans l’organisation des instances et des campagnes politiques afin que les membres et les associations participent encore plus activement.
Au cours du prochain mandat, l’adoption d’un programme politique occupera une place fondamentale dans la vie de Québec solidaire. Toutes les associations, toutes et tous les membres seront mis-e-s à contribution et, comme responsable à l’organisation, il entend mettre toutes ses énergies pour favoriser leur participation.
Québec solidaire mènera aussi des campagnes politiques, à l’interne comme à l’externe, et le rôle du ou de la responsable à l’organisation sera de soutenir l’équipe qui verra à leur organisation et à leur « rayonnement » partout au Québec. Il pense en particulier au débat que tiendront les membres sur la question nationale au cours de la prochaine année. Le parti sera appelé à réfléchir et à approfondir sa position, et la démarche impliquera une organisation rassembleuse qui permettra au plus grand nombre de participer.
Simon est responsable aux orientations de Québec solidaire depuis novembre 2006. Durant cette période, la commission politique s’est remise sur pied, elle a produit du matériel de réflexion et d’argumentaire pour la campagne électorale, elle a proposé un processus d’adoption du programme qui a été adopté lors du dernier conseil national et elle a mené à terme un processus d’adoption d'engagements électoraux qui se termine avec le congrès.
Suite à ce congrès, la commission politique devra animer l’adoption du programme politique. Cette tâche est imposante, mais cruciale et passionnante. Il veut prendre part à cet ouvrage essentiel auquel tous et toutes pourront participer. Le parti ayant adopté un processus démocratique dynamique, ouvert et participatif, il faut maintenant s’assurer de mettre toute l’énergie et l’enthousiasme nécessaire à sa réalisation.
D’abord un militant altermondialiste, c’est le Sommet des Amériques qui lui a fait découvrir à quel point il fallait travailler à changer le monde dans lequel on vit. Peu de temps après avril 2001, il a décidé de s’impliquer politiquement dans l’UFP et socialement dans le mouvement étudiant, au cégep, puis à l’université. Il a étudié en Relations Industrielles où il s’intéressait particulièrement au fonctionnement des organisations. Pendant ses études à Québec, il a tenu à bout de bras un bulletin régional hebdomadaire de Québec solidaire. Après ses études, il a été responsable de l’organisation de la permanence nationale de Québec solidaire durant les dernières élections. En plus de connaître l’équipe d’employés et de bénévoles qui s’occupent de Québec solidaire au quotidien, son expérience électorale lui a permis de connaître les équipes électorales locales dans tout le Québec. Il est maintenant conseiller syndical dans le milieu de la santé.
Comme responsable des communications, il considère très important de travailler à la cohésion des membres de Québec solidaire. Il croit qu’il est important non seulement de doter le coco national d’outils pour communiquer avec les membres, mais aussi de doter d’outils les associations régionales et de circonscriptions pour animer leur coin de pays. Plusieurs personnes ont travaillé à la création d’outils pour Québec solidaire. Il a l’intention de faire travailler encore un maximum de gens pour améliorer ces outils et, par le fait même, la cohésion des membres de Québec solidaire.
Membre d’Option citoyenne depuis sa fondation ainsi que de Québec solidaire. Impliquée dans le mouvement populaire et communautaire depuis quelque 25 ans, elle travaille dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal depuis 15 ans. Elle y côtoie quotidiennement des gens qui ne font pas partie de la majorité québécoise, et qui sont peu rejoints par QS. Issu(e)s des vieilles minorités du Québec ou de l’immigration plus récente, des Nadia, Phuoc, Nancy ou Rustam ne se retrouvent pas beaucoup dans le parti. Des efforts sont à faire pour les rejoindre et des sensibilités à démontrer ainsi que des gestes d’ouverture et de dialogue à poser pour que la position du parti sur la question nationale ne constitue pas un obstacle insurmontable. Nombre de ces militant(e)s de gauche ne se sentent pas accueilli(e)s dans la nation québécoise. D’autres, compte tenu de leur parcours, associent lutte pour la souveraineté à guerre civile.
Il y a également beaucoup à faire pour intéresser à notre parti les autres exclu(e)s : marginalisé(e)s, pauvres, désillusionné(e)s, de même que les jeunes et de larges pans de la classe moyenne – ceux et celles-là même que l’ADQ amène à voter contre leurs propres intérêts!
Depuis juillet 2006, coordination du Conseil communautaire de Côte-des-Neiges, de 1993 à 2006, organisatrice communautaire au Projet Genèse (défense des droits sociaux), de 1989 à 93, FRAPRU, 1987-88, Association des locataires des Habitations Jeanne-Mance et, avant, Ass. des locataires de Mtl-Nord, JEC, Ass. des locataires de Place Normandie, Ville de Montréal.
Caroline Sigouin est une femme aux convictions engagées et passionnée dans ce qu'elle entreprend. Elle est sensible à l'écologie sociale, à la démocratie participative et à la juste reconnaissance des nations autochtones. Son parcours l'a amenée à faire un DEC en sciences de la nature (concentration biologie et chimie), à faire du bénévolat auprès des jeunes en Équateur, à vivre dans une maison écologique, à travailler dans le milieu du patrimoine et de l'alimentation saine, à s'impliquer en politique et à participer activement dans des initiatives citoyennes comme le Forum social régional 02. Elle étudie présentement en linguistique.
Elle est membre active de Québec solidaire depuis mars 2006. Pour l'association de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, elle a été responsable du membership, secrétaire et déléguée dans les instances régionales. Elle a été candidate dans la circonscription d’Abitibi-Ouest aux élections de 2007. Elle est maintenant membre conseillère du comité de coordination de l’association QS-Chicoutimi. Elle a participé à toutes les instances nationales à l'exception du congrès de fondation.
Né à Montréal, il est étudiant à la maîtrise en sociologie à l’UQAM où il a également complété ses études au baccalauréat dans ce domaine. Impliqué dans la lutte contre la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA) et en faveur de l’accessibilité à l’éducation, il a été externe de son association étudiante lors de mes études collégiales. Jugeant nécessaire l’implication au sein d’un parti politique afin de mener ces revendications à terme, il s'est joint à l’UFP en 2003 où il a contribué à la mise sur pied de l’UFP-Campus Montréal où il a siégé en tant que responsable à la formation et à la mobilisation. Participant à la fondation de QS en 2005, il a également contribué à la mise sur pied de QS-UQAM où il a exercé les fonctions de responsable aux communications et de co-coordonnateur. Il a aussi contribué à la création du comité d’action politique de QS-Montréal à l’automne 2007. Il participe également aux travaux de la commission thématique sur la culture ainsi que de la commission thématique sur l’éducation et il a, à ce titre, été interpellé à défendre et promouvoir les positions du parti.
En tant que responsable aux associations locales, régionales et de campus, son objectif est non seulement de veiller à l’enracinement du parti dans toutes les régions et campus du Québec, mais également à la consolidation des associations qui sont à la base du fonctionnement démocratique du parti. Il s’agira également de porter une attention particulière à toutes ces associations « tenues à bout de bras » par des militantes et des militants dévoué-e-s afin de leur assurer le meilleur soutien possible. Et puis finalement, d’assurer l’appui nécessaire au plein développement descampus, porte d’entrée pour plusieurs dans l’activisme politique et terreaux fertiles d’idéaux de solidarité dont le parti est, sans doute, le représentant politique le plus éclatant.
Pionnière, battante et femme d’équipe aimant constamment relever de nouveaux défis. Bénévole dès l’âge de 16 ans dans une coopérative d’alimentation du Centre-Sud. Pendant son BAC en déficience auditive, le scoutisme l’attire et elle devient membre de l’équipe de formation des Scouts et Guides de Montréal. Tout en enseignant au secondaire, elle étudie en économie et en administration des services publics.
La politique l’ayant toujours intéressée, elle adhère au NPD-Québec en 1987. Suite à sa candidature dans Hochelaga-Maisonneuve aux générales de 1989, elle est élue conseillère à l’Exécutif national. Elle occupe différentes fonctions dont celui de chef de 1994 à 1996. Elle délaisse ce poste pour prendre soin de son père atteint d’une maladie dégénérative. Elle revient au monde de la politique en juin 2002, plus motivée que jamais, pour la fondation de l’Union des forces progressistes.
Sous la bannière de l’UFP, elle est candidate en avril 2003, puis coordonnatrice de l’UFP-Lanaudière et en septembre 2004, Conseillère à la mobilisation au niveau national. Elle travaille activement à la fusion de l’UFP et d’Option citoyenne et à l’arrimage des deux formations dans sa région. À la fondation de Québec solidaire, elle est élue Responsable au financement. Elle est porte-parole de Berthier et candidate aux dernières élections. De juillet 2005 au mois d’août 2007, elle participe à la concrétisation du premier Forum social québécois.
Jocelyne s’implique aussi dans son village, Ste-Élisabeth qui est jumelé à Sanankoroba. Elle est administratrice du Comité des mains pour demain qui planifie des missions au Mali et des stages de formation au Québec.
Mère de famille de 34 ans et militante féministe, elle a été parmi les instigatrices du premier mouvement de contestation contre les messages sexistes, racistes et xénophobes diffusés par la station de radio CHOI FM. Après avoir milité pour le mouvement étudiant dans la région de Québec, elle a été, entre autres, porte-parole du
Groupe Opposé à la Mondialisation des Marchés (GOMM), lors des mobilisations contre le Sommet des Amériques en avril 2001.
Elle a travaillé dans le milieu communautaire montréalais et québécois pendant plusieurs années. Elle est actuellement travailleuse autonome et demeure dans la région de Québec.
Membre de Gauche Socialiste (GS), Josée Larouche milite dans les partis de gauche depuis plusieurs années. Elle a notamment été candidate aux élections provinciales dans Chauveau en novembre 1998 pour le Parti de la démocratie socialiste (PDS) et aux élections partielles dans Nelligan en septembre 2004 pour l’Union des forces progressistes (UFP).
Depuis la fondation de Québec solidaire, elle a siégé au Comité de coordination national comme Responsable à l’organisation et au Comité exécutif national. Aussi, elle a assuré la coordination nationale de la première campagne électorale de Québec solidaire.
Elle a une formation universitaire en communication et a travaillé dans les années 80 principalement à titre de réalisatrice de reportages. En 1995, elle accouche de son troisième enfant avec une sage-femme dans le cadre des projets pilotes en maison de naissance. Cette expérience influencera son parcours : en 1996, elle devient présidente fondatrice du Groupe MAMAN, Mouvement pour l’autonomie dans la maternité et pour l’accouchement naturel puis, elle est nommée représentante des usagères par le ministre de la santé et des services sociaux au Conseil d’évaluation des projets pilotes sages-femmes où elle sera élue vice-présidente.
Parmi ses réalisations, mentionnons en 1997 la réalisation d’une recherche qualitative faisant le «Bilan des femmes et des hommes ayant bénéficié des services des sages-femmes dans le cadre des projets-pilotes en maisons de naissance» puis, en 2000, en collaboration et pour le compte de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), «La périnatalité québécoise depuis vingt ans». En 2004, elle co-dirige la publication aux éditions du Remue-Ménage de «Au coeur de la naissance, témoignages et réflexions sur l'accouchement».
En 2000, elle devient directrice générale de l’ASPQ où elle demeurera durant plus de 5 ans et où elle participera notamment au développement des dossiers périnatalité, conciliation famille-travail, santé des femmes et problématique du poids. Depuis 2006, elle développe un projet de série documentaire-fiction, elle codirige un second projet de publication, donne des conférences et rédige articles et prises de position. Ses champs d’intérêts incluent la santé publique, l’action sociale, la condition féminine, la famille, la maternité, la puériculture ainsi que la promotion de la reconnaissance de la spécificité des femmes.
François Saillant est né à Québec et diplômé en journalisme de l’Université Laval. Il milite depuis plus de 30 ans dans le mouvement communautaire, principalement sur les enjeux de logement, de lutte contre la pauvreté et de défense des droits sociaux. Il a également été activement impliqué durant une dizaine d’années dans la solidarité avec les peuples autochtones.
Membre actif du Parti québécois à ses débuts, il a par la suite été militant du groupe marxiste-léniniste En lutte! jusqu’à sa dissolution en 1982. Il a pendant quelques années été un des animateurs d’une revue politique radicale baptisée Révoltes.
En 2003, il a fait partie du collectif initiateur du mouvement d’éducation politique D’abord solidaires. De l’automne 2003 à février 2006, il a milité au sein d’Option citoyenne où il a agi comme co-porte-parole. Il était au même moment membre du comité de négociation avec l’Union des forces progressistes.
Durant les deux premières années d’existence de Québec solidaire, il a agi comme trésorier et représentant officiel du parti.
Au printemps 2007, il a été candidat de Québec solidaire dans le comté de Rosemont où il a recueilli 3433 votes (9,37 %).