Les électeurs et électrices de Borduas bafoués
Les électeurs et électrices de Borduas bafoués Les électeurs et électrices du comté de Borduas qui souhaitaient entendre Julie Raby, candidate de Québec solidaire dans le cadre du débat organisé par la Chambre de Commerce, sont bafoués par la décision qui fut prise de réunir seulement les candidats des trois partis représentés à l’Assemblée nationale .
À l’instar de la décision tenue par les diffuseurs pour le débat des chefs, cette façon de faire constitue aussi un accroc à la démocratie. Pour Julie Raby, l’excuse évoquée, soit la volonté que ce débat se tienne à l’intérieur d’un 5 à 7, est inacceptable. « Je trouve odieux que les organisateurs de ce débat mais aussi que des aspirants députés, dans un comté dignement représenté par un ardent défenseur de la démocratie, ne fassent pas preuve de plus de considérations pour les électeurs.
Tous ont le droit d’entendre les candidats et candidates qui ont à cœur de les représenter.» C’est pour elle un manque de jugement. « N’ont-ils rien retenu de la controverse suscitée par le débat des chefs ? Rappelons-nous qu’à l’intérieur d’une seule semaine, plus de 25 000 personnes ont signé une pétition demandant la participation de Québec solidaire et du Parti Vert au débat des chefs. De plus, à travers l’ensemble Québec c’est plus d’un demi million de personnes qui se sont déclarées intéressées par les positions prônées par Québec solidaire et le Parti Vert.
Certains d’entre eux se retrouvent certainement dans le comté de Borduas. » Pour la candidate, il s’agit d’une initiative soit totalement improvisée soit concoctée en catimini. En effet, à la suite d’une réunion tenue au bureau du directeur du scrutin le 12 mars dernier, l’équipe de Québec solidaire avait manifesté son étonnement à l’équipe libérale sur le fait qu’il n’y ait pas de débat local. Ces derniers avaient confirmé cet état de fait. Or, on nous apprend que la formule du débat a été réglée le lendemain de cette rencontre, soit le mardi 13 mars. Plusieurs Chambres de commerce à la grandeur du Québec ont pourtant organisé des débats auxquels tous les candidats locaux étaient invités.
La candidate estime que les organisateurs du débat ont erré en privant les électeurs et les électrices d’une source privilégiée d’information qui aurait pu enrichir grandement le débat. À la place on se retrouve avec une sorte de déficit démocratique.
Ariane Labonté, Responsable des communications 450-464-6688




