Des priorités régionales pour Yves Bolduc, nouveau ministre et candidat libéral dans Jean-Talon

 

Mercredi dernier (25 juin), Jean Charest annonçait la nomination d’Yves Bolduc comme nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, en remplacement de Philippe Couillard qui confirmait le même jour son départ, y compris du poste de député de Jean-Talon.  Suite à ces annonces, Québec solidaire Capitale-Nationale émettra lundi (30 juin) un communiqué de presse qui interpelle le nouveau ministre et candidat libéral déclaré dans l’éventuelle élection partielle qui se tiendra à l’automne dans Jean-Talon. 

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de presse qui sera émis lundi 30 juin aux médias de la région.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pour publication immédiate

 

Des priorités régionales pour Yves Bolduc, nouveau ministre et candidat libéral dans Jean-Talon

Suite à la nomination d’Yves Bolduc, Québec solidaire propose ses priorités régionales au nouveau ministre : lutter contre la pauvreté et réduire les coûts des médicaments

Québec, le 30 juin 2008    Suite à la nomination d’Yves Bolduc, le 25 juin, à titre de ministre de la Santé et des Services sociaux, Serge Roy, co-porte-parole de Québec solidaire Capitale-Nationale, lui recommande des priorités d’action pour notre région.  Cette perspective régionale s’ajoute à la perspective nationale offerte par Amir Khadir, co-porte-parole national, transmise par communiqué le jour même de la nomination du nouveau ministre.

Selon Serge Roy, « La première chose à faire pour le nouveau ministre qui souhaitera se faire élire dans Jean-Talon, c’est de décider s’il va suivre les conseils de Mario Dumont ou ceux de la Direction de santé publique de Québec.  Le premier dit qu’il faut mettre en œuvre le rapport Castonguay et augmenter la place du privé en santé.  La seconde, dans son rapport publié le 8 avril dernier présentant un bilan de santé de notre région, répète comme nous que pour améliorer l’état de santé des gens, il faut avant tout lutter contre la pauvreté. »

En effet, comme bien d’autres études des dernières années, le rapport Portrait de santé de la région de la Capitale-Nationale 2008 de la Direction de santé publique pour notre région, publié le 8 avril dernier,  montrait clairement qu’il existe un lien entre l’état de santé de la population et la pauvreté.  Ce qui était particulièrement troublant dans ce rapport, c’était de constater l’ampleur étonnante des différences entre les quartiers économiquement défavorisés (la basse-ville) et le reste du territoire.  On y notait aussi que les femmes monoparentales et leurs enfants sont particulièrement vulnérables.

En décembre 2002, les trois partis traditionnels, ceux représentés à l’Assemblée nationale, adoptaient à l’unanimité la « Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale ».  Cinq ans et demi plus tard, il faut déplorer que peu de progrès ait été accompli, malgré une période de croissance économique soutenue (le PIB du Québec a cru de 64,5 milliards $ de 2000 à 2007 !), durant laquelle les mieux nantis ont continué de s’enrichir. 

Parmi les besoins criants en matière de lutte à la pauvreté dans notre région, il y a :

  • la hausse du salaire minimum au « seuil de faible revenu », ce qui équivaudrait à environ 10,50 $ l’heure ;
  • la pleine indexation des prestations d’aide sociale, et la hausse de celles-ci, de manière à se rapprocher de la couverture des besoins essentiels ;
  • l’augmentation de l’offre en logement social et coopératif, pour pallier à l’absence de logements locatifs dont le taux d’inoccupation à Québec se situe entre 0,7 % et 1,2 % ;
  • des mesures additionnelles d’aide à l’emploi pour les nouveaux arrivantEs.

Le dernier budget libéral du 12 mars dernier offrait bien peu ou rien du tout pour répondre à ces besoins.  Quant au rapport Castonguay, qu’Amir Khadir était venu déboulonner à Québec dès le 23 février, n’offre absolument rien, puisque ce ne sont pas les cliniques privées ni les compagnies d’assurances qui vont s’attaquer à la pauvreté.

Serge Roy invite donc le nouveau ministre à « résister à la tentation d’agir comme gestionnaire d’hôpital, et plutôt à s’engager sur le terrain politique pour convaincre ses collègues du Conseil des ministres de mettre la priorité sur la lutte à la pauvreté. »  Puis, « s’il veut stopper l’exode du personnel infirmier du secteur public vers le secteur privé, qu’il s’assure que son gouvernement cesse d’implanter des mesures en faveur des cliniques privées. »  Et d’ajouter : « S’il veut faire des économies dans le système de santé, qu’il commence par le coût des médicaments et qu’il fasse sienne la création de Pharma-Québec prônée par Québec solidaire et qui lui ferait épargner des centaines de millions $ par année. »

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Pour plus d’informations : Jean-Yves Desgagnés, 418-262-0387.

 

Références utiles :