Le candidat de QS dans Chapleau propose un statut particulier pour l’Outaouais en éducation postsecondaire
Gatineau – 16 novembre
Le candidat de Québec solidaire dans le comté de Chapleau, Benoit Renaud, propose qu’un statut particulier soit octroyé à l’Outaouais dans le domaine de l’éducation postsecondaire, comme pour celui de la santé, et pour des raisons similaires. Tout comme les résidents de l’Outaouais ont recours aux services de santé disponibles à Ottawa (à raison de 55 millions$ par année), ils se dirigent vers l’Université d’Ottawa ou la Cité Collégiale pour leur éducation, faute de programmes équivalents du côté québécois.
« Il n’y a pas de bonne raison pour que l’UQO n’offre pas la même gamme de programmes que l’Université de Sherbrooke, comme une faculté de droit par exemple, affirme Benoit Renaud, un professeur de français à l’éducation des adultes. « La cause de cette disparité est la formule de financement paralysante fondée sur l’histoire récente et le nombre d’inscriptions. Il faut offrir à l’UQO un budget spécial pour le développement de nouveaux programmes, indépendamment de son financement régulier », ajoute-t-il. Il souligne que le projet de faculté de médecine associée, une idée lancée par Bill Clennett de Québec solidaire lors de l’élection générale de 2007, fait maintenant l’unanimité.
Le candidat à la succession de Benoit Pelletier considère aussi que dans une période économique difficile, il est plus important que jamais d’investir dans notre richesse la plus précieuse, nos gens et leurs compétences, ce qui demande une augmentation substantielle du budget alloué à l’éducation. Dans ce domaine, Québec solidaire propose notamment l’ajout de 38 000 places en garderies subventionnées, la réduction du nombre d’élèves par classe au primaire et au secondaire, la gratuité scolaire à l’université et le droit pour les immigrantes et immigrants d’apprendre le français.
« Plutôt que de mettre des milliards dans la construction de barrages et de routes dont on n’a pas besoin et qui ne font qu’encourager le gaspillage d’énergie en détruisant notre environnement, on devrait investir dans l’infrastructure humaine, la vraie richesse du 21e siècle. Le programme du gouvernement Charest est accroché aux mauvaises idées des années 1970, et ni l’ADQ ni le PQ ne semblent capables de présenter une alternative », de conclure le candidat de Québec solidaire.




