Charlevoix solidaire, une priorité
Le 1er décembre 2008
Pourquoi Québec Solidaire parle-t-il de solidarité ? Parce que Québec solidaire propose une nouvelle manière de chercher des réponses aux problèmes sociaux et économiques et à la question de l’avenir du Québec au sein de la confédération canadienne.
Nous proposons un débat ouvert entre les citoyens, les citoyennes, les municipalités régionales de comté, les éluEs municipaux et représentantEs d’organismes comme l’Association touristique, l’Union des producteurs agricoles, les regroupements forestiers et toutes les autres instances pour développer une perspective de développement durable. Pourquoi ? Parce que plusieurs secteurs sont en difficulté :
1) L’agriculture est en perte de vitesse; le seul secteur qui semble bien fonctionner est l’élevage de porcs, mais il survit grâce à de généreuses subventions de l’état.
2) Les contrats d’exploitation forestière avantagent d’abord les multinationales du bois d’œuvre et des pâtes et papiers qui surexploitent nos forêts. Cette situation entraîne non seulement une destruction de la faune et de la flore, mais aussi une érosion accélérée des sols. Il faut que cette ressource soit sous un contrôle plus rigoureux pour une exploitation durable, donc à long terme et écologique.
Charlevoix, région déclarée Patrimoine mondial de la biodiversité par l’UNESCO, représente une richesse pour le développement touristique certes, mais un tel statut international commande des politiques énergiques de protection du territoire. Afin que notre territoire garde sa beauté superbe, le gouvernement doit élargir les zones protégées, développer une politique de remise en valeur des terres en friche vouées, surtout actuellement, à l’épandage du lisier de porcs plutôt qu’à une agriculture viable.
3) La gestion de l’eau potable constitue aussi un problème sérieux dans Charlevoix. Certaines rivières souffrent de la pollution. L’eau concerne les citoyenEs d’abord. Il faut des politiques régionales plus claires, plus cohérentes et plus rigoureuses pour la protection des cours d’eau et de la nappe phréatique, l’exploitation de la ressource, le contrôle de la vente de l’eau.
Il faut aussi rétablir des normes d’épandage du lisier de porcs à 30 mètres des berges des cours d’eau au lieu de 3 mètres comme c’est le cas depuis l’époque du gouvernement de Lucien Bouchard.
4) Le compostage industriel doit faire partie des nouvelles pratiques écologiques. Actuellement, le site d’enfouissement de Snigoll, à Notre-Dame-des-monts, ne suffit plus. Réduire le dépôt des matières organiques (résidus de fruit et légumes, feuilles mortes, etc.) représente une partie significative de la solution avant de penser développer un nouveau lieu d’enfouissement technique.
5) L’énergie éolienne est une autre priorité. Malheureusement, ce secteur est pratiquement donné à des firmes privées. La plupart des projets coopératifs ont été refusés par Hydro-Québec au grand mépris des gens des régions. Québec solidaire propose de créer une agence particulière pour le développement de l’industrie éolienne, ÉOLE-QUEBEC. Une telle approche permettrait aux gens d’une région comme Charlevoix de participer au développement de cette nouvelle ressource énergétique.
6) L’industrie touristique a besoin d’une remise en question pour développer des projets structurants à long terme et assurant des emplois toute l’année dans une perspective de développement durable écologique. Québec solidaire considère le développement touristique comme une clé du développement durable des régions . Là aussi, la concertation de tous les acteurs du milieu est nécessaire.
7) Enfin, le développement des services de santé est un enjeu majeur. Nos services de santé et services sociaux souffrent d’un manque chronique de ressources humaines et techniques. Il faut d’abord demander au gouvernement d’abolir cette arme de destruction massive du système de santé qu’est l’agence de partenariat-public-privé (ppp) qui oriente les services vers le secteur privé. Une telle politique risque de jeter nos services de santé directement entre les mains de multinationales voraces comme les compagnies d’assurances et les firmes de services spécialisés. La maladie n’est pas une marchandise. Comparons avec les services de soins dentaires. Combien coûtent-ils aux gagne-petits? C’est exorbitant. Plusieurs personnes doivent se priver de soins. Alors que le gouvernement Charest est en train de privatiser les soins de santé, peut-on appeler cela de la bonne gestion de l’économie. Non! C’est tout simplement aberrant! Québec solidaire propose plutôt de maintenir l’assurance-maladie publique actuelle et de l’élargir aux soins dentaires et les soins pour la vue. Québec solidaire propose aussi une politique plus cohérente de l’usage des médicaments. Il nous faudrait l’équivalent d’une régie de l’assurance-maladie qui s’appellerait PHARMA-Québec.
Voter solidaire signifie voter pour un Québec souverain solidaire, écologique, féministe et pluriel c’est-à-dire inclusif, considérant les autochtones et les citoyens et citoyennes issus de l’immigration comme des Québécois et des Québécoises à part entière .
André Jacob, candidat/Charlevoix
jacob.andre[arobas]videotron.ca
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