Québec solidaire accueille favorablement plusieurs orientations proposées par le ministre Drainville. Notamment l’inclusion dans la Charte des droits et libertés du principe de laïcité, la dispensation des services publics à visage découvert, les balises encadrant les accommodements religieux et le devoir de neutralité des employés-es de l’État. Par contre, sur le port de signes religieux par les employés-es de l’État et des institutions publiques, la position du gouvernement ne tient pas la route et aura des effets néfastes sur le terrain.

« L’enfer est souvent pavé de bonnes intentions et celles du ministre concernant les signes religieux sont marquées par l’inégalité. À Québec solidaire nous faisons une différence entre la neutralité religieuse des institutions et celle des individus. Nous croyons qu’une personne peut agir avec loyauté et professionnalisme tout en arborant un signe religieux », affirme Françoise David, députée de Gouin.

« Par ailleurs, pourquoi permet-on un droit de retrait aux institutions médicales et pas aux écoles? Serait-ce parce que l’on retrouve plusieurs femmes portant le voile dans les écoles et garderies? On dit souvent que le jupon dépasse mais dans ce cas précis, je pense que c’est plutôt un voile qui dépasse. On s’apprête donc à agir de façon discriminatoire à l’égard des femmes d’une communauté spécifique. Plutôt que d’inclure on exclut », précise la porte-parole de Québec solidaire.

Au nom de l’histoire Monsieur Drainville!

« Le Ministre insiste pour conserver le crucifix au-dessus du président de l’Assemblée nationale, la personne dont la fonction incarne en elle-même la neutralité de l’institution politique. Au nom de l’histoire, je rappelle au ministre Drainville que ce crucifix a été placé à cet endroit par Maurice Duplessis en 1936 pour sceller l’alliance entre l’Église et l’État. Je demande donc au ministre de déplacer ce symbole dans un lieu visible par les visiteurs de l’Assemblée nationale et d’y mettre une plaque explicative», poursuit-elle.

Consultations

« Nous souhaitons une consultation vraiment publique et non une sorte de ligne ouverte à usage discrétionnaire par le ministre. Québec solidaire continuera d’affirmer ses positions : oui à un État laïque, neutre religieusement mais oui aussi à une société juste et inclusive », de conclure Andres Fontecilla, président et porte-parole de Québec solidaire.