Lettre d'opinion de Monsieur Louis-Marie Gagnon

Canton-Tremblay, le 20 novembre 2008

Je suis un retraité d’Alcan qui a milité dans mon syndicat comme officier pendant 32 ans.  Je continue à m’impliquer socialement pour les droits des retraités.  Je milite pour Québec solidaire depuis 2 ans dans le comté de Dubuc.

Pourquoi, en tant que travailleur, je vous demande de voter Québec solidaire ?

Dans les années 60, on a réalisé de beaux changements pour la classe sociale des petites gens. On a mis en place l’assurance-sociale, l’assurance-chômage, l’éducation gratuite, l’assurance-maladie. Cela a eu beaucoup d’effets et a aidé nos pères à connaitre une vie meilleure, basée sur la justice sociale. C’était merveilleux!

Dans les années 70, on a décidé de prendre notre avenir en main en créant la Parti Québécois pour réaliser l’indépendance du Québec et devenir aux yeux des autres une vraie nation, un vrai pays.

Malheureusement, on a échoué une première fois par manque de chance et d’information. « À la prochaine fois, si j’ai bien compris, a dit le chef! ». Ce parti en qui nous avions confiance a fait un virage à droite. Rappelez-vous, en 1982, le ministre Yves Bernard qui a pris le bâton du pèlerin pour sabrer dans les salaires des travailleurs de la fonction publique. Il a continué en baissant les impôts des grosses corporations  multinationales, ouvert les portes de la Caisse de dépôt  à des capitalistes québécois pour créer, disait–il, un establishment québécois! On a perdu des centaines de millions dans les rentes du Québec. Il continuait de baisser les impôts des riches et des biens nantis tout en augmentant les nôtres créant ainsi un déséquilibre fiscal.

Dans les années 80, le parti Libéral prenait le pouvoir et continuait la même politique de droite, passant  des contrats secrets avec les multinationales de l’aluminium, donnant notre richesse, l’hydroélectricité, nous privant ainsi de 13 millions de revenus. Au milieu des années 90, le Parti québécois reprit le pouvoir avec monsieur Parizeau qui joua sur la fibre nationaliste des Québécois. Il ne travaillait pas avec le peuple pour vraiment faire avancer l’indépendance. Il se fiait à son establishment mais celui-ci lui glissa entre les doigts et appuya, en bonne partie, le fédéral avec son argent. Suite à ce rendez-vous manqué, le Parti québécois a gouverné de plus en plus vers la droite, faisant des réformes en faveur des riches, diminuant les impôts des entreprises, coupant dans les services sociaux et commençant la privatisation des services publics. Les Libéraux reprirent le pouvoir et continuèrent sur la même chanson, sur le même air de musique!

Dans son premier mandat, le ministre Séguin voulut faire une réforme plus juste de la fiscalité. Ça n’a pas été long qu’on lui a montré la porte. Le nouveau parti de l’Action démocratique du Québec ainsi que les deux autres partis crient! Il faut laisser faire, il ne faut pas intervenir dans l’économie! Pendant ce temps on pille  la forêt, on vole nos richesses naturelles à qui mieux mieux! Les riches font encore plus d’argent et les classes moyennes s’appauvrissent de plus en plus.

Soudain la crise économique! Ça va mal pour les riches! On dit qu’on est en temps de crise, qu’il faut que la classe moyenne fasse plus de sacrifices encore! On leur donne des milliards de nos avoirs, nos pensions et nos investissements, sans contre-partie.  Nos supposés représentants du PQ, des Libéraux ainsi que ceux de l’ADQ ne font rien. Ils ne parlent que de la difficulté et de l’aide aux riches et privatisent de plus en plus.

Je crois que nous ne pouvons plus faire confiance à ces gens là! C’est pourquoi nous devons appuyer Québec solidaire qui apporte de vraies solutions à nos problèmes;

­         qui milite pour une plus grande justice sociale;

­         qui veut maintenir un régime public de soins de santé pour tous;

­         qui veut créer "Pharma Québec" pour baisser les prix des médicaments;

­         qui abolira la loi 42 qui impose des conditions inacceptables dans les milieux hospitaliers;

­         qui fera une réforme fiscale pour que les plus riches et les grosses corporations paient leurs impôts comme tout le monde;

­         qui abaissera les subventions à ces mêmes multinationales;

­         qui combattra les paradis fiscaux.

 

On retirerait au-dessus de 20 milliards de fonds publics en récupérant nos richesses naturelles que sont l’hydro-électricité et les éoliennes. On favorisera la création de coopératives de développement. Les forêts appartiendront aux gens du milieu et seront gérées par des comités forestiers locaux. On proposera aux Québécois et Québécoises l’indépendance pour le peuple, une nouvelle société bâtie par le peuple, en créant des assemblées constituantes pour que les gens décident de l’avenir que nous voulons pour le Québec.

Mes amis réfléchissez, est-ce que l’on continue à s’appauvrir en maintenant ces gens-là au pouvoir?

Ou est–ce que l’on vote pour une véritable justice sociale ?

Je crois que la question ne se pose même pas.

Tous et toutes ensemble, nous devons voter pour une solution d’avenir !

 

Louis-Marie Gagnon