Les reportages de Radio-Canada portant sur la corruption possible à la Coalition Avenir Québec viennent confirmer les dires de Québec solidaire : la corruption est un problème structurel et non le fait de quelques individus.

« Depuis le début de la campagne, la CAQ veut nous présenter M. Duchesneau et Mme Cohen comme des incorruptibles qui allaient tout changer. Comme si un problème politique aussi imposant que la corruption au Québec pouvait se régler grâce à l’intervention d’un Eliot Ness providentiel. Il faut à tout prix éviter d’entrer dans le jeu qui consiste à savoir qui est ou non corrompu ou corruptible. Nous devons plutôt constater que la corruption est un système généralisé et y mettre fin de façon durable. Depuis le début de la campagne, nous proposons une série de mesures pour atteindre cet objectif », rappelle Amir Khadir, porte-parole de Québec solidaire.

« Le problème de la CAQ, c’est bien plus son rapport à l’argent que les gestes posés par M. Duchesneau il y a 14 ans ou l’inaction de Mme Cohen. Lors du débat des chefs, on a bien vu que M. Legault ne semble pas considérer que ce soit un problème d’exiger 25 000$ de dons pour accepter une candidature ou d’accepter de se déplacer uniquement dans des évènements où des sommes similaires sont amassées. Cette dépendance à l’argent est malsaine et empoisonne la vie politique. S’il est porté au pouvoir, M. Legault sera inévitablement confronté à des demandes de retour d’ascenseur. Pour assainir notre vie politique, il faut mener des campagnes plus sobres et centrées sur les idées. Il semble que lors de cette campagne, M. Legault ne soit pas prêt à faire ce choix », se désole Françoise David, porte-parole de Québec solidaire.

Rappelons que le 31 juillet dernier, les solidaires ont invité les partis à signer une déclaration dans laquelle ils s’engagent à soutenir la mise en place rapide de mesures visant à:

  • Abaisser le plafond des dons individuels;
  • Augmenter la contribution publique au financement des partis;
  • Abaisser le plafond des dépenses permises dans les campagnes électorales et de le compenser, en partie, par le financement public de certaines dépenses (publicités télévisées, distribution du programme politique à tous les citoyens et citoyennes par l’État, etc.);
  • Exiger plus d’information sur les donateurs, dont l’identité de l’employeur;
  • Fournir plus de ressources humaines et financières au Directeur général des élections pour combattre le financement illégal et être en mesure d’effectuer un véritable travail de vérification, d’inspection et de recherche;
  • Mettre en place des sanctions plus sévères pour ceux qui contreviennent à la loi.