Conférence d'André Frappier au Cégep Ahuntsic
«L'accès à l'éducation pour tous est un droit démocratique des plus fondamentaux, car il permet de générer une société plus juste, plus équitable et plus active, capable d'agir auprès des citoyens les plus démunis et de porter des projets de société sains», tel est le message qu'André Frappier, candidat de Québec solidaire dans Crémazie, a tenu à livrer aux dizaines d'étudiants collégiaux réunis au Cégep Ahuntsic mercredi dernier.
Ayant adopté un mandat d'appui à
la gratuité scolaire, les étudiants du Cégep Ahuntsic ont également pris le
sentier de la grève devant la menace d'un dégel des frais de scolarité. À
l'occasion d'un bed-in, l'Association générale des étudiant(e)s du Cégep
Ahuntsic (AGECA) a invité André Frappier, pour présenter à une cinquantaine d'étudiants
les engagements de Québec solidaire relatifs aux études post-secondaires.
«Depuis le gel des frais de scolarité en 1994, on a constaté une faible hausse de 32% des subventions gouvernementales aux institutions post-secondaires, tandis que les frais afférents ont explosé de plus de 300%. Pendant ce temps, on a observé un recul des revenus moyens chez les étudiants… Les frais de scolarité théoriquement gelés à 1 668 $ s'élèvent dans les faits jusqu'à 2 300$ par année! Avec un prêt moyen de 2 700$, comment voulez-vous qu'on parle d'accessibilité aux études?», a déploré Wilfried Cordeau, organisateur de la Commission thématique sur l'éducation, conjointement invité à l'occasion de cet atelier.
«Le désengagement de l'État dans tous les ordres d'enseignement nous révèle l'irresponsabilité des derniers gouvernements libéraux, mais particulièrement péquistes. Au nom du paiement de la dette et du déficit zéro, ils ont systématiquement choisi de sabrer dans les services destinés à la population, de précipiter les travailleurs compétents à la retraite et de mettre toute la population au banc de la misère. C'est pour arrêter cette hémorragie en santé, en justice sociale et en éducation que Québec solidaire constitue la seule alternative crédible. Et c'est parce que des étudiants comme vous en ont conscience et se battent que nous les appuyons», a conclu André Frappier, chaudement applaudi par l'assemblée.


