Écoute du budget libéral au Bucafin

Une cinquantaine de membres et de sympathisants se sont réunis au Bucafin pour visionner le dépôt du budget par le parti libéral. Plusieurs mauvaises nouvelles, l'audience réagit vivement à chaque hausse de tarif annoncée par Raymond Bachand, il y a une ambiance d'événement sportif. Plus les déclarations se succèdent, plus on prend conscience de ce qui est en train de se passer. Les gens, maintenant silencieux, essaient de faire le point sur combien ils devront débourser de plus en électricité, taxe sur la santé, frais de scolarité, taxe sur l'essence, etc.  Certains se demandent où ils couperont dans leurs budgets déjà serrés... 

Devant l'image du ministre des finances projetés sur l'écran, les gens assistent, impuissants, au démentèlement d'un système qui profitait au plus grand nombre. Ceux qui applaudiront au lendemain de ce budget, ce sont le conseil du patronat et les chambres de commerce. Ce sont les Godbout, Montmarquette, Dubuc, Bouchard et autres « lucides ».

À la fin de la présentation du budget, Raymond Bachant répète plusieurs fois qu'il s'agit d'un budget « équitable ». Ça fait encore plus mal quand l'adversaire récupère nos mots.

Les péquistes et les adéquistes ont ensuite joué leur « rôle » d'opposition. Comme dans une pièce de théâtre ils ont montré des signes de colère, ils ont levé le ton et agiter les bras. Mais au fond, plusieurs de ces mesures se retrouvent dans leurs programmes électoraux. Dans le fond, Ils ne sont pas tant fâché que ce soit Jean Charest qui porte l'odieux de les avoir fait ces mesures.