Amir Khadir est un député reconnu pour sa franchise et son courage. On connaît moins son côté humaniste, bon vivant, poète. Pourtant, entre deux débats politiques, il prend le temps d’amener sa fille à l’école, de prendre soin de ses parents, d’engager une discussion politique intense avec un chauffeur de taxi et d’exercer son métier de médecin qui le passionne depuis tant d’années.

En parallèle de son travail de député-médecin, Amir est aussi un ardent défenseur de la culture québécoise. Arrivé au Québec à 8 ans, il a découvert, dans le sous-sol de son ami d’enfance, ce qui deviendrait son sport préféré : le hockey. Mais il est aussi passionné de poésie, parsemant ses discours d’extraits de poèmes ou de chansons des Gaston Miron, Gilles Vigneault et Richard Desjardins.

Amir Khadir, c’est finalement un simple député de Mercier, qui, comme Gérald Godin avant lui, tente de se souvenir «de l’homme qui frissonne qui attend l’autobus du petit matin après son chiffre de nuit».

Alors que la plupart des députés n’osent pas ou ne veulent pas confronter les puissants, il n’hésite pas à souligner leurs privilèges, leurs abus et leurs contradictions. Que l’on soit d’accord ou non avec lui, on ne peut s’empêcher de reconnaître à Amir Khadir sa combativité et sa droiture. Il se tient debout.