Université Laval : Conférence «Lorsque Socrate a tort...»

2009-05-12 14:00
2009-05-12 16:00

 

C O N F É R E N C E

Été 2009

 

LA FACULTÉ DE PHILOSOPHIE DE L'UNIVERSITÉ LAVAL

 

aura l'honneur d'accueillir

 

M. Andrei Cornea

pour une conférence intitulée :

«Lorsque Socrate a tort...»

 

Le mardi 12 mai, 14h00

Salle 413, Pavillon Félix-Antoine-Savard

 

Conférence


L'ancien humanisme socratique est aujourd'hui - après Nietzsche, Wittgenstein, Derrida, Foucault et tant d'autres - tombé en ruine. Néanmoins il est encore temps de construire un autre humanisme, plus modeste, défensif plutôt mais plus solide peut-être, un «humanisme secondaire», mais à condition de se poser la question première : où se trouve donc l'origine des erreurs anciennes qu'il faut en quelque sorte expier? Quo numine laeso quels sont donc les dieux qui, autrefois irrités par la philosophie socratique, se sont entre temps vengés d'elle, mais aussi, me semble-t-il, de l'être humain dans son intégrité? Seule, la réponse à cette question nous permettrait, à mon sens, de repartir la tête haute et de faire comprendre au monde actuel (contemporain du terrorisme de masse, de la manipulation génétique et de la vulgarité du «chat» sur le net) que Socrate, si irritant pût-il être dans ses prétentions à avoir toujours et irréfutablement raison (une raison assez fragile somme toute), n'est tout de même pas mort inutilement. Voyons donc ce qui se passe lorsque Socrate a tort...

 

M. Andrei Cornea est professeur à l'Université de Bucarest, où il enseigne la philosophie politique. Il a publié plusieurs livres sur la philosophie ancienne et moderne, dont Philosophie et censure. Le cas Platon, Le tournoi khazare. Contre le relativisme contemporain, École d'Athènes. Sur les utopies, les réalités et la (non) différence entre elles. M. Cornea, en collaboration avec M. Jean-Marc Narbonne, travaille également au projet d'édition, traduction et commentaire des Œuvres complètes, de Plotin aux éditions Les Belles Lettres, Collection des Presses Universitaires de France (Budé).

 

Étudiants, professeurs et grand public sont tous cordialement invités.