Françoise David, porte-parole de Québec solidaire, souhaite que le secteur de l’économie sociale et les PME ne soient pas oubliés dans l’utilisation du Fonds de diversification promis par le gouvernement pour compenser la fermeture de la centrale Gentilly-2.

Lors de sa récente visite en Mauricie, Mme David a constaté que les gens de la région s’inquiétaient du sort réservé aux 200 millions promis par le gouvernement de Pauline Marois.

« On m’a dit craindre que les petites et moyennes entreprises et particulièrement les entreprises d’économie sociale soient oubliées au profit d’investissements dans la seule grande industrie. Il faudrait que la Table de diversification tienne compte des acteurs syndicaux, sociaux et communautaires dans le choix des critères qui guideront l’attribution des sommes. Je rappelle que les entreprises d’économie sociale répondent directement aux besoins des personnes et des collectivités. Elles créent non seulement des emplois de qualité, mais sont aussi des vecteurs importants pour le développement social d’une région », explique Mme David.

La députée solidaire cite en exemple l’Écol’Hôtel K, un projet de 10 millions de dollars chapeauté par Vire Vert à Trois-Rivières. Il s’agira du premier éco-hôtel-école au Québec. Il serait le seul hôtel-boutique de Trois-Rivières. Cette formule permettra de vendre le fruit du travail des artistes et des producteurs locaux. Le projet créera jusqu’à 50 emplois locaux en plus de générer 32 millions de dollars en retombées pour l’économie régionale.

Par ailleurs, dans le dossier du déclassement de Gentilly-2, Québec solidaire invite la ministre des Ressources naturelles à étudier sérieusement la fermeture accélérée des installations, comme le propose le Mouvement Sortons le Québec du nucléaire.