Le député péquiste Nicolas Girard mène depuis plusieurs mois une croisade contre les abus de toutes sortes qui existent dans le réseau des services de garde privés. Sa persévérance a amené le Ministre de la famille à modifier des règles d’attribution de permis et à ajouter des inspecteurs. C’est tant mieux!
Monsieur Girard fut mon adversaire dans deux campagnes électorales (Gouin). Cela ne m’empêche pas de saluer sa ténacité dans le dossier des garderies.
Un hic, cependant : c’est le Parti québécois, alors au pouvoir qui a levé en 2002 le moratoire sur le développement de places dans les garderies privées. À partir de ce moment-là, le ver était dans la pomme.
Comment se surprendre, en effet, que des promoteurs de garderies commerciales aient découvert tout le profit qu’ils pouvaient tirer de services de garde largement subventionnés par l’État? Comprenez-moi bien : la majorité des garderies privées à but lucratif sont subventionnées à 80% par l’État québécois. Celui-ci contribue donc à enrichir des particuliers qui peuvent rogner sur les salaires de leurs employées et sur la qualité des services pour réaliser leurs profits.
Ce qu’il faut? Ouvrir les 15.000 nouvelles places promises par le gouvernement Charest en services de garde dans le réseau des Centres à la petite enfance, contrôlé par les parents et sans but lucratif. C’est là qu’on offre les meilleurs services (en installation et en milieu familial) et qu’on emploie les éducatrices les mieux qualifiées.
On doit mettre fin à la marchandisation des services de garde! Les enfants et leurs familles méritent mieux que cela!
Françoise David