Une grosse menterie!

Qu’est-ce qu’on peut lire en ce moment dans plusieurs stations du métro de Montréal? Une grosse menterie péquiste. Il faudrait, dit ce parti, un gouvernement majoritaire péquiste pour abolir les droits de scolarité universitaires. Faux! Un simple décret ministériel suffirait.

Il faudrait aussi cette majorité pour abolir la loi spéciale. Faux: l’article 36 de cette loi mentionne que « Les dispositions de la présente loi cesseront d’avoir effet le 1er juillet 2013 ou à la date ou aux dates antérieures fixées par le gouvernement. » Cet article met dans les mains du Conseil des ministres d’un gouvernement, majoritaire ou minoritaire, la possibilité de mettre fin à la loi spéciale.

Je suggère vigoureusement aux militants-es sincères du Parti québécois d’exiger de leur direction qu’elle cesse de propager ces menteries qui nuisent à la crédibilité-même de leur parti.

En cette fin animée de campagne, je propose que nous demeurions sur le terrain des idées, des projets, des visions pour un Québec prospère pour tous-tes, vert, souverain.

Françoise David

La pub en question :

54 comments on “Une grosse menterie!

  1. Jérémie McClure on said:

    Je crois que la publicité se veut au sens « large », c’est-à-dire que bien que certaines choses peuvent se régler par décret, il faut un gouvernement majoritaire pour modifier les budgets qui vont compenser l’annulation de la hausse des frais de scolarités.

    • Samuel Brien on said:

      Autrement dit, un gouvernement minoritaire n’aurait pas à faire de budget en 2013?

    • Louis Dionne on said:

      Il faut laisser le « sens large » de côté: En débutant la pub avec le mot « Seul », il n’y a pas vraiment de place à l’interprétation. Imaginez un seul instant une telle pub mais avec la phrase « Seul un gouvernement majoritaire de la Coalition Avenir Québec/ du Parti Libéral du Québec peut abolir… » Le tollé que cela provoquerait! Pour le reste, tout est exprimé clairement par Mme David. Désolé d’avoir à le dire, mais autant de mauvaise foi de la part du Parti Québécois m’écoeure….

    • Félix Cauchy-Charest on said:

      Non, un gouvernement, même minoritaire, peut gouverner et débloquer les fonds nécessaires à quelque politique que ce soit. Aucun budget n’a a être débloqué, la hausse n’a pas eu lieu encore.

  2. Claude Boucher on said:

    Mme David, il me semble que c’est évident que le PQ dit que s’il est minoritaire, la CAQ et le PLQ vont l’empêcher d’abroger cette merde de loi 78 en votant contre. C’est une montée de lait inutile de votre part franchement!

    • Claude Boucher on said:

      Si on est obligé de forcer le parlement à régler par décret, ça va faire la même merde dans la population que quand Charest en a fait et tout le monde l’a décrié.

      • annemarie on said:

        Madame Boucher,

        La publicité est claire et sans nuance. Ils auraient pu parler des véritables avantages d’élire un gouvernement majoritaire (stabilité, élaboration de projet à long terme, etc.), mais ils ont choisi de viser les étudiant·e·s avec des mensonges.

        Tout gouvernement émet plusieurs de décrets chaque semaine. Les décrets ne sont pas une hérésie démocratique. Le PQ en a utilisé par le passé (pensons seulement au retrait de la section Hydro-Québec Production à la gestion par la Régie de l’énergie) et avec ou sans cette publicité, on peut s’attendre à voir d’autre décrets qu’ils soient majoritaire ou minoritaire. D’ailleurs, on trouve directement dans la loi 12 qu’elle peut être abrogée par décret.

        Rappelons finalement qu’advenant l’élection de plusieurs députés solidaires, la balance du pouvoir pourrait très bien leur revenir. En tel cas, le retrait de la loi 12 et l’abolition de la hausse pourront passer sans problème après un vote majoritaire.

    • stephane dupuis on said:

      Au contraire ce billet est fort à propos, le PQ avide de pouvoir ne pense qu’à la majorité à tout pris. Un gouvernement minoritaire auras des alliers pour ses bonnes idées. Mais gouvernement minoritaire n’auras pas un chèeque en blanc. restons solidaires derrière Québec solidaire.

  3. Raymond Hill on said:

    Mr. McClure, le contenu de la publicité est bien clair, et ne laisse aucune place à l’interprétation : « Seul un gouvernement majoritaire du Parti Québécois peut abolir la hausse des droits de scolarité et abroger la loi 78. » Ce qui est faux. En d’autres mots, publicité mensongère.

  4. Denise Groulx on said:

    je suis d’accord avec Jérémie. A force de nous chicaner pour des virgules, on va finir par faire rentrer la CAQ!

    C’est à se demander ce qu’on veut vraiment: le bien du Québec ou notre petit bien à nous. Madame David, je vous crois au-dessus de ces querelles intestines. Il faut s’unir devant l’ennemi commun.

    • Ce n’est pas une question de « chialer pour des virgules », c’est une question de demander au PQ de cesser de mentir dans son espèce de campagne de peur visant à obtenir sa majorité à tout prix. S’il a tant besoin d’écarter QS de la balance du pouvoir… qu’il explique réellement pourquoi.

      • Ta réponse donne foi aux propos Denise. Toutes ses chicanes entre la gauche ne font qu’avantager la CAQ et contribue encore à la désillusion de la population quant au fait politique. Est-ce bien grave ce prétendu mensonge? Pas vraiment. Madame David s’est illustrée au débat car au lieu de critiquer les idées des autres, elle a fait part des siennes. Elle devrait faire la même chose ici. Au lieu de décrier le PQ comme étant le parti à abattre, faites-nous part de vos idées à VOUS et visez plutôt la CAQ ou pire le PLQ car il y a encore pratiquement 30% de zozos qui font encore confiance à cette gang là. En plus le terme menterie est très péjoratif. À vous attendre ils viennent de commettre le pire pêché. Je me demande bien après ca quels qualificatifs vous aller utiliser pour dénoncer la CAQ et le PLQ?

        • M. Desylva on said:

          Le PQ n’ a pas le monopole de la démagogie, Mme David vient de dire que le PQ encourage la xénophobie, alors qu’elle a dans ses rangs beaucoup de gens de communautés culturelles. Si ce n’est pas pour du capital politique, je me demande ce que c’est. Elle devrait s’en tenir à défendre son programme et à cesser de viser le PQ comme parti à abattre. C’est désolant de voir qu’alors qu’on a une chance d’avoir une femme comme PM, c’est notre féministe nationale qui lui fait la guerre, incroyable, mais vrai !

    • stephane dupuis on said:

      Désolé mais les différences entre le PQ et QS ne se limites pas à des virgules. QS offre un PROJET DE SOCIÉTÉ.

  5. Benjamin Trottier on said:

    L’objectif du PQ est de sacrer le PLQ à la porte alors qu’on dirait que le seul objectif de QS est de s’en prendre au PQ !! On dirait simplement que vous être trop faible pour vous en prendre aux fédéralistes… Mais qui sait, madame David les aime peut-être plus qu’on pense ?

    • annemarie on said:

      Pendant des élections, les partis politiques s’opposent les uns aux autres. Présentement, cela veut dire s’opposer à la CAQ, au PLQ, à ON et, oui, au PQ. Cela dit, on pourrait facilement retourner votre argument au PQ. Pourquoi s’acharner dans Gouin et Mercier plutôt que de mettre des efforts là où la lutte est serrée avec la CAQ?

      Mais recentrons-nous sur les idées. Le PQ prétend ici que la hausse et la loi 12 ne pourront être abolies qu’avec un gouvernement péquiste majoritaire. Hors, c’est faux. Un gouvernement péquiste minoritaire, avec la balance du pouvoir à Québec solidaire, pourrait tout aussi bien adopter de telles mesures. Parce que là se trouve le cœur de cette publicité: inviter les indécis qui hésitent entre le PQ et QS, et qui pourraient élire un·e député·e solidaire, à ne pas donner la chance à un petit parti.

      Utiliser des mensonges pour arriver à ses fins est une stratégie qui mérite d’être dénoncé. Tout comme utiliser la peur pour amener les électeurs et les électrices à voter pour soi.

      • M. Desylva on said:

        Il est vrai que seul le PQ peut abolir la loi 12 et la hausse, car les seuls partis pouvant prendre le pouvoir est le PLQ, la CAQ ou le PQ. Je ne crois pas que vous soyez sur les rangs pour prendre le pouvoir. madame Marois se bat contre Legault, je ne crois pas que vous soyez une grande menace pour elle. Arrêtez de vous en prendre au PQ ce n’est le parti qu’il faut viser, celui à écarter c’est la CAQ.

  6. Benjamin Trottier on said:

    Il me semble que madame David et son parti devrait d’abord et avant tout pourfendre la CAQ par exemple, un parti à l’opposé du spectre politique par rapport à eux et nous foutre la paix avec ses remontrances qui deviennent quasiment pathétique envers le vilain Parti Québécois pour qui elle semble entretenir une rengaine que je trouve plutôt malsaine… Ce n’est quand même pas le PQ qui veut mettre 7000 personnes au chômage au lendemain de l’élection ! J’aimerais davantage l’entendre sur cette question que de la voir pleurnicher pour tenter de s’attirer la sympathie des électeurs mous de sa circonscription…

    • stephane dupuis on said:

      Utiliser des mensonges pour arriver à ses fins est une stratégie qui mérite d’être dénoncé. Tout comme utiliser la peur pour amener les électeurs et les électrices à voter pour soi.

  7. Laurent Desbois on said:

    Mais à court terme…
    La division du vote, Bravo Mme David
    Too Close to Call – 30 août 2012
    http://blogues.journaldemontreal.com/elections2012/?p=31231
    Voilà qui démontre très clairement pourquoi les Libéraux – Caquistes sont si heureux d’avoir Québec Solidaire… Bravo Mme David, vous faites tellement avancer la cause…
    Pour les électeurs de la formation d’Amir Khadir et Françoise David, le principal second choix est le PQ, à 46%. Le PQ souffre certes dans 11 comtés de la division du vote avec QS, mais bénéficie de la division du vote CAQ/PLQ dans au moins 12 comtés.

    • Quand on prends comme source de référence un  »journal » aussi sérieux que celui ci, on est déjà dans le champs monsieur.

    • J,estime madame Davis je le répète mais pourquoi se présenter contre Nicolas Girard qui est un bon dépité dans Gouin et qui a permis de dénoncer plusieurs scandales sur le PLQ? Pourquoi? Il ne manque pas de comté au Québec. Elle aurai pu, à tout le moins, se présenter contre un candidat péquiste moins connu ou moins utile.

      • Bien vrai et je suis heureuse d’entendre que vous allez militer activement pour la proportionnelle. En attendant, puisque ce n’est pas notre modèle de démocratie, il faudra souffrir de voir de bons candidats perdre contre de bons candidats, et pas juste dans Gouin.

  8. À quelles stations peut-on trouver cette publicité?

  9. Didier M. D. on said:

    Je lis les commentaire et…. bon dieux que je suis tanné de vos calculs politiques, vos prédictions et vos stratégies.

    C’est à croire qu’en 2012 le monde politique se résume à une partie d’échec.

  10. S. Jonathan on said:

    Par chance, les étudiants, et une majorité de la population ne sont pas dupes…Faisons-leurs confiance. Ces tactiques douteuses va se retourner contre eux le 4 septembre.

  11. Charles Carrier on said:

    C’est fou à quel point les péquistes sous-estiment l’intelligence des gens. « Élisez-nous majoritaires, ou ce sera le chaos ! » Un peu de sérieux. Ils peuvent tout à fait gouverner en étant minoritaires, notamment en émettant des décrets ministériels. Prétendre le contraire est mensonger.

    Chers péquistes, n’éprouvez-vous pas un certain malaise à inciter les gens à voter pour vous par calcul plutôt que par conviction ? Vous vous présentez comme les moins pires plutôt que comme les meilleurs. C’est pas avec cette attitude molle que vous allez convaincre grand monde.

    La majorité, vous ne la méritez pas. Point. Je souhaite ardemment que vous soyiez minoritaires, et j’espère que la gauche (QS et ON), avec trois députés, détiendra la balance du pouvoir. Le Québec aura enfin l’air de s’en aller quelque part.

  12. Pierre M on said:

    Bien moi je dis que mme David a raison d’etre offusqué de la sorte par rapport aux frais de scolarités et de cette loi 12 et 78 et a force de voir le PQ quebecois se comporter de la sorte envers QS fait en sorte de nous culpabiliser davantage pour leur simple égo afin de ne pas nuire a leurs votes.! Je n’embarque pas dans cette partisannerie aveugle et a qui ca vas servir ce vote strategique? Pour nos convictions personnels ou pour la satisfaction d’un parti qui ne désire que d’avoir sa majoritée absolue? Il y a de ces aspects de notre democratie qui me dégoute a ce point que des fois je me demande pourquoi irais je voter.!|

  13. C’est en effet une exactitude calculée par un parti opportuniste. S’attend-t-on à mieux du PQ?

    Cela me rappelle toutefois un abus de langage de QS utilisé dans des dépliants et ce vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=o8fmEdTFxYY
    On peut lire et entendre: « Il est mathématiquement impossible, dans le contexte actuel, [...]« . Il n’est pas très judicieux d’utiliser une phrase avec une sémantique extrêmement claire et la relativiser tout de suite après.

    Je ne juge pas les deux situations de la même manière, mais si l’on veut rester au dessus du populisme, il faut que QS fasse attention à ses propres messages.

  14. Pingback: La langue de Françoise David | L’Oreille tendue

  15. c un autre mensonge de pauline , qui veut le pouvoir a tous prix , ca fait longtemps que le PQ a perdu son ame, toujours servir une partie de partisans sur le dos de tous les quebecois.
    cette fois ci , c’est quebec solidaire qui est proche des quebecois pauvres et classe moyenne.

  16. Cela fait au moins deux jours que j’explique à des gens cette fausseté du PQ. J’aurai au moins une référence à leur donner. Il ne s’agit pas de virgules ici, l’entièreté du message est faux et nous vise. Et ce n’est pas nous qui l’avons publié! Il faudrait nous laisser plumer par des méthodes de la vieille politique sans rien dire? En plus, l’explication de Mme David a une frande valeur pédagogique pour mieux comprendre le fonctionnement du gouvernement.

    Quant à l’ADQ, scusez, la CAQ, n’ayez crainte, nous ne la ménageons pas.

    http://www.quebecsolidaire.net/blogue/articles/les-jeunes-la-caq-et-la-vie-belle/

  17. Richard Langelier on said:

    Le Parti québécois s’est servi de mon vote lorsqu’il a été au pouvoir pour s’en prendre aux personnes assistées sociales, aux travailleurs au salaire minimum, pour maintenir un régime forestier désastreux, etc. Il a toujours refusé de modifier le mode de scrutin. Il a le culot de me dire à nouveau : « si tu ne votes pas pour moi, ce sera de ta faute si le Parti libéral ou la CAQ est élu ». Pire encore, il me dit que s’il est minoritaire, il sera impotent. Si je cédais au chantage, j’entendrais la même chanson lors de prochaines élections. Pour son information, le ciel est bleu, l’enfer est rouge, c’est terminé depuis la mort de Duplessis.

    • Pierre-Alain Cotnoir on said:

      Facile de tout confondre. Le PQ est un parti ressemblant au Québec avec bien des tendances. Actuellement, avec Pauline Marois, c’est la tendance de gauche qui a le pouvoir. Les Boisclair et Bouchard sont dehors. Arrêtons de regarder la réalité comme si elle était figée.

      • Richard Langelier on said:

        Pour vous, M. Cotnoir, le PQ n’aurait été à droite que sous Lucien Bouchard et André Boisclair. Lorsque je travaillais à la Télévision communautaire des Bois-Francs (de 1974 à 1976), j’avais posé une question à René Lévesque lors d’une conférence de presse à la fin d’un Conseil national :
        - Vous avez rencontré des grévistes hier, avez-vous des commentaires?
        - Le problème, c’est que l’employeur qui accorde de bonnes conditions de travail est désavantagé face à ses concurrents. La solution, c’est une hausse substantielle du salaire minimum.

        À la suite de la prise de pouvoir en 1976, le gouvernement péquiste a demandé une étude à l’économiste Pierre Fortin qui avait toujours affirmé qu’une augmentation du salaire minimum était nuisible. Résultat : « La science économique a démontré qu’il ne fallait pas hausser le salaire minimum substantiellement ». Qui plus est, lors des négociations du Front commun des employés des secteurs public et parapublic, sous le premier gouvernement péquiste, René Lévesque est allé à Télé-Métropole, avec tableau et craie, comme au temps de Point de mire affirmer que ces employés étaient « gras dur par rapport aux travailleurs au salaire minimum ».

        La récession de 1982 a été sévère et longue. Les leaders syndicaux n’avaient aucun discours de rechange en cas de récession. Ils réclamaient leur part du gâteau, comme si nous étions encore dans les Trente Glorieuses. La riposte péquiste a été méprisante : « pousseux de crayons ». Les personnes de moins de 30 ans étaient les premières à être mises à pied ou avaient encore moins de chances d’être embauchées. Le gouvernement péquiste persistait à conserver un barème d’Aide sociale très loin de la couverture des besoins essentiels pour eux.

        Lorsque Jacques Parizeau est devenu chef du PQ, les jeunes péquistes ont fait voter en congrès l’égalité des barèmes d’Aide sociale pour les moins de 30 ans. Parizeau s’arrachait les cheveux : « Ce sera plus payant que les prêts et bourses! ». Au pouvoir, le gouvernement péquiste a maintenu, les distinctions artificielles « aptes, inaptes au travail, difficultés majeures à l’emploi, etc. ». Lors de l’élection référendaire du gouvernement Mulroney pour un traité de libre-échange avec les États-Unis, sans clauses sociales ni environnementales, les ténors péquistes ont scandé qu’il fallait s’ouvrir sur le monde.

        Lors de la Crise d’Oka, j’ai entendu Bernard Landry affirmer à la radio : « L’erreur de la SQ, c’est d’avoir utilisé l’artillerie légère pour entrer dans la pinède, alors qu’il fallait utiliser l’artillerie lourde ».

        Pauline Marois était ministre sous les gouvernements Bouchard et Landry. Ces gouvernements avaient supprimé la gratuité des médicaments d’ordonnance pour les personnes assistées sociales et les personnes de 65 ans ou plus recevant le Supplément de revenu garanti. Lors d’un point de presse, Pauline Marois avait affirmé : « Nous songeons à redonner la gratuité des médicaments pour les personnes sur l’Assistance-emploi ayant des difficultés majeures à l’emploi ». Le journaliste du Devoir avait précisé : « ce sont les mots de la Ministre ». Il n’en revenait pas que l’on pût utiliser la novlangue sans vergogne.

        Vous considérez, M. Cotnoir, qu’avec Pauline Marois et son équipe, c’est la tendance de gauche qui a le pouvoir au sein du Parti québécois. Grand bien vous fasse! Il est possible que je confonde tout, mais je considère que l’histoire du Parti québécois démontre que son article 1 ne peut en faire un parti clairement social-démocrate.

        J’ose croire que nous pourrons voter selon nos convictions.

  18. Je suis vraiment tannée d’entendre parler du vote stratégique.

    1- C’est pas F. David qui se présente contre N. Girard mais le contraire.

    2- Soit je vote pour QS, soit je vote blanc.

    3- Il n’y a pas que la souveraineté qui est importante, mais la manière de la faire.

    4- Il n’y a pas péril dans la demeure pour circonscriptions où PLQ et CAQ n’ont aucune chance, comme Gouin

    5- Pourquoi pas se rallier avec QS plutôt que PQ, vu que tous les péquistes ne votent que pour sortir Charest, stratégiquement.

    6- Le PQ passe le plus clair de son temps à parler de vote stratégique plutôt que de ses propositions intéressantes (je ne nie pas qu’il y en a).

    Je pourrais accepter quelques compromis pour des circonscriptions bien précises, comme Sherbrooke ou Terrebonne faudrait pas que Barette passe ; en attendant qu’on soit vraiment prêt à remettre en question les non sens de notre système économique, je serai bien contente de voir Marois la première femme à la tête du Québec.

    • Pierre-Alain Cotnoir on said:

      Nicolas Girard, que je sache, est le député sortant de Gouin et habite cette circonscroption depuis longtemps. Si Mme David portait bien son nom de famille, elle serait allé se battre contre Goliath, c.-à-d. s’en prendre à un député PLQ sortant. Des suggestions? Gautrin dans Verdun par exemple.

      • Donc Nicolas, parce qu’il est bon, a le droit de se présenté dans sa circonscription, mais Françoise, parce qu’elle est bonne, n’en aurait pas le droit? Françoise n’a pas « choisi » Gouin. Elle a décidé de se présenter là où elle habite, là où elle a élevé son fils, là où elle s’est impliqué. Tant qu’à faire de la politique fiction, pourquoi pas Jean-François Lisée dans Laurier-Dorion? Ou Pauline Marois dans Sherbrooke? Ou Daniel Breton dans Beauce-Nord?

      • Frédéric Dénommé on said:

        M. Cotnoir – C’est encore un peu serré mais n’ayez crainte le Parti Québécois se charge de M. Gautrin grâce à Thierry St-Cyr celui qui a représenté Verdun pendant 5 années à Ottawa – Chaque vote va compter mais nous sommes optimistes – Madame Marois a effectué une visite fantastique sur la rue Wellington et a reçu un accueil des plus chaleureux – M. Gautrin n’a même pas daigné se présenter au débat communautaire des candidats à la Casa CAFI mercredi dernier alors qu’il avait exprimé sa hâte d’y être sur Twitter – Marguerite Blais a déserté ses débats également – Les Libéraux ont abandonné l’Ouest! – Au plaisir – Frédéric

  19. D. Turcotte on said:

    Je suis déçue de la réaction de madame David. À ce moment crucial où la CAQ pourrait gagner la gouvernance, ce n’est pas le temps de chercher querelle avec un parti dont les objectifs sont si semblables. En effet, aux nouvelles de R-C, il était souligné que les indécis (environ 18 %) attendaient les résultats du sondage de samedi matin de La Presse. Si le PLQ démontre une diminution des intentions de vote, ils se tourneront vers la CAQ. Il faut travailler pour que le PQ soit majoritaire.

  20. stephanethellen on said:

    « La terrible vérité est la suivante: sur le vrai plan «stratégique», celui des rapports de force, pour obtenir la gratuité scolaire et multiples autres choses, il nous faut, entre autre, mais pas seulement, faire élire plus de députés QS ou ON. Il faut un appui dans les urnes reflétant le RÉEL appui populaire. Et pour cela, il faut arracher ces appuis au PQ. Le PQ a fait son temps. Qu’il soit au pouvoir majoritaire ou minoritaire, son avenir oscillera entre la division interne, l’implosion et la disparition. Le plus tôt il disparaîtra, mieux ce sera ». [André Vincent - membre fondateur du PQ]

  21. Michel on said:

    Comme ça, le PQ pourrait faire un décret ministériel pour annuler la hausse et abroger la loi 12 s’il est minoritaire ? Vrai en théorie, mais pour le respect des québécois qui ont décidé de la composition de l’Assemblée Nationale, cela ne pourrait pas se faire. Quand on est élu minoritaire, on se garde une petite gêne.

  22. Pierre-Alain Cotnoir on said:

    C’est faux ce que prétend Françoise David. La Loi 78 a été adoptée par l’Assemblée nationale, la décision d’abroger la Loi 78 ne peut être prise que par l’Assemblée nationale. C’est évident, par ailleurs, que cette loi contient une disposition d’auto-destruction. Mais l’intention ce n’est pas de la laisser atteindre sa date de péremption pas plus que d’en suspendre les dispositions en la laissant au dessus des étudiants comme une épée de Damoclès (Démoclés pour Charest), mais de l’ABROGER. Elle est suffisamment odieuse pour qu’une Assemblée nationale renouvelée la répudie. Coudon, nous ne vivons pas en dictature, où un potentat peut gouverner à coup de décret. Nos députés doivent se prononcer sur une loi aussi inique. Sinon, c’est une farce. Surprenant pour un parti qui se veut irréprochable d’accepter de faire les choses par la bande, sans passer par notre principale institution démocratique. Idem pour la hausse des frais de scolarité, c’est une décision budgétaire ayant été adoptée par l’Assemblée nationale. Donc, ça prend l’aval de l’Assemblée nationale pour modifier le budget, sans quoi le gouvernement pourrait être défait sur un motion de défiance. C’est pas compliqué à comprendre que ça prend un gouvernement majoritaire pour ça comme pour ajuster les tables d’impôts pour que les plus riches paient leur juste part, au lieu de taxes régressives affectant les plus démunis. Des hausses en catimini d’électricité, la taxe santé, ça touche différemment quelqu’un qui gagne 20000$ par année comparativement à un autre qui en gagne 100000$. Ça prend pas la tête à Parizeau pour comprendre ça!

    • Il n’y aura pas de gouvernement majoritaire pas à cause de QS, mais à cause de la division de la population. Franchement. 9% d’intention de vote et c’est nous le problème? Un instant. Que faites-vous de la CAQ qui en gobe bien plus, et au PQ aussi? Que faites-vous de la diminution importante de l’appui de la population au PLQ? Ce n’est pas la faute à un petit parti de gauche, c’est la faute à une absence de projet mobilisateur couplé à la perte de vitesse des partis traditionnels. Vous voulez que le PQ gagne? Parlez de renouvellement démocratique, parlez de réformes électorales, parlez d’imputabilité pour tous les députés. Moi aussi je veux un gouvernement majoritaire, je n’ai pas envie d’avoir encore des élections vides de sens d’ici 2 ans. Mais puisqu’on me propose encore du vide, je vais voter pour un parti de convictions, en espérant que ça aura un impact sur la politique québécoise.

  23. Pingback: Un gouvernement majoritaire du Parti Québécois pour abolir la loi 78 et annuler la hausse des droits de scolarité « Rétablissons les faits

  24. Jean-Marc Ostiguy on said:

    Que de mots. Le Parti québécois a fait une publicité pour attirer en fin de course les étudiants et les étudiantes. Laissons aux étudiants et étudiantes le soin de répondre à cette publicité.

    Je suis déçu de voir autant de perte de temps à exprimer des opinions divergeantes alors que nous faisons la promotion de la solidarité. Que nous soyons péquistes ou solidaires, il me semble que nous devrions décider dans notre âme et conscience voter pour le parti qui représente nos valeurs, nos aspirations, nos rêves. J’ai voté par anticipation et j’ai respecté les miennes. Je vous invites tous et toutes à faire de même. Nous devons faire confiance aux électeurs-trices. Avant la souveraineté du Québec il faut se rappeller que c’est le peuple qui est souverain.

    Moi, j’ai voté solidaire car je crois que ce parti répond à mes aspirations pour demain. J’emploi le mot demain, car quelques soient nos divergeances d’opinions, que nous soyons à gauche, au centre ou à droite, nos calculs, nos budgets, l’indépendance du Québec, les frais de scolarités, etc. ne tiendront pas la route si nous ne pensons pas à arrêter de détruire la planète. Notre mère à tous et toutes (la nature) nous donne des signes que demain il sera trop tard si aujourd’hui nous ne faisons rien. Pour moi donc, et selon les groupes écologistes, Québec solidaire est le parti dont le programme répond le plus et le mieux aux demandes de mère nature.

    Alors, j’ai voté solidaire parce que je pense à demain. J’ai 53 ans, j’ai eu le chance de pouvoir respirer du bon air, de boire de l’eau pur à même les ruisseaux, d’admirer les beautés de cette nature si puissante et si fragile. Il ne me reste que 30 ans devant moi. Selon les calculs scientifiques si on ne fait rien il reste 100 ans à l’espèce humaine. Je pourrais ne pas me préoccuper de ce qui arrivera demain et profiter de la vie au maximum, mais j’aime trop ce que la nature nous donne pour le garder pour moi. Je veux que les enfants d’aujourd’hui et ceux qui viendront demain puissent voir et goûter à ce bonheur de vivre au sein de cette nature.

    Alors, trève de discussions. Allez voter selon vos convictions et laissez les autres faire de même.

  25. Elle est belle la grande Famille souverainiste. Avec de tels ami(e)s, nul besoin d’ennemi(e)s fédéralistes!

  26. Catherine Broué on said:

    L’expression des idées et la discussion apparaissent, dans certains messages précédents, comme un défaut qu’il faudrait éradiquer au plus vite pour que nous puissions vivre dans un monde meilleur. Au contraire, discutons, discutons avant les élections, pour que notre vote soit le plus conforme à nos idées ou à nos convictions. Et surtout, ne nous arrêtons pas là : un gouvernement, minoritaire ou majoritaire, s’abreuve et réagit aux idées exprimées dans la société qu’il gouverne. C’est l’expression de nos multiples idées qui fait avancer la réflexion et qui distingue une démocratie d’un régime totalitaire, ne l’oublions pas.

  27. François Lebarbé on said:

    J’ai vu Kadhir de mes yeux aborder les gens en disant que le PQ est un parti xénophobe. On peut en brasser des virgules nous aussi mme David ;-)

  28. Denis Pageau on said:

    J’ai hâte de pouvoir élire directement mes ministres et mon (ma) premier(ère) ministre directement.

  29. Jonathan Bolduc on said:

    Le PQ prend l’espace qu’on lui permet de prendre. Sans demander ils vont s’attribuer des bénéfices.

    Leur obsession pour la majorité, celle pour la division du vote avec les vulgaires partis qui veulent seulement voler leurs électeurs et leur propension à lever le nez sur les militants qui ont quitter leur parti, me répugne.

    C’est bien dommage. Le PQ à commencer à mourir avec le départ de Jacques Parizeau et il était en état de décomposition avancé quand André Boisclair est revenu au Québec fait ses irrespectueux sourires hypocrites.

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