Un appui aux riverains du lac à la Truite
Le lundi 12 mars, Dominique Bernier s'est rendue au lac à la Truite, situé dans la municipalité d'Adstock, afin de donner son appui au groupe de riverains qui s'opposent au développement de la villégiature aux abords du lac.
En effet, ce lac de taille modeste constitue la principale source d'approvisionnement en eau de la municipalité de Thetford Mines. C'est un écosystème vulnérable, car, situé au coeur des Appalaches, il est entouré de collines et montagnes. Tout déboisement supplémentaire viendrait accroître la pression sur cet écosystème, puisque les pentes déboisées sont sujettes à l'érosion, qui entraîne une grande quantité de particules de sol vers le lac. Normalement, la végétation en place permet de ralentir la vitesse d'écoulement de l'eau, ce qui réduit l'érosion, et filtre cette eau naturellement. Le déboisement projeté en vue de construire des résidences et chalets risque donc de précipiter la dégradation de ce lac, ce qui pourrait mettre en péril la santé publique. La question des cyanobactéries qui a fait la manchette l'été dernier doit nous interpeller au plus haut point et l'on doit agir en amont, plutôt qu'en aval, pour corriger la situation.
Les riverains veulent aussi préserver leur milieu de vie, dont la richesse est intimement liée à l'intégrité du lac à la Truite. Dominique Bernier croit que l'accroissement du réseau des aires protégées du Québec à hauteur de 12 %, tel que préconisé par Québec solidaire, pourrait se faire en favorisant la création de parcs régionaux. Les sites à protéger devraient être identifiés par les gens concernés directement, soit la population locale. La presqu'île du lac à la Truite ainsi que ses abords encore à l'état naturel pourraient constituer un site de choix, selon la candidate de Québec solidaire.
Le souci, pour la municipalité d'Adstock, d'accroître ses revenus afin d'offrir de meilleurs services à la population, est louable. Cependant, cela ne doit pas se faire en augmentant la pression sur un écosystème déjà vulnérable, qui plus est un joyau régional de par son caractère sauvage. Dominique Bernier croit qu'un projet écotouristique, par exemple une auberge avec location de kayaks et canots, pourrait répondre aux besoins de la municipalité tout en respectant les besoins des riverains et la protection de l'environnement. Québec solidaire encouragerait d'ailleurs la création de projets collectifs allant dans ce sens, sous forme de coop ou autre, initiés par les gens du milieu. Ce modèle a l'avantage d'assurer que d'éventuels profits peuvent être réinvestis directement dans la protection du lac, ou servir à financer d'autres projets du même type.
Dominique Bernier entend bien parler de la question du lac à la Truite chaque fois qu'on lui accordera une tribune dans la circonscription de Frontenac.
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