Plus intéressé à exercer le pouvoir qu’à changer le monde

 

GatineauQuarante ans se sont écoulés depuis la création du Parti québécois et force est de constater qu’il est devenu avec le temps, un parti plus intéressé à exercer le pouvoir qu’à changer le monde. M. Marcotte n’a pas tort de soulever des inquiétudes concernant la compréhension populaire du projet souverainiste (Le Droit – 24 octobre (lien web)).

Le dernier référendum a eu lieu il y a treize ans et aujourd’hui on ne sait pas trop sous quel enseigne se loge le projet de pays du Parti québécois. Est-ce l’indépendance, la souveraineté-association, ou quelque chose entre les deux? Ce que nous savons cependant, c’est que depuis la débâcle des dernières élections et sans être remis en question pour autant, le prochain référendum a été mis en sourdine. C’est donc dire qu’on ne sait pas trop où on s’en va, ni comment s’y rendre.

Dans l’espoir de résoudre cette question fondamentale une fois pour toute, Québec solidaire propose une démarche d’assemblée constituante qui aura pour effet d’enlever les décisions concernant l’avenir du Québec aux partis politiques. La souveraineté du Québec n’appartient ni au Parti libéral, ni au Parti québécois mais au peuple québécois.

Cette proposition a aussi l’avantage de recentrer le débat politique autour des questions économiques et sociales. Ça ne prend pas une tête à Papineau pour comprendre que la place prépondérante de la question nationale sur l’échiquier politique a eu pour effet de diviser le vote progressiste. Cette division a facilité la remise en question d’acquis sociaux, autant par des gouvernements libéraux que par des gouvernements péquistes.

M. Marcotte qui est définitivement un homme d’une autre génération, ne comprend absolument rien lorsqu’il demande à Québec solidaire d’attendre que le Québec devienne un pays pour participer aux élections. Si M. Marcotte était vraiment préoccupé par la souveraineté du peuple québécois, il se joindrait aux progressistes qui ont décidé de passer à l’action au sein de Québec solidaire.

J’ai accepté de défendre une fois de plus les couleurs de Québec solidaires lors de la prochaine campagne électorale, parce que je  crois fermement que pour être vraiment libre le peuple québécois doit être inclusif et égalitaire. Il doit être nourri et logé convenablement. Il doit bénéficier de soins de santé publics de qualité. Il doit pouvoir travailler dignement dans les emplois socialement désirables dans une perspective de développement durable. C’est ce que propose Québec solidaire. 

La souveraineté d’un peuple ne se réduit pas à un siège à l’ONU et à un drapeau. C’est la capacité de contrôler son destin. Tristement, lorsqu’il était au pouvoir, le parti québécois s’est contenté de laisser le destin du peuple québécois entre les mains du marché libre. Ceci n’est pas de l’affirmation nationale, c’est de la soumission.

 

Bill Clennett