«Comme en 1995, je défendrai encore l’autonomie du Cégep de Joliette» Flavie Trudel candidate de Québec solidaire dans Joliette.

Rappelant le rôle important qu'elle a joué il y a de cela 13 ans déjà, Flavie Trudel la candidate de Québec solidaire a expliqué aux médias, lors d'un point de presse, que sa préoccupation de défendre l'autonomie du Cégep de Joliette n'est pas apparue comme par magie avec la campagne électorale mais bien il y a de cela déjà 13 ans alors que le député de l'Assomption et premier ministre du Québec Jacques Parizeau avait annoncé la transformation du Collège privé de l'Assomption en Collège public.

Madame Trudel, présidente du syndicat des enseignants du Cégep en 1995, avait initié une vaste coalition regroupant entre autres les maires, la Chambre de commerce, le Conseil central (CSN) de Lanaudière, l'administration et les syndicats du Cégep afin de défendre l'autonomie du Cégep de la rue St-Charles. Le projet, tel que prévu par Monsieur Parizeau, menaçait la qualité de l'enseignement, les emplois et la survie du Cégep de Joliette. Il ne considérait nullement les élèves, ni le personnel qui avaient adopté le Cégep de Joliette comme milieu scolaire ou milieu de travail.

Madame Trudel se souvient des pourparlers avec le premier ministre Parizeau auxquels elle avait participé accompagnée par le directeur de l'époque Monsieur Donald Fortin. «Sans la pression et l'ampleur de la Coalition que nous avions formée, le Ministre de l'éducation d'alors Jean Garon et le Premier ministre Parizeau n'auraient pas modifié d'un iota leur projet», soutient la candidate de Québec solidaire. Avec un dossier de presse étoffé, Flavie Trudel a expliqué comment le Parti québécois, au pouvoir à l'époque, a procédé de façon semblable au Parti libéral actuel avec son projet de loi 110. Ce projet qui vise à modifier la Loi sur les collèges d'enseignement général et professionnel en matière de gouvernance remet en question la structure du Collège régional de Lanaudière.

« C'est inquiétant soutient Flavie Trudel. Les deux partis ne consultent pas les premiers concernés par leurs décisions. Ils ne font aucune étude des impacts des changements sur les élèves, sur le décrochage scolaire, sur les emplois au Cégep de Joliette. Comme députée de Québec solidaire, ces questions me préoccupent grandement soyez assurés que je défendrai encore l'autonomie du Cégep de Joliette ! » a-t-elle conclu.