Québec solidaire toujours près des travailleuses et des travailleurs
En matière de stratégie économique, Québec solidaire développe une approche très différente des autres partis. Il entend investir dans l’innovation par la création d’entreprises publiques de pointe, comme Éole-Québec et Pharma-Québec. Pour développer une économie tournée vers l’avenir, Québec solidaire modifiera le mandat de la Caisse de dépôt et de placement du Québec pour que cette dernière investisse dans l’économie de demain, soit l’économie plus respectueuse des besoins humains et environnementaux. Québec solidaire favorisera le financement de coopératives et d’entreprises syndiquées qui donnent toujours de meilleures retombées économiques locales. En ce sens, il favorisera les coopératives de travailleuses et travailleurs qui décident de reprendre une entreprise lorsqu’elle ferme, lorsque ses activités sont « délocalisées » ou lorsque les propriétaires décident de la vendre. Il instaurera une politique d’achat local et équitable dans les secteurs publics et parapublics de l’État québécois, en s’assurant que leurs pratiques sont socialement et écologiquement responsables et sans danger pour la santé, ce qui aura également pour effet de garder au Québec les retombées économiques. D’ailleurs, dans le domaine agro-alimentaire, Québec solidaire appuiera particulièrement la promotion des produits locaux et leur étiquetage, de la production à la mise en marché, ce qui aura pour double effet de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en favorisant l’économie locale. Toujours dans le domaine de l’agro-alimentaire, Québec solidaire mettra en place des incitatifs fiscaux et financiers pour les entreprises agricoles de 2e et 3e transformation. Finalement, le meilleur atout du Québec pour maintenir et améliorer ses performances économiques dans la tourmente qui s’en vient, c’est la qualité de sa main d’œuvre. Québec solidaire s’engage à réinvestir massivement dans les institutions d’enseignement postsecondaire pour combler le sous-financement actuel et assurer une meilleure accessibilité pour tous, en instaurant une véritable gratuité scolaire. Bien sûr, le Québec doit recevoir sa juste part des impôts qu’il paie à Ottawa pour l’éducation supérieure. Québec solidaire réclame cette juste part pour le Québec, mais il n’attendra pas les décisions d’Ottawa pour faire ce qui est nécessaire.
Dans le domaine de la santé, Québec solidaire a des positions très claires en ce qui concerne la privatisation. Non seulement s’engage-t-il à y mettre un frein, mais, contrairement à tous les autres partis, il s’engage à annuler toutes les lois, règlements et mesures diverses adoptés par le gouvernement Charest et qui ont eu pour effet de donner une plus grande place au privé. Québec solidaire est en faveur d’un système de santé entièrement public, ce qui signifie même que certains services qui ne sont pas couverts actuellement le deviendraient, comme les soins dentaires de base, les examens d’optométrie, les traitements d’ergothérapie, de psychothérapie, de physiothérapie, et d’orthophonie. En ce qui concerne les médicaments, qui sont un des facteurs majeurs d’augmentation des coûts de la santé et qui sont également sous le contrôle total du marché privé, Québec solidaire s’engage à créer un régime entièrement public et universel d’assurance-médicaments, ainsi que Pharma-Québec, un pôle public d’acquisition, de recherche et de production de produits pharmaceutiques dans le but de freiner la croissance des coûts en santé, d’enrichir les capacités scientifiques du Québec et d’innover dans le domaine du médicament.
En ce qui concerne le droit à la syndicalisation, Québec solidaire s’engage à faciliter l’accès à la syndicalisation de la façon suivante : en élargissant la définition de salarié-e pour y inclure qu’une personne salariée est une personne, embauchée ou non en vertu d’un contrat de travail, qui est à l'emploi d'une autre personne moyennant rémunération. Cette définition devrait inclure la personne qui s’engage à fournir une prestation de travail pour une autre personne et qui se place sous la dépendance économique de cette dernière; en intégrant la notion d’« entrepreneur dépendant » dans la définition de salarié-e; en établissant une présomption simple de salariat, soit établir que la personne pour qui est effectué le travail devrait prouver que celle ou celui qui fait le travail n’est pas salarié-e; en soutenant les efforts d’intégration des personnes issues de l’immigration au sein des syndicats et du monde associatif afin de donner à ces derniers les moyens d’exercer davantage leur rôle social intégrateur; en permettant que des personnes travaillant chez des employeurs différents puissent se regrouper dans une même accréditation syndicale (accréditation multipatronale); en reconnaissant aux travailleurs agricoles le droit de se syndiquer, au même titre que les travailleurs saisonniers de l’industrie touristique par exemple. En permettant aux officiers syndicaux d’aborder les travailleurs non syndiqués pendant les périodes de repos ou de repas; en permettant la signature de cartes d’adhésion syndicales sur les lieux de travail. Avec une telle proposition, Québec solidaire affirme être le seul parti à avoir une plateforme aussi large pour favoriser l’accès à la syndicalisation.
Pour ce qui est des PPP, toutes les expériences mises en place à travers le monde démontrent que cette formule de développement, que ce soit pour les routes, pour la distribution de l’eau, pour l’éducation ou pour le réseau de la santé et des services sociaux, mène directement à une perte de contrôle des coûts et entraîne de graves dangers pour la sécurité et la santé publiques. L’engagement de Québec solidaire est très clair, il abolira l’Agence des partenariats publics-privés et mettra fin à tout usage de ce mode de développement économique.
L’environnement et le développement durable sont des priorités pour Québec solidaire. Ce n’est pas pour rien que le candidat Olivier Huard et les candidates Jocelyne Dupuis et Flavie Trudel ont été nommées députés de l’eau aux élections de 2007. D’ailleurs dans cette présente campagne, Flavie Trudel a reçu l’appui d’Annie Durette, candidate du Parti Vert au fédéral dans Joliette. Sur la question précise du transport collectif, Québec solidaire a pris l’engagement d’investir 1,2 milliard $ par année sur les cinq prochaines années afin d’en permettre le développement dans les villes comme au niveau régional ou national. Mais il ne suffit pas de rendre disponible le transport collectif. Encore faut-il qu’il soit abordable et attrayant pour que les gens y voient vraiment un avantage. Il faut donc améliorer la qualité et l’accessibilité financière du transport en commun et assurer une tarification sociale pour les gens à faible revenu visant, à long terme, l’abolition des tarifs à l’utilisateur dans le transport en commun municipal. Un aspect de la plateforme Québec solidaire touche tout particulièrement la population de Joliette et de toutes les circonscriptions environnantes. C’est celui de l’extension du réseau de trains de banlieue. Québec solidaire s’engage à prolonger ce train de banlieue jusqu’à Joliette.
En ce qui concerne les services de garde, Québec solidaire s’engage à créer 25 000 nouvelles places en installation et en milieu familial. Mais il ne suffit pas de créer des places pour régler tous les problèmes. Un des problèmes récurrents de notre réseau des services de garde, c’est son manque de souplesse pour soutenir les familles dont les parents occupent des emplois atypiques. La conciliation travail/famille et étude/famille est importante pour Québec solidaire qui s’engage à modifier les règles de financement pour permettre aux CPE d’élargir l’accès à des services de garde à temps partiel. De plus, Québec solidaire s’engage à transférer graduellement le financement des services de garde privés vers les CPE.
En ce qui concerne le mode de scrutin, Québec solidaire s’engage à adopter un mode de scrutin proportionnel mixte et compensatoire à l’échelle nationale; il instaurera un scrutin qui se fera en deux votes, soit un premier pour élire 77 député-es représentant des circonscriptions et un deuxième pour élire 50 député-es de façon proportionnelle; il imposera un seuil minimal à 2 % du vote populaire pour obtenir une représentation « compensatoire » à l’Assemblée nationale; il déterminera une date fixe pour la tenue de toutes les élections; il tiendra les élections scolaires et municipales le même jour; il modifiera les règles de la couverture médiatique pour plus d’équité entre les partis et les candidat-es.
Persuadés que les engagements de Québec solidaire correspondent en tous points aux besoins des travailleuses et des travailleurs la région de Lanaudière et du Québec, ainsi qu’aux attentes de la CSN Lanaudière, les candidats et les candidates de Québec solidaire Lanaudière ont lancé un appel à voter selon nos convictions le 8 décembre prochain. Flavie Trudel, la candidate de Joliette a conclu : « Les engagements de Québec solidaire sont fermes, solidement assis sur un cadre financier novateur en ce qu’il met enfin à contribution fiscale les secteurs les plus prospères de l’économie. Les travailleuses et les travailleurs ont le parti Québec solidaire pour vraiment les représenter à l’Assemblée nationale. Il ne faut plus remettre à plus tard les véritables solutions aux problèmes sociaux et économiques qui rongent le Québec depuis trop longtemps.»


