[archives élections 2008] Québec solidaire:pour une santé publique, 2e partie
Outre la proposition de Pharma-Québec, dont plusieurs, même parmi les plus conservateurs, reconnaissent la pertinence, outre la nécessaire réorganisation et l'essentielle prévention, outre des moyens concrets d'augmenter le personnel dans le système de santé, Québec solidaire propose un système public.
Un système public , gratuit et d'accès universel
La privatisation des services de santé profite aux plus riches, mais non à la majorité de la population et surtout pas aux plus démunis, alors que ces derniers ont généralement plus de problèmes de santé à cause, par exemple, de la difficulté à bien s'alimenter, des conditions de logement défavorables, du stress pour joindre les deux bouts, etc.
Selon des études effectuées aux États-Unis1, les services sont généralement de meilleure qualité dans les établissements publics et les risques de décès sont plus élevés dans les établissements privés. Dans le secteur privé, c'est 10 à 28 % des revenus qui sont utilisés pour les frais d'administration contre seulement 6 % dans le secteur public2. De manière générale, les services sont meilleurs et l'administration est plus efficace au public qu'au privé.
Toutes les données concordent, la privatisation en santé n'est pas une bonne solution et seul Québec solidaire souhaite réellement et concrètement protéger le système public.
Financement
Une des questions les plus fréquentes est "comment financer les services publics en santé?" Là aussi, Québec solidaire est le seul parti à offrir des options réalistes. Il faut savoir que durant les 5 dernières années, les recettes du gouvernement ont diminué d'environ 5 milliards de dollars suite aux baisses des impôts des entreprises et des particuliers3. Le gouvernement se prive de 5 milliards de dollars par année et cela représente autant d'argent qui ne peut plus être investit dans les services publics, notamment en santé. De plus, le gouvernement Charest justifie les coupures et le recours au système privé à cause justement du "manque d'argent".
Ces baisses d'impôts prouvent malheureusement que les gouvernements qui se succèdent sont prêts à n'importe quoi pour se faire élire ou réélire, quitte à saboter le financement des services publics et détruire les progrès sociaux des années 60 à 80. Heureusement, à Québec solidaire, un solide cadre financier permet d'assurer un meilleur financement des services publics en santé; Cadre financier qui sera dévoilé localement sous peu.
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Luc Boisjoli
Candidat solidaire, Labelle
1(Social Science Quarterly -Two decades of research comparing for-profit and non profit health provider in the United States, vol 84, no 2, juin 2003, p. 219-241)
2 Information de l'Organisation mondiale de la santé
3 Information de l'IRIS (Institut de Recherche et d'Information Socioéconomique: www.iris-recherche.qc.ca)



