Biographie de Victorien Pilote, candidat

Né à Québec le 4 janvier 1964, Victorien Pilote a grandi dans Charlevoix où se trouvent ses origines paternelles. Après avoir fondé l'Association générale étudiante de la polyvalente du Plateau (dont il occupe la présidence) à La Malbaie et ayant terminé ses études secondaires, il quitte cette région en 1982 pour faire son cégep à Jonquière. Il devient alors rédacteur en chef du journal étudiant et président du Comité de restructuration de l'association générale étudiante et secrétaire de la Corporation des services aux étudiants en plus de représenter ses camarades au C.A. de l'établissement. Deux ans plus tard, après les élections fédérales où il se présente sous la bannière du Parti Nationaliste, il aboutit dans la région de Montréal où il entreprend des études en sciences politiques (UQAM). Porte-parole des Jeunes radicaux de Châteauguay (groupe d'action politique allié au Regroupement Autonome des Jeunes) et travaillant à mettre sur pied un regroupement des jeunes et des organismes communautaires dans la banlieue sud-ouest dans le cadre des projets de l'Année de la jeunesse, il interrompt ses études en 1985. Au niveau politique, il s'implique au sein du RDI (Rassemblement démocratique pour l'indépendance) fondé par les dissidents du PQ qui refusent la gouverne de Pierre-Marc Johnson.
Après un bref passage en entrepôt et en usine, il reprend le chemin des écoliers en 1987. C'est au même moment qu'il se joint au Mouvement socialiste avec lequel il mènera notamment la campagne électorale de 1989. Ayant complété un baccalauréat en Droit à l'Université de Montréal, il devient avocat en 1991 et se lance dans la pratique du droit social, familial et civil. Au même moment, il entreprend une carrière d'artiste peintre. Parallèlement à ses activités juridiques et picturales, il devient en 1993 agent de griefs au sein de l'Association générale étudiante de l'UQAM (AGEUQAM). Lors des élections municipales de Montréal en 1994, il est candidat de la Coalition Démocratique/Montréal Écologique dans Pointe-aux-Trembles. En 1997, il devient coordonnateur du Regroupement Autonome des Jeunes du Québec et participe ainsi à la relance du célèbre groupe de pression, ce qui débouchera en 2000 sur le Contre-sommet de la jeunesse tenu parallèlement à la grand’messe organisée en même temps par Lucien Bouchard.
Ayant intégré le Nouveau parti démocratique du Québec qui deviendra, quelque temps plus tard, le Parti de la Démocratie socialiste, il se présente sous cette bannière aux élections de 1998 contre Jean-Marc Fournier dans Châteauguay où, malgré ses faibles moyens, il mène une campagne active. En 1999, il peint et expose au Palais de justice de Montréal un tableau relatant la prise de cou exercée par Jean Chrétien au cours d'une manifestation sur notre candidat dans Hull, Bill Clennett, et intitulé '' Malgré un emploi du temps chargé, le Premier-Sinistre ne rate jamais une occasion de s'attaquer à un problème criant : les chômeurs !'' Ce tableau fait aussitôt l'objet d'une tentative de censure qui rend l’oeuvre et son auteur célèbres dans tout le Québec et le Canada. À la même époque environ, il participe à la fondation de l'Association des juristes de droit social, en compagnie notamment de notre candidat François Cyr et de notre agent officiel Alain Tremblay.
En 2001, alors qu'il participe aux manifestations anti-ZLÉA du Sommet des Amériques, il est pris dans une rafle massive et se transforme en prisonnier politique pendant 3 jours. À sa sortie, il décrit l'État policier qui s'était instauré dans la capitale et relate son expérience de détenu sans droits dans un récit intitulé ''Cent heures à Québec''. Il se porte également demandeur dans un recours collectif au nom des quelque 450 personnes qui ont fait l'objet d'une détention abusive, inutile et totalement arbitraire. La même année, il participe activement à la campagne de Paul Cliche à l'élection partielle dans Mercier et en 2003, il se joint à celles d'Amir Khadir au même endroit, de Colette Provost dans Gouin et d’Omar Aktouf dans Rosemont.
De 2002 à 2005, il occupe le poste de coordonnateur du Centre informatique du Pavillon d'éducation communautaire Hochelaga-Maisonneuve et il y fonde notamment le premier et seul Musée de la micro-informatique au Québec (le second au Canada après celui de l'Université York à Toronto). Son départ ayant été précipité par le décret ayant mis fin à la subvention qui finançait son emploi (un autre beau cadeau de Charest et de monsieur Fournier, son ministre de l'éducation !), Pilote en profite pour relancer sa carrière de peintre qui est au ''neutre'' depuis un certain temps. Il fait alors son entrée à la galerie Lamoureux Ritzenhoff qui possède deux emplacements, l'une près du Musée des beaux-arts et l'autre dans le Vieux-Montréal. Il y expose ses oeuvres de manière permanente depuis ce temps.
Depuis près d'un an et demi, bien que n'étant plus membre du Barreau, il a réintégré le monde juridique et met ses connaissances en pratique à titre de ''juriste'' (assistant) au sein d'une petite étude juridique qui exerce principalement dans les domaines du droit des travailleurs, civil et familial. Fait à noter, pour la première fois de sa vie (à plus de 40 ans !!!), Pilote reçoit un salaire se situant dans la moyenne de la rémunération au Québec. Venant d'une famille défavorisée dans laquelle ni les études ni la culture n'étaient valorisées (il n'y avait aucun livre, pas même un dictionnaire, à la maison), Victorien Pilote a été sensibilisé très jeune aux mauvaises conditions de ses concitoyens et à rapidement choisi de s'attaquer aux injustices qu'il constatait. Il ne possède ni REER, ni propriété, ni fonds de pension, mais, l'ayant toujours vécue, il n'a pas eu a s'habituer à la précarité et il mise sur ses talents artistiques pour assurer ses vieux jours.
Victorien Pilote habite aux frontières de LaFontaine (Pointe-aux-Trembles) depuis environ une dizaine d’années. Il a 43 ans et est le père de 2 adolescentes (ses plus grandes réussites) qui font leurs études secondaires à Montréal-Nord. Indépendantiste depuis toujours, il a surtout un attachement profond envers les valeurs de justice et d’équité qui sont véhiculées par Québec solidaire. Il croit que, même en l’absence de résultats électoraux spectaculaires à court terme, le simple enracinement de cette formation de gauche dans le paysage politique québécois contribuera en soi, comme on commence déjà à l’observer, au rehaussement de la qualité des débats qui animent notre société et que, par ricochet, sa seule existence aidera à l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de ses concitoyens. Il considère comme un privilège le fait de pouvoir solliciter l'appui des citoyens et citoyennes de LaFontaine comme membre de la première cohorte de candidates et de candidats du seul parti de gauche présent sur la scène électorale québécoise.




