Une discussion constructive pour un Laurier-Dorion plus écologique

Qs laurier-dorion écologie

Est-ce possible de profiter de la campagne électorale pour établir un dialogue entre les citoyens et les politiciens qui les représentent ? C’est du moins le défi que se lançait Ruba Ghazal, candidate de Québec solidaire dans Laurier-Dorion et conseillère en environnement en entreprise, en conviant professionnels, citoyens et organismes à une « discussion constructive pour un Laurier-Dorion écologique » vendredi dernier au Café Caliente de la rue St-Hubert.

« Au lieu d’arriver avec des solutions toutes faites, s’approprier les idées des autres ou démultiplier les efforts, pourquoi n’essayons-nous pas plutôt de devenir un carrefour d’échanges et de promotion des idées des citoyens-nes et des initiatives déjà en branle dans la communauté? », s’était initialement demandée Ruba Ghazal, candidate dans Laurier-Dorion pour Québec solidaire. L’audace était donc au rendez-vous et les citoyens aussi, dont quelques architectes du quartier et des représentants d’organismes communautaires.
Jean-Claude Balu, membre de la Commission thématique environnement et énergie de Québec solidaire et résidant de Villeray, a brièvement résumé l’enjeu : «Il faudra, dans un futur assez rapproché, arriver à faire vivre de façon décente 9 milliards d’êtres humains sur une planète aux ressources limitées qu’on dégrade de jour en jour. »

Sur ces bases, la discussion a rapidement déboulé sur les préoccupations des citoyens. Gestion des déchets, aménagement urbain, efficacité énergétique, alimentation verte et responsabilisation des citoyens ont spontanément été abordés. De nombreuses solutions en bâtiments verts ont aussi été soulevées, dont l’emploi de matériaux et de techniques facilitant la récupération ainsi que l’efficacité énergétique des logements.

Le sentiment d’absence de pouvoir des individus face aux phénomènes de la pollution industrielle et de la surconsommation a rapidement démontré la nécessité de politiques pour soutenir les initiatives locales. La mise à contribution des citoyens et des communautés est apparue être une bonne solution pour briser l’isolement des initiatives et le cynisme.

« L’environnement est une affaire de sciences bien sûr, mais avant tout une question de volonté politique. Afin de s’assurer de l’atteinte de nos objectifs en environnement, le gouvernement doit mettre en place des lois et des mesures fermes. Il faut aussi fortement favoriser les actions portées par les communautés et faire du respect des citoyens et de l’environnement des conditions essentielles aux mesures d’aide aux entreprises. C’est d’ailleurs ce qu’on prévoit faire avec le plan de relance économique de Québec solidaire qui créera 40 000 emplois verts et socialement utiles, pour rebâtir notre économie sur des bases durables », résumait la candidate.

« Comme vous l’avez soulevé, on ne peut tout simplement pas séparer l’environnement de l’économie, de la santé ou de la justice sociale. Tout cela est très étroitement lié et Québec solidaire est le seul parti qui travaille sur tous ces fronts en même temps », a conclu Ruba Ghazal.