Laval, 12 août 2012 – À la veille de la rentrée dans les cégeps et les universités, l’équipe de Québec solidaire Laval tient à réitérer ses positions au sujet de la crise étudiante et de la hausse de frais de scolarité.

 

Appui sans réserve aux étudiantes et étudiants du cégep Montmorency

L’équipe de Québec solidaire-Laval appuie les étudiants du cégep Montmorency depuis le début de leur grève en mars dernier et demeurera solidaire de leur décision, le 14 août prochain, de la reconduire ou non à l’occasion d’une assemblée générale.

 

« Le gouvernement, en choisissant la ligne dure et en adoptant, avec l’appui de la CAQ, une loi qui brime des droits aussi fondamentaux que les libertés d’association, de manifestation et d’expression, a acculé le mouvement étudiant au pied du mur et mis en péril son droit à l’éducation. Bien sûr, nous respecterons la décision que les étudiantes et les étudiants prendront démocratiquement, car nous comprenons le dilemme auquel ils font face. Une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de leurs têtes et ils ont une décision difficile à prendre. Toutefois, peu importe l’issue de celle-ci, on ne doit pas conclure que la crise est réglée, loin de là », rappelle Wilfried Cordeau, candidat dans Fabre, de passage ce dimanche à la 15e Semaine des Artisans de Laval.

 

« Surtout, il ne faut pas lire dans le retour en classe de certains cégeps l’abandon par la population étudiante de la lutte contre la hausse des frais de scolarité. Au contraire, peu importe qu’ils soient gelés, augmentés ou indexés, les frais de scolarité concourent à écarter de l’accès aux études plusieurs étudiantes et étudiants talentueux et à alourdir leur endettement. En fin de compte, cela ne bénéficie ni aux personnes qui étudient, ni à leur famille et encore moins à la société, mais aux banques ! Ces frais sont une injustice inutile et contre-productive, qu’il faut carrément abolir », clame M. Cordeau.

 

« Cette élection est une excellente occasion de mettre de l’avant une solution durable et structurante pour l’ensemble de la société, telle que la gratuité d’accès aux études postsecondaires. C’est la seule sortie de crise viable, honorable et durable possible », conclut à ce sujet le candidat solidaire de Fabre.

 

Pleine gratuité pour les études postsecondaires

Dans son cadre budgétaire présenté le 10 août dernier, Québec solidaire prévoit que l’instauration de la pleine gratuité d’accès au réseau postsecondaire pour toutes et tous ne coûterait que 440 M$ par année, soit moins de 1% du budget du gouvernement du Québec. De plus, Québec solidaire propose une réforme du système d’aide financière aux études pour réduire considérablement l’endettement étudiant.

 

« Comment peut-on se permettre, au Québec, de fermer l’accès aux études alors qu’on manque depuis plusieurs années de médecins, d’infirmières, de personnel spécialisé et enseignant dans nos écoles, et même d’ingénieurs dans nos ministères ? N’y a-t-il pas là une contradiction ? Si on veut bâtir un Québec rassembleur, vivant et prospère, comme le réclament plusieurs politiciens durant cette campagne, il nous apparaît crucial de commencer par donner la chance à tous les talents de s’épanouir », explique Wilfried Cordeau, avant d’ajouter qu’au cours de sa vie active, chaque diplômé universitaire rapportera en moyenne de 5 à 7 fois l’investissement de l’État à travers ses impôts. « Disons que sa « juste part » sera largement faite ! En fin de compte, le système fiscal est le meilleur et le plus équitable mécanisme de financement des études postsecondaires qui soit. Et offrir la possibilité à toutes et à tous d’étudier gratuitement est l’un des meilleurs choix qu’on puisse faire comme société pour assurer l’épanouissement de notre culture, de notre santé, de protection de notre environnement, d’égalité et même de développement économique. Plusieurs pays d’Europe et d’Amérique centrale l’ont compris. Et c’est tout à fait à notre portée », estime M. Cordeau.

 

Abrogation de la loi 12 et amnistie générale

Québec solidaire a vivement dénoncé l’adoption, en juin dernier, du projet de loi 78, devenu la loi 12. Le parti réclame son abrogation immédiate ainsi qu’une amnistie générale de tous les groupes et individus arrêtés ou jugés en vertu de cette dernière.

 

« C’est une loi hautement antidémocratique dont l’objectif est de bâillonner non seulement les associations étudiantes, mais tous les groupes de la société civile! Or, ces organisations représentent légitimement les intérêts de citoyennes et de citoyens qui n’ont pas de voix autrement pour exprimer leurs besoins et leurs solutions aux problèmes qu’ils vivent. Toutes ces associations, qu’elles soient étudiantes, citoyennes, communautaires ou écologistes, alimentent et construisent notre vie sociale et démocratique au moins autant que le gouvernement. Elles ont pleinement le droit d’exister et de s’exprimer. Il faut les respecter, et non les marginaliser ou les démoniser comme l’ont fait le Parti libéral et la CAQ jusqu’ici. On ne peut tolérer une telle dérive dans notre démocratie, d’autant plus qu’elle brime des libertés fondamentales chèrement acquises », clame enfin Wilfried Cordeau.

 

C’est pourquoi, Québec solidaire propose également d’accorder plus de place aux citoyennes et citoyens, ainsi qu’aux organisations de la société civile dans les décisions qui les concernent directement, tant dans l’administration des services publics que dans les grandes orientations qui touchent la vie de leur collectivité.