Amir Khadir de passage à Lévis

Le projet Rabaska est un enjeu local très important à Lévis, mais Québec solidaire considère que c'est aussi une question de société. Est-ce le type de développement que l'on veut pour le Québec ? Amir Khadir de passage à Lévis pour venir appuyer les deux candidats de Lévis et Bellechasse, Valérie C.-Guilloteau et Colin Perreault a très clairement exprimé son opposition au projet et proposé une autre vision du développement.
Pour Québec solidaire, le projet Rabaska ne répond à aucun des trois axes du développement durable. D'abord, au point de vie environnemental, le projet Rabaska et les deux autres projets de port méthanier au Québec contribueront à une augmentation importante des émissions de gaz à effet de serre, ce qu'on ne peut plus se permettre dans la conjoncture actuel. Le gaz est un combustible fossile non-renouvelable et Québec solidaire considère que nous avons des sources disponibles d'énergie beaucoup plus propres: hydroélectricité, éolien, solaire, géothermique, etc. Sans oublier que le plus rentable est sans contredit la réduction de notre conssommation en énergie.
Puis, au point de vue de l'acceptabilité sociale, il ne faut pas oublier que Rabaska vient s'implanter en zone habitée à quelques mètres d'une municipalité qui s'est démocratiquement prononcée contre le projet par voie de référendum. De plus, l'importation du gaz perpétue un commerce où l'exploitation des ressources premières du tiers-monde et de la main d'oeuvre ne contribue pas à l'enrichissement réel des populations locales. En d'autres mots, ce commerce est tout sauf équitable.
Finalement, même au point de vue économique, Québec solidaire considère que le projet Rabaska ne sera pas rentable à long terme pour le Québec. Le secteur de l'énergie au Québec doit être géré par l'État afin d'avoir un contrôle démocratique et de bénéficier des redevances maximales. Pouvons-nous laisser aller une privatisation par la bande du secteur si stratégique qu'est l'énergie pour un pays ?
À Québec solidaire, nous voulons un autre développement. Dans Chaudière-Appalaches, cela pourrait se traduire ainsi:
le
développement de parcs éoliens, gérés par Éole-Québec, une société
publique qui sera au coeur du développement de cette industrie qu'il
développera en coresponsabilité avec les instances de démocratie
participative locales, régionales et autochtones qui seront
responsables de la mise en oeuvre des nouveaux projets, dans le respect
des résultats des consultations publiques, et pourront conserver une
part équitable des bénéfices issus de ceux-ci;
le développement du
transport en commun, afin d'arrimer plus facilement la combinaison de
l'utilisation de l'autobus, du traversier et du vélo sur les deux
rives. En ce qui concerne le transport de marchandises, nous proposons
d'encourager le retour du transport maritime ( cabotage ) afin de
diminuer le nombre de camions sur les routes et de favoriser le
Chantier de la Davie.
Le soutien et la valorisation de l'agriculture
biologique et du terroir, par le biais de crédits environnementaux
d'investissement, ainsi que la protection des terres agricoles,
particulièrement celles situées sur le site visé par la zone
industrialo-portuaire de Rabaska et des alentours.
Le soutien à
l'économie sociale en encourageant les investissement par exemples dans
de petites compagnies d'écotourisme et de valorisation du patrimoine
régional.

