[ARCHIVE MASKINONGÉ 2007] « Landry s’en prend aux formations marginales »
En réponse à M. Bernard Landry « ex-premier Ministre »
Article du mardi 03 avril 2007
« Landry s’en prend aux formations marginales » de M. Simon Boivin paru dans Le Soleil
Malgré tout le respect que je dois à cet individu, je le trouve méprisant et incapable d’accepter la défaite. Une fois de plus, il déresponsabilise son parti ainsi que lui-même en rejetant le blâme sur d’autres personnes, d’autres partis. Signe de faiblesse évidente.
Il est évident, M. Landry, lorsque vous avez décidé de quitter le Parti Québécois lors de votre vote de confiance avec plus de 70% d’appui que vous veniez de jeter les premiers jalons de votre défaite. Tout en signifiant que vous n’étiez et ne serez plus jamais l’homme de la situation. Simplement parce que votre jugement vous a fait défaut cette fois là.
Le plus grand problème des partis politiques qui se disent majeurs, réside dans leur incapacité à se renouveler et dans la complaisance de leur immobilisme idéologique. Signe de mépris démontré face à leurs membres, militants et sympathisants par le refus de les écouter et de s’adapter à la nouvelle réalité.
L’émergence de nouveaux partis répond, au même titre que le parti québécois a répondu lors de sa fondation, à un besoin des gens impliqués et de la population. C’est aussi simple que cela.
« Dans une analyse écrite sur les résultats des dernières élections, M. Landry revient sur les causes de la performance du Parti québécois. Sans le nommer directement, il déplore que Québec Solidaire (QS) ait attiré en son giron une certaine quantité d’indépendantistes. »
Je tiens à le remercier personnellement de reconnaître que notre Parti qu’est Québec Solidaire répond mieux aux besoins des membres du P.Q., militants et sympathisants que le Parti Québécois lui-même.
« Un tel contexte de mécontentement ne sert pas la cause de la souveraineté, croit-il, puisque l’électeur est alors plus « enragé par l’immédiat qu’engagé dans l’avenir ». Mario Dumont est parvenu à séduire bien des gens avec sa proposition « d’autonomie mal définie, mais qui ressemble à une option mitoyenne d’attente ».
Veuillez m’excuser M. Landry, ce que vous dites est faux. C’est démontrer du mépris face aux citoyens que de penser et encore plus d’écrire ça. Le citoyen a le droit à ses idées, à les défendre en s’impliquant mais avant tout en votant. Les Libéraux, à mon grand dam, ont été réélus mais heureusement minoritairement. Le PQ a été mis en punition et l’ADQ, a temporairement été récompensé par une population qui a décidé d’envoyer un message très clair. Les choses doivent changer. Rien de plus, rien de moins.
Maintenant, parlons des vraies affaires.
Québec Solidaire, un parti en pleine émergence, offre une alternative où le citoyen se sent impliqué, responsabilisé mais avant tout concerné par les 25 engagements sociaux- économiques et environnementaux.
Le programme présenté a reçu, à mon avis, l’écoute appropriée de la part de la population. Il est vrai que personnellement j’aurais préféré qu’il soit entendu par un plus grand nombre mais j’ai très bon espoir que d’ici la prochaine élection, il sera véritablement entendu par un plus large auditoire.
Il serait intéressant de noter que les médias, par pure intérêt, ont largement favorisé les partis Politique que sont le P.Q., l’ADQ et les LIB. Comment? Comparons les tribunes offertes. Débats télévisés où ils ont été les 3 seules partis invités au niveau du débat des chefs, dans les régions, même phénomène. Idem pour la radio. Prenons les grands médias écrit, même problématique. Je peux, à la lecture des articles des différents journalistes, vous dire sans me tromper, l’allégeance politique d’un quotidien ou d’un hebdomadaire et encore plus du journaliste en question.
Je suis sûrement naïf, mais j’ai toujours cru que nous étions dans une démocratie où les journalistes devaient rapporter les faits et non les formater pour répondre à leur idéologie.
Le citoyen à le droit, peu importe sont allégeance politique, de connaître toutes les options même le point de vu d’un indépendant. Sinon, vous orientez de façon subtile mais impardonnable les schèmes de pensée d’un individu. En limitant l’information dans son objectivité, en orientant celle-ci, vous privez le citoyen de sa liberté de choix.
Ce que nous, Québec Solidaire, défendons au plus au point.
C’est pour cela. M. Landry, que les « grands partis » ont reçu le message délivré lors du vote du 26 mars. Maintenant, commencez à réfléchir à sa signification.
J’invite d’ailleurs tous les citoyens à consulter notre programme, à réfléchir et à joindre nos rangs lorsque le choix sera évident.
Soyez lucides et solidaires de votre communauté, des générations à venir.
Mario Landry
Candidat Québec Solidaire aux élections du 26 mars 2007
Trois-Rivières comté de Maskinongé




