La campagne municipale est lancée!

Par le Comité sur les questions urbaines et municipales (CQUM)

 

Bien qu'elle ne commence officiellement que le 18 septembre, nous pouvons constater d'ores et déjà que la campagne municipale bat son plein dans les médias montréalais. Chaque jour apporte son lot de déclarations-choc, de revirements spectaculaires, de révélations de nouvelles enquêtes policières, de scandales réels ou appréhendés.

Certaines constatations s'imposent.

Le gratin politique québécois se lance à corps perdu dans cette bataille car les enjeux sont énormes. Non seulement politiques, car Montréal est le cœur du Québec, mais aussi économiques, car la métropole engrange d'énormes contrats et des intérêts économiques majeurs sont en jeu.

Les principaux protagonistes, Vison Montréal avec Louise Harel et Union Montréal avec le Maire Tremblay, sont en voie de constituer de larges regroupements dont les contours politiques sont flous et dont le seul dénominateur commun est la quête (ou le maintien) du pouvoir. En effet, que peut bien unir Gérald Tremblay, un libéral notoire, et  Diane Lemieux, une péquiste non moins notoire ? Ou bien Louise Harel, héroïne de la « gauche péquiste », et Benoit Labonté, un néolibéral branché sur les réseaux fédéralistes et à l'écoute des milieux d'affaires ?  Peut-on douter que leurs programmes politiques respectifs ne seront que des feuilles de vigne à mettre au rancart une fois la course finie?

Malgré quelques coups médiatiques, comme le ralliement du juge Gomery, les médias couvrent peu ou mal Projet Montréal. Pourtant, en coulisse, Louise Harel, s'acharne sur ce parti pour le déstabiliser de l'intérieur et le rayer de la carte. L'objectif de Madame Harel est de répéter le scénario des municipales de 2001 où Gérald Tremblay s'était constitué avec succès en fédérateur de l'opposition face à un Pierre Bourque diminué par les scandales. À la différence que cette fois-ci, c'est elle qui figurerait dans le rôle du « fédérateur » face à un maire sortant plombé par les scandales. Dans cette optique, un parti municipal progressiste capable de gagner quelques sièges sur le Plateau ou ailleurs, et qui de plus a l'outrecuidance de vouloir donner l'exemple en matière de financement  éthique des partis politiques, est un irritant à éliminer.

Pour la gauche montréalaise, cette élection municipale présente aussi un enjeu de taille. Celui qui consiste à bâtir une alternative sociale, enracinée dans les mouvements sociaux et organismes populaires, capable de contrecarrer les visions néolibérales et affairistes qui affligent la métropole. Comme l'a proposé le Comité sur les questions urbaines et municipales (CQUM) dans son texte présenté lors du comité de coordination de la région de Montréal le 2 juin dernier, cet objectif  « passe, certes, par l'appui aux luttes citoyennes et urbaines en général »  mais aussi  « par le biais de l'appui à la campagne du parti Projet Montréal, parti qui partage beaucoup de nos valeurs et au sein duquel militent plusieurs de nos membres.»

On peut consulter le programme de Projet Montréal à l'adresse suivante : http://www.projetmontreal.org/theme


Rappel des résolutions adoptées par le comité de coordination régional le 2 juin 2009 :

  • « Appuyer publiquement (via l'Association régionale de Montréal) les positions de Projet Montréal qui vont dans le sens de nos engagements : transport public, environnement, participation citoyenne, régulation de l'espace urbain, etc.) »

  • « Encourager les membres à participer aux campagnes des candidats-es de Projet Montréal qui sont proches de nos valeurs. »