Une participation enthousiaste au cercle citoyen de Crémazie
par André Frappier
« Tous et toutes s’entendent pour dire qu’il faut mettre l’accent sur les valeurs de justice et d’égalité que l’on veut et que la souveraineté est un moyen et non un objectif vide de contenu. C’est ce qui nous différencie fondamentalement du PQ, la justice sociale est intimement liée à la souveraineté. Plus encore, d’autres avancent que l’État au service du bien commun demandera une rupture avec le capitalisme qui ne pourra se réaliser à l’intérieur de l’État canadien.»
L’assemblée qui s’est déroulée le 22 avril dernier réunissait une vingtaine de personnes, pour la majorité provenant de la circonscription et dont plusieurs étaient de nouveaux visages. L’animatrice de la soirée, Colette Pineault, membre du comité de coordination, a expliqué la démarche de Québec Solidaire en vue du congrès de novembre. André Frappier a par la suite introduit le document qui servait de base à la discussion « Les enjeux du débat sur l’indépendance nationale et de la stratégie pour y parvenir » produit par la commission thématique Stratégie pour la souveraineté.
En fait cette présentation permettait de faire le lien dans un seul rapport politique avec les questions soulevées dans le document de participation en ce qui concerne la définition et la stratégie pour un Québec souverain.
À la question souveraineté ou indépendance certains ont argumenté en faveur de l’indépendance citoyenne et pour un projet porteur de mieux vivre plutôt que la souveraineté. Pour avoir son avenir en mains il faut un plan de nationalisation des industries, signaler notre rupture avec le système dominant en s’inspirant de la Bolivie par exemple. Il faut expliquer ce que signifie le droit à l’indépendance. Est-il possible de réaliser la justice sociale à l’intérieur du Canada ? Quelle est la différence entre la lutte pour l’indépendance du Québec et une possible indépendance de l’Alberta par exemple ? Ces questions ont amené à discuter du caractère spécifique de lutte pour la libération nationale du Québec et de son impact sur la lutte des progressistes au canada-anglais. Nous avons enchainé avec la question de nos rapports de réciprocité avec les autres nations et de l’importance des liens de solidarité avec les travailleurs et travailleuses du canada-anglais ainsi que la reconnaissance des droits ancestraux des autochtones.
Tous et toutes s’entendent pour dire qu’il faut mettre l’accent sur les valeurs de justice et d’égalité que l’on veut et que la souveraineté est un moyen et non un objectif vide de contenu. C’est ce qui nous différencie fondamentalement du PQ, la justice sociale est intimement liée à la souveraineté. Plus encore, d’autres avancent que l’État au service du bien commun demandera une rupture avec le capitalisme qui ne pourra se réaliser à l’intérieur de l’État canadien.
L’assemblée constituante pourra permettre d’élaborer une constitution pour déclarer l’indépendance mais entretemps il est important de lutter également pour la représentation proportionnelle. L’établissement d’un Québec souverain se fera dans la mobilisation populaire et sera l’aboutissement d’un combat pour la justice sociale. Elle se fera en conjonction avec les luttes des nations opprimées et de la lutte des travailleurs et travailleurs du monde pour une planète soucieuse de son avenir écologique, du partage de la richesse, de l’égalité et de l’équité.




