Enjeux oubliés?

En cette fin de campagne électorale, force est de reconnaître que bien peu d’enjeux grandioses furent abordés lors de ces dernières semaines. Les trois grands partis se sont-ils prononcés sur des projets de société, sur une façon de promouvoir le Québec et de lui rendre sa fierté?

Outre la caisse de dépôt et de placements, la crise financière et le développement économique, est-ce que des thèmes différents furent abordés?

Québec solidaire Nicolet-Yamaska expose donc ici deux enjeux dont peu de gens font mention. Si l’on veut que ces idées fassent du chemin, il sera nécessaire de les ramener dans les discussions publiques.

 

POUR une souveraineté populaire

On a peu entendu parler de souveraineté au cours de ces élections; toutefois, il s’agit d’un enjeu encore très important et dont nous devrons faire la promotion au sein de la société québécoise. Si nous désirons être reconnus comme peuple et avoir plein pouvoir sur nos instances démocratiques, nous devons effectivement nous consacrer à la réalisation de notre souveraineté, dès maintenant. Pour se faire, Québec solidaire entend;

 

  • Procéder à l’élection d’une assemblée constituante qui devra élaborer une constitution pour le Québec dans le plein respect de la souveraineté de son peuple
    • L’élection de cette assemblée se fera au suffrage universel;
    • L’assemblée constituante devra organiser un processus de démocratie participative pour consulter la population du Québec sur son avenir politique et constitutionnel de même que sur les valeurs et les institutions politiques qui y sont associées;
  • Faire la promotion de la souveraineté du Québec et viser à construire un soutien majoritaire à cette option;
  • Promouvoir le droit du Québec à la souveraineté sur la scène internationale.

 

POUR un mode de scrutin proportionnel mixte

Le système actuel favorise les grands partis; c’est comme si les votes des quelques 300 000 électeurs et électrices qui ont voté pour Québec solidaire et le Parti vert aux dernières élections, l’avaient fait sans qu’ils soient écoutés.

Effectivement, outre le 0,55$ que le parti récolte par année, grâce à chacun des votes, ils n’ont aucune façon d’être représenté (les petits partis) dans le système actuel, parce qu’il fonctionne de manière majoritaire et non de façon proportionnelle.

  • Adopter un mode de scrutin proportionnel mixte et compensatoire à l’échelle nationale;
  • Instaurer un scrutin qui se fera en deux votes : un premier pour élire 77 député-es représentant les circonscriptions et un deuxième vote pour élire 55 député-es de façon proportionnelle
  • Déterminer une date fixe pour toutes les élections