Marianne Mathis dévoile sa plate-forme électorale
Bécancour, le 20 novembre 2008
– C’est ce jeudi que Marianne Mathis, candidate de Québec Solidaire dans
Nicolet-Yamaska a dévoilé la plate-forme électorale de son parti dans le cadre
de la présente campagne électorale. Cette plate-forme est articulée autour de
trois grands axes que sont l’agriculture, le développement économique et
l’exode des jeunes.
Au chapitre de l’agriculture, Mme Mathis croit qu’il faut réduire la dépendance des agriculteurs face à la concurrence internationale en misant davantage sur une agriculture de proximité. « Dans le modèle actuel, soutient-elle, beaucoup d’agriculteurs doivent s’endetter de plus en plus alors que leurs revenus sont en baisse, ce qui rend la situation intenable ». Pour contrer ce phénomène, Mme Mathis croit qu’il faut diversifier les productions agricoles et soutenir davantage l’agriculture du terroir et biologique, des produits d’ailleurs pour lesquelles « la demande est en forte croissance ». Mme Mathis veut également travailler à la création d’appellations réservées, développer l’agrotourisme ainsi que l’agroforesterie, en innovant dans des cultures comme le houblon sauvage et l’argousier et dont la demande serait aussi en croissance. Enfin, si elle est élue, Marianne Mathis souhaite organiser un grand Forum régional d’orientation qui permettrait aux producteurs et productrices agricoles de Nicolet-Yamaska, ainsi qu’aux autres acteurs concernés (transformateurs, intervenants touristiques, etc.) de définir des orientations communes en matière de développement agricole et d’identifier des moyens concertés pour les actualiser.
En somme, croit Marianne Mathis, il n’est sans doute pas abusif de prétendre que « l’avenir de l’agriculture passe en partie par la diversification des activités agricoles, par le développement de produits santé et à valeur ajoutée, transformés et mis en marché localement, et pour lesquels la demande est d’ailleurs croissante ». Parce qu’elle ne requiert pas des investissements aussi importants que l’agriculture industrielle, cette agriculture du terroir constitue également une solution au problème de la relève agricole, soutient Mme Mathis. C’est donc dès maintenant, soutient-elle, qu’il faut « amorcer une transition vers un autre modèle de développement agricole », et elle compte bien s’y employer si elle est élue.
Au chapitre du développement économique, Marianne Mathis croit que, en 2008, on ne peut plus soutenir, comme on a l’habitude de le faire, un modèle de développement qui ne prend en compte que la dimension économique, et qu’il devient « impératif de lier désormais économie et environnement ». Ainsi, pour Mme Mathis, « tout projet de développement doit être examiné à la lumière de ses impacts environnementaux ». Si l’atteinte de cet objectif passe en partie par une agriculture « plus verte », l’enjeu environnemental interpelle également tous les autres secteurs industriels. À ce titre, Mme Mathis appuie les milieux écologistes qui demandent au premier ministre Jean Charest de renoncer à la réfection de Gentilly 2 et de procéder à son démantèlement. Elle émet également des réserves quant au projet de prolongement de l’autoroute 30 entre St-Grégoire et Nicolet et demande que celui-ci soit soumis « à un examen environnemental rigoureux ».
Enfin, Mme Mathis veut s’attaquer au problème d’exode des jeunes et propose, à ce titre, une série de mesures. Pour Mme Mathis, la création d’emplois spécialisés sur le territoire constitue sans doute l’avenue la plus prometteuse pour faire en sorte que les jeunes qui vont étudier à l’extérieur reviennent s’établir dans Nicolet-Yamaska. « Tous les emplois liés aux secteurs de l’avenir sont créés à Montréal », déplore-t-elle. « Comment voulez-vous que les jeunes reviennent ici s’il n’y a pas d’emplois à leur mesure ? » ajoute-t-elle. Pour contrer ce phénomène, Mme Mathis veutsoutenir la création d’un Centre de recherche en agronomie dans Nicolet-Yamaska. Ce centre de recherche pourrait notamment se spécialiser dans le développement de méthodes agro-environnementales et d’utilisation énergies vertes. Elle souhaite également appuyer le développement de la production d’énergies alternatives dans le Parc industriel de Bécancour, ainsi que la création d’une entreprise de compostage qui fournirait les agriculteurs en engrais. Mme Mathis voudrait également proposer des opportunités d’études sur le territoire qui donneraient le goût aux jeunes d’y revenir, par exemple en étudiant la biodiversité unique du Lac St-Pierre et du fleuve St-Laurent. Enfin, selon Marianne Mathis, une autre condition au maintien et au retour des jeunes dans Nicolet-Yamaska est de pouvoir assurer un milieu de vie attrayant pour les jeunes familles en maintenant et en développant des services de proximité tels que des services de garde, des services de santé et d’éducation adéquats, des équipements culturels, etc. Elle dit également qu’il faut inciter davantage les entreprises à mettre en place des mesures de conciliation travail/famille. « Contrairement à la génération précédente, dit-elle, pour les jeunes d’aujourd’hui, le travail n’est pas forcément le centre de leur vie. Les jeunes d’aujourd’hui veulent avoir des conditions de travail qui correspondent davantage à leurs aspirations », conclut-elle.
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Source :
Jean Proulx 819-293-5127
Marianne Mathis 418-922-6437


